Santé permanente #9 : La septième condition d’une santé permanente : régénérer !

05 Août Santé permanente #9 : La septième condition d’une santé permanente : régénérer !

Nous voici arrivés au terme de cette série au cours de laquelle je voulais vous partager ce qui me permet, depuis bientôt 28 ans, de maintenir ma santé en équilibre sans recourir à strictement aucun médicament, aucun remède naturel, aucun supplément alimentaire, aucune vitamine… Malgré une vie intense où mon rythme de travail a toujours oscillé entre 50 et 80 heures par semaine, malgré une période de près de 20 ans pendant laquelle je vivais à l’hôtel un jour sur deux, malgré de très nombreux repas pris dans des restaurants, malgré le fait que je ne pratique aucun sport de manière régulière, j’ai réussi à garder mon corps en équilibre pendant près de trois décennies sans aide extérieure !

Cela veut-il dire que je n’ai jamais été malade ? Non, bien sûr ! Mais même lorsque mon corps exprimait des symptômes morbides, j’ai mis en place les conditions pour qu’il puisse faire appel à SES propres forces d’autoguérison et SE guérir par lui-même ! Car tel était mon but en rédigeant cette série d’articles : vous démontrer que le corps a toutes les ressources en lui pour se guérir, à condition de réunir les conditions favorables pour qu’il y fasse appel, quelle que soit la gravité des maladies qui nous affligent. En m’auto-observant, j’ai pu identifier sept conditions complémentaires pour favoriser une santé permanente, sept conditions que j’ai résumées par sept verbes d’action : écouter les symptômes et les sensations – fluidifier les trois niveaux de notre réalité – s’effacer devant la sagesse du corps et de la vie – protéger l’intégrité de notre vie – nourrir notre corps, notre âme et notre esprit de manière appropriée – éliminer ce qui nous encombre sur les trois plans – et enfin régénérer, le thème que j’aimerais développer aujourd’hui…

DONNER AU CORPS LE REPOS QU’IL MÉRITE…

On ne peut pas comprendre la vie et la santé sans se rappeler que tout, dans l’Univers, doit être en équilibre dynamique. Chaque sommet appelle une vallée, chaque haut désire un bas, chaque plein nécessite un vide, chaque excès recherche un manque… Inversement, chaque vallée, chaque bas, chaque vide, chaque manque engendre irrésistiblement son sommet, son haut, son plein, son excès. Et c’est comme cela que le mouvement de la vie se maintient indéfiniment, dessinant à chaque instant des sinusoïdes invisibles dans notre existence.

De la même façon que les agriculteurs traditionnels pratiquent la mise en jachère de leur terre une année sur quatre, pour lui permettre de se régénérer, nous avons le devoir de mettre notre corps en jachère, chaque fois qu’il en a besoin. Car ce n’est pas l’excès de travail ou d’activité qui nous fait tomber gravement malade (j’en suis une preuve vivante), mais l’incapacité à nous arrêter à temps pour nous donner la chance de nous ressourcer. Concrètement, je n’ai aucune difficulté à imposer à mon corps des sessions de travail longues et intenses, sur des périodes s’étalant parfois sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Mais je veille, au cœur de ces périodes chargées, à créer les conditions d’un sommeil vraiment réparateur (c’est le cas de le dire). C’est ainsi que je me suis créé un petit rituel avant de me coucher, qui me permet de dormir sur mes deux oreilles, quelles que soient les circonstances : je mets par écrit, dans un petit carnet, les questions et les problèmes que j’aurai à régler le lendemain (ça me permet de décharger ma tête de tous mes soucis, avant de me coucher). Je prends aussi le temps de tirer les enseignements de ma journée, à travers une rapide évaluation des choses que j’ai vécues. Et je me crée une zone-tampon, en lisant quelques pages d’un livre qui n’a rien à voir avec mes sujets de prédilection professionnels.

Chaque fois qu’une période intense se termine, je m’offre quelques jours de vacances. Et, à chaque fois, je me souviens que le mot « vacances » vient du latin « vacare » qui veut dire « faire le vide, vider ». Ne comptez donc pas sur moi pour me voir visiter des monuments ou des musées pendant mes vacances. Ne comptez pas sur moi non plus pour faire du sport intensif ou de la gymnastique ! Pour moi, les vacances, c’est me coucher complètement nu à l’ombre d’un parasol, sur une plage ensoleillée, pendant toute la durée de mon séjour. Et paradoxalement, c’est pendant ces périodes de profond repos que me viennent mes intuitions les plus géniales de nouveaux projets professionnels à mettre en œuvre ! Comme quoi, le vide peut être très fécond dans un processus créatif…

PRENDRE RENDEZ-VOUS AVEC SOI-MÊME

Depuis longtemps, j’accorde beaucoup d’importance au fait de me régénérer sur le plan psychologique, émotionnel et relationnel. Pour ce faire, je me suis rendu compte qu’il était nécessaire que je m’extraie régulièrement de la vie sociale pour prendre ce que j’appelle des rendez-vous avec moi-même. Lors de ces rendez-vous intimes, mon objectif principal est de prendre de la distance et de la hauteur par rapport à tout ce que j’ai vécu dans les dernières heures, dans les derniers jours. Pour m’aider dans cette tâche, j’utilise différents carnets de notes comme autant de compagnons de réflexion. J’y note mes humeurs, j’y fais le bilan de mes projets, de mes actions, de mes comportements, j’y analyse mes réussites et mes échecs, j’y explore les résonances que certaines situations ont eues sur ma psyché.

Alors que lorsque je suis en relation avec autrui, j’ai tendance (comme tout le monde) à projeter mes côtés lumineux et conscients dans le monde, lorsque je me retrouve face à mes carnets d’écriture, je rencontre davantage mes ombres, mes manques, mes défauts, mes blessures, mes névroses. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, c’est extrêmement ressourçant et reposant d’équilibrer la lumière que nous voulons projeter dans le monde avec l’ombre que nous voudrions lui dissimuler. À nouveau, je retrouve dans ces exercices de prise de recul, cette nécessité, pour rester sain d’esprit, de cultiver la complémentarité des contraires.

Ce qui est également très régénérateur, c’est que ces rendez-vous avec moi-même me permettent de tirer une foule d’enseignements des expériences d’échecs que j’ai vécus au fil des jours qui ont précédé. Un peu à la manière dont les alchimistes transmutaient le plomb en or, je veille à examiner consciencieusement chaque situation où je n’ai pas atteint mon objectif, chaque expérience frustrante ou confrontante, pour la transmuter en une source de croissance et d’enrichissement personnel. Mais pour réussir un tel processus, il est nécessaire de suspendre toute action et de prendre du temps pour se remémorer les expériences, pour les analyser et pour en tirer les leçons utiles pour l’avenir. Si on a le courage d’y consacrer le temps nécessaire, la récompense est presque immédiate : non seulement, nous retrouvons un nouvel équilibre psychique, mais nous ressortons plus riche, plus conscient, régénéré psychiquement, émotionnellement, intellectuellement, spirituellement…

S’OFFRIR DES PÉRIODES DE SOLITUDE

De par ma profession, je suis en relation avec des dizaines de milliers de personnes chaque année. Et je gère des relations avec des dizaines de collaborateurs, qu’ils soient salariés ou sous-traitants. Plus je rencontre de personnes, plus je ressens ce besoin de cultiver la solitude. Comme le soulignait très justement Friedrich Nietzsche, dans son livre Aurore : « Le défaut le plus répandu de notre type de formation et d’éducation, c’est que personne n’apprend, personne n’aspire, personne n’enseigne… à supporter la solitude. »

En écho à cette pensée du philosophe allemand, plus j’avance en âge, plus je considère la solitude comme une nécessité absolue de ma santé physique, psychique et spirituelle. Concrètement, j’ai choisi de faire une retraite chaque année pendant la période du solstice d’hiver (autour du 21 décembre), période où la longueur des nuits m’invite à entrer en moi-même et à faire le bilan de toute l’année écoulée. Pendant minimum une semaine, depuis vingt-cinq ans, j’évalue systématiquement toutes les dimensions de ma vie, en commençant par les plus denses. Comment ai-je évolué sur le plan matériel et financier, comment ma vie sexuelle a-t-elle progressé, comment ai-je pris soin de mes relations, qu’en est-il de ma capacité d’aimer mes proches et ceux qui me sont chers, qu’ai-je créé ces douze derniers mois, comment ai-je nourri ma vie intérieure, quelle différence ai-je faite dans ce monde, cette dernière année ? Telles sont les questions que je me pose et auxquelles je réponds dans un carnet spécialement dédié à cette retraite… Une fois cette rétrospective effectuée, je me fixe des nouveaux objectifs pour chaque dimension de mon existence, objectifs dont j’évaluerai l’atteinte un an plus tard.

Je peux affirmer aujourd’hui, après toutes ces années d’expérience de retraite, que ces moments de solitude et de silence volontaires constituent ma plus grande source de régénération et d’équilibre. Sans ces moments, je n’aurais jamais pu offrir au monde autant de créations originales qui ont aidé des centaines de milliers de personnes à cheminer dans leur existence. Je n’en tire aucun orgueil, mais une immense satisfaction d’avoir pu donner du sens à mon incarnation sur cette planète !

À VOUS DE RÉGÉNÉRER À PRÉSENT…

Pour la dernière fois, je vous invite à vous inspirer de cet article pour explorer comment vous pourriez régénérer votre corps, votre âme et votre esprit de manière régulière. Le but étant de créer, vous aussi, les conditions favorables à une santé et un équilibre permanents. Bien sûr, je suis bien conscient que ça demande au départ des efforts importants pour opérer ces changements dans votre vie… Mais croyez-moi : le jeu en vaut vraiment la chandelle ! Je vous souhaite vraiment, du fond du cœur, de vivre pleinement l’existence à laquelle vous aspirez !

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1Commentaire
  • Ioana
    Publié le 23:30h, 07 janvier Répondre

    Bonjour, j’ai commencé depuis peu d’écouter vos conférences. Au départ timidement, puis avec beaucoup d’intérêt et de la joie de retrouver des réponses à mes questions. Je suis médecin, je traite mes malades selon la médecine traditionnelle, mais chaque fois je parle de la dimension psychologique de la maladie. Vos conférences m’aident beaucoup.
    Si je vous écris c’est parce que moi même, je suis atteinte d’une maladie chronique considéré comme incurable. Moi j’ai la conviction que je peux guérir, comment c’est une autre histoire.
    Mon rêve c’est de guérir cette maladie, très répandue d’ailleurs pour pouvoir aider les autres dans cet processus de guérison.

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