Un autre regard #5 : À la recherche de l’alimentation idéale

01 Jan Un autre regard #5 : À la recherche de l’alimentation idéale

Dans le deuxième article de cette série, je vous partageais le cadeau qu’André, mon homéopathe, me fit en me disant : « Si vous ne changez rien à vos habitudes de vie sur le plan alimentaire, sur le plan émotionnel, sur le plan relationnel, si vous ne travaillez pas à vous assouplir physiquement et mentalement, vous retomberez malade. Je vous ai aidé. À vous de prendre le relais, à présent, pour garder cet équilibre retrouvé… »

C’était en octobre 1984. J’avais 23 ans. Et pour la première fois de ma vie, je prenais conscience que je pouvais jouer un rôle central dans le maintien de mon équilibre et de ma santé. Jusqu’alors, j’avais hérité de la croyance bien ancrée à cette époque que la maladie était une fatalité et la santé une question de chance. D’ailleurs, au premier jour de l’an, n’est-ce pas ce qu’on se souhaite le plus souvent : « Bonne année et surtout, une bonne santé ! » ? Comme si l’état de santé de notre organisme était aussi imprévisible et incontrôlable que ne le serait la météo des douze mois à venir…

Étant donné les années de souffrance que j’avais endurées à cause de ma sinusite chronique, j’étais déterminé à changer des choses dans ma vie. Mais par où commencer ? J’avais l’impression d’être devant un chantier énorme, sans planification ni mode d’emploi. Je choisis donc de commencer par explorer l’impact qu’un changement d’alimentation pourrait avoir sur ma santé.

LES QUERELLES DE CHAPELLES ALIMENTAIRES

En bon universitaire que je suis, mon premier réflexe est d’entrer dans une librairie pour aller chercher le savoir et la connaissance qui me font défaut. Sur les conseils de ma libraire, j’achète une petite dizaine de livres consacrés à l’alimentation saine. On y parle d’alimentation vivante, végétarienne, végétalienne, lacto-ovo-végétalienne, de méthode Kousmine, d’alimentation sans céréales, avec céréales, sans produit laitier, avec produit laitier, de jeûne, de cure de raisins, de cure de jus de légumes, d’urinothérapie, et j’en passe… Certains auteurs recommandent de manger de la viande tandis que d’autres la bannissent… Idem pour les céréales dont certains prétendent qu’elles sont toxiques pour le système nerveux alors que d’autres en font la base de leur régime… Plus j’avance dans mes lectures, plus je me sens perdu et désorienté. En effet, à en croire chaque auteur, son approche et sa conception en matière d’alimentation est non seulement vraie, mais en plus la seule à détenir la clé de la santé parfaite.

Plutôt que de me perdre dans ce qui m’apparaît de plus en plus comme des guerres de religion, je décide d’expérimenter sur moi différentes approches pendant une durée suffisamment longue pour pouvoir en tirer des enseignements. En commençant mon expérience, je n’ai aucun a priori. J’adopte l’attitude que tous les scientifiques devraient avoir : celle du doute systématique. Il ne s’agit pas pour moi d’entrer dans une nouvelle religion ou dans une nouvelle croyance. Il s’agit simplement de changer une habitude alimentaire, d’observer sans jugement l’impact de ce changement, d’essayer de comprendre mes observations, d’en tirer des enseignements et de choisir d’adopter ou non ce nouveau mode alimentaire…

L’INSTINCTOTHÉRAPIE : UNE EXPÉRIENCE RICHE EN ENSEIGNEMENTS

Ma première expérience se tourne vers une approche que je trouve séduisante : l’instinctothérapie. Mise au point par un physicien suisse, Guy-Claude Burger, ce mode d’alimentation part d’une observation simple et d’une hypothèse logique

L’observation : lorsqu’un animal est malade, il ira chercher dans la nature les herbes et les plantes dont il a besoin pour se guérir. Nul besoin d’herboriste pour ce faire. C’est son instinct qui le guidera vers le remède approprié.

L’hypothèse : étant donné que la génétique a besoin de millions d’années pour évoluer et s’adapter, l’instinct ne peut fonctionner qu’avec des aliments qu’on retrouve tels quels dans la nature depuis très longtemps. D’après Burger, impossible donc que notre instinct nous guide vers une mousse au chocolat ou des croissants au beurre ! En instinctothérapie, on mange tous les aliments crus, non coupés, non broyés, non mélangés, non assaisonnés, qu’il s’agisse de noix, de fruits et de légumes, ou de viandes et de poissons…

Dès le deuxième jour de mon expérience, des diarrhées abondantes se déclenchent et vont se poursuivre pendant vingt jours ! Le vingt-et-unième jour, sans avoir changé quoi que ce soit à mon mode alimentaire, mes intestins se calment et ne se manifesteront plus jamais de la sorte par la suite. Ma balance, par contre, indique une perte de poids de onze kilos en trois semaines. Pendant les cinq mois d’expérience qui suivront, mon poids se stabilise et les changements majeurs que j’éprouve sont plutôt d’ordre psychique et énergétique : dès le réveil, je jouis d’une clarté et d’une limpidité d’esprit jamais connues auparavant (ni par la suite d’ailleurs). C’est à partir de cette époque que différentes facultés dites paranormales se déploient en moi : intuition, prémonition, télépathie deviennent désormais mon état normal. Je n’expérimente aucune baisse énergétique tout au long de mes longues journées. Et, à ma grande surprise, ma sexualité se débarrasse de tous son cortège de phantasmes parasites pour devenir simple, naturelle et épanouissante.

Malgré tout cela, je décide de mettre fin à l’expérience, six mois après l’avoir commencée. Car au fil des mois, je me suis attiré les foudres et les critiques d’un nombre croissant d’amis et de connaissances. Moi qui voulais éviter cela, je me retrouvais à l’origine d’une nouvelle guerre de religion… Par ailleurs, au fil des mois, des obsessions alimentaires sont devenues de plus en plus présentes, rendant l’expérience émotionnellement très éprouvante…

LES LEÇONS QUE J’EN AI TIRÉES

Première leçon : une expérience extrémiste en matière d’alimentation crée toujours des déséquilibres qui finiront par détruire les bénéfices initiaux recherchés et obtenus. Je l’ai expérimenté pour tous les régimes que j’ai testés : dès que je recherche la perfection, je crée des tensions à l’intérieur et à l’extérieur de moi qui dégradent ma qualité de vie plutôt que de l’améliorer. J’ai observé cela également chez ces personnes atteintes de maladies qui cherchent tellement à accomplir parfaitement les recommandations de leurs thérapeutes qu’elles finissent par en mourir… Ne dit-on pas que le mieux est l’ennemi du bien ?

Deuxième leçon : il est important de comprendre les symptômes plutôt que de les juger négativement. Lorsque mes diarrhées se sont déclenchées, j’aurais pu conclure (comme beaucoup de personnes le font) : « manger des crudités, c’est mauvais pour la santé, puisque ça déclenche des problèmes intestinaux ». Par chance, j’avais déjà compris à l’époque que chaque fois que le corps sort ses poubelles (même si ce n’est pas agréable), il met en place un processus où il retrouve son équilibre… En réalité, pour moi, manger tout cru et à l’instinct a donné à mon corps l’opportunité d’enfin se débarrasser des toxines accumulées au fil des ans. Dès que ce processus s’est terminé, manger cru n’a plus jamais (pendant cette période) provoqué les mêmes symptômes… D’où l’importance de toujours chercher à comprendre !

Troisième leçon : le système digestif et le système nerveux sont beaucoup plus intimement reliés qu’on ne le pense habituellement et qu’on ne l’enseigne aux médecins. C’est comme si l’alimentation avait le pouvoir de parasiter jusqu’au fonctionnement même de notre cerveau et de notre système nerveux. Autrement dit, plus nous ingérons — via notre alimentation — des toxines, des additifs, des colorants, des pesticides, des hormones, des nitrates, des métaux lourds, plus les facultés naturelles de notre cerveau et de notre système nerveux en sont affectées.

Rendez-vous le mois prochain pour d’autres expériences sur ces sentiers de santé qui nous réservent tant de surprises !

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17 Commentaires
  • klou
    Publié le 03:29h, 12 avril Répondre

    bonjour,
    merci pour votre vision des choses. avec vos articles, que je dévore, je me régale … et c est peut être là le meilleur régime…

    je continue ma lecture
    klou

  • Malouise
    Publié le 17:33h, 04 mars Répondre

    Bonjour, je vis depuis plus de 15 ans avec mon chien qui est pourtant un chien de ville , mais en effet il m’a donné plusieurs fois de sacrès leçons alimentaires , d’abord quand il est malade , il se met à la diète , ce que nous ne faisons pas toujours , évidemment lui reste dans son panier et c’est moins un problème que si l’on doit affronter le travail en général , puis même en ville il va chercher l’herbe qui lui convient , selon les périodes il mange de la pomme ou de la banane même le kiwi , je lui donne une cuiller d’huile d’olives par jour pour son transit et c’est moi qui prépare sa gamelle avec du riz , des légumes et poisson ou viande blanche ( c’est quand même un carnivore) le vétérinaire préfèrait les croquettes mais moi je trouve que ça pue , ainsi il est en pleine forme … Moi pendant des années j’ai mangé des yaourts allégés , des produits light immondent sous toutes leurs formes et plus je faisais de régimes avec ou sans médecin plus quand j’arrêtais je reprenais du poids , en fait ce qui n’allait pas c’était dans ma tête je compensais mes manques par la nourriture , je suis devenue obèse mais je ne m’en rendais même pas compte pour moi j’étais toujours la même sauf que quand je me voyais en photo j’avais honte … un jour j’ai inversé la vapeur , j’ai tout lâché ce qui me faisait mal et qui pourtant constituait ma vie : le travail , mon conjoint etc.. et les miens aussi m’ont lâchée , je suis descendue très bas mais je n’avais plus besoin de faire de régime et je perdais du poids , je fonctionnais à l’instinctothérapie ( sans le savoir) j’ai arrêté de prendre des dizaines de médicaments qui empoisoinnaient ma vie et mon foie et j’ai remplacé par les plantes peu à peu je remonte de mon puits obscur et profond , je mange aussi de moins en moins de viande presque plus sauf quand je suis invitée pour faire plaisir aux autres mais non seulement les arnaques alimentaires m’ont dégoutée mais en plus pour nourrir tous ces animaux que l’on mange il leur faut une quantité phénoméale de nourritures ( céréales et autres) avec quoi on pourrait nourrir lla terre entière . C’est une aberration non? Un jour en centre ville d’où j’habite j’ai vu un monsieur qui ramassait dans un plastique les restes de repas d’un restaurant avec des sauces de toutes les couleurs , il allait manger ce qui m’aurait fait vomir ! la terre est saturée d’insecticides , pesticides etc..que faire pour la préserver , au niveau de chacun au niveau de notre influence sur les politiques , sur monsanto et le reste ce que l’on ne connait pas vraiment … personnellement quand je trouve une pile usagée par terre je la ramasse pour la mettre au container ..; c’est peu me direz vous , mais je fais de mon mieux …merci pour le partage de vos expériences très instructives .

  • Marie
    Publié le 16:54h, 11 novembre Répondre

    Bonsoir Jean-Jacques,
    C’est avec plaisir que je lis cet article sur l’alimentation… J’ai bien ri aussi, çà fait du bien de voir que l’alimentation pèse d’un poids très lourd sur nos vies sociales.
    J’ai vécu le regard désapprobateur des proches (et des moins proches!!), et j’ai fini par devenir une « opportuniste alimentaire »: végétarienne avec les végétariens, crudivores avec les crudivores, carnivores avec les carnivores et omnivore avec la plupart de mes amis!! Et chez moi, je fais comme je le sens… c’est en effet plus confortable, et au final plus productif puisque j’y ai gagné des relations plus souples avec tout le monde.
    Par contre, il y a quelque chose que je ne comprends pas: La plupart des végétariens se cachent derrière la vie que l’on ôte à l’animal pour expliquer leur choix alimentaire, or pour moi, le l’animal comme le végétal sont des êtres vivants, et ce n’est pas parceque je n’entends pas le cri du potiron ou de la salade qu’il ou elle ne donne pas sa vie pour nous… Et la culture industrielle, souvent hors sol, est probablement aussi éprouvante pour l’archétype du fruit ou le légume que la vie de l’animal élevé en batterie…
    Je continue mon chemin dans ce dédale des écoles, restant à l’écoute de mes ressentis et de mes besoins. Merci de nous partager tes expériences!
    Marie.

  • christiane
    Publié le 14:37h, 09 août Répondre

    Bonsoir,
    De mon côté, je m’accepte avec le surplus de poids certains mois de l’année, c’est ainsi. J’ai remarqué que lorsque j’ai envie de chocolat, je craque mais modérément, le plaisir est le même!Pour le moment mon corps ne me réclame plus de chocolat et rien en particulier. J’essaie de trouver le point de sasiété et de dissocier lég+viande ou féculent+lég et cela marche pour moi. Je stabilise mon poids. J’adore la marche et le vélo. Ecouter son corps c’est très bien mais il ne faut pas supprimer le plaisir de manger calmement et sans se presser tout ce que l’on aime mais avec modération toujours. Avant je mangeais trop vide et dans l’énervement, j’en ai pris conscience et je me sens bcq mieux. Je mange quand j’ai faim mais je sais à présent dominer mon estomac. J’espère que mes petits trucs pourront aider d’autres personnes. Bon courage à tous.

  • Sabine
    Publié le 03:09h, 07 août Répondre

    Bonjour cher Jean Jacques,
    je suis toujours vos publications , j’ai lu tous vos ouvrages et j’ai eu le plaisir de voir votre radieux visage (et oui….c’est l’effet que ça m’a fait ! ) lors d’une conférence que vous avez donnée près de chez moi. Tout ce que vous donnez est une aide très précieuse pour la guérison de beaucoup de gens (tant émotionnelle que physique , meme si l’on sait que les 2 sont liés !! ) . Donc avant tout , je voulais vous remercier pour vos précieux échanges et vous dire à quel point je vous estime . Voici mon interrogation: depuis mon « éveil spirituel » et mon éveil à la vie tout court , je suis végétarienne car  » ingérer une vie » ne me semble tout simplement plus possible – de plus j’aurais l’impression d’etre complice du système d’exploitation des animaux .. ceux ci étant tués en masse pour le profit de l’humain sans scrupules , après avoir été élevés et abbattus dans des conditions attroces et bien sur mal nourrit (anti bio hormones OGM etc…). Evidement, nous sommes 3% de végétariens en France (parait il…. je ne sais plus ou j’ai lu ça) et je reçois de nombreuses critiques, surtout « oh lala tu vas manquer de protéines et etre malade ». Je pense que c’est juste une croyance populaire , comme tant d’autres , puisque j’ai mes protéines dans le toffu, soja, et autres aliments d’origines végétales. J’aimerais beaucoup savoir -si vous désirez vous prononcez bien entendu- quel est votre avis sur la question du végétarisme. Bien à vous,
    Sabine R.

  • Sylvie
    Publié le 13:23h, 09 juin Répondre

    Bonjour,
    Moi aussi après un cancer j’ai essayé de nouvelles avenues. L’alimentation saine et vivante pas à 100% mais en l’intégrant au fil des mois. Aujourd’hui après 7 ans. J’ai gardé les jus verts presqu’à tous les jours (comme déjeuner), beaucoup de fruits et légumes crus. 10% de viande, occasionnellement produits laitiers et gluten. En semaine la routine se fait bien mais le week-end je poursuis une vie sociale ‘normale’ mais sans excès. Je me sens bien ainsi car je me suis sentie trop coupable de ‘ne pas être capable’ de tenir ce régime santé à 100%. Je suis toujours en chemin donc je sais que la nourriture nourrie aussi beaucoup mon corps émotionnel et j’accepte ce côté de moi qui est aussi en cheminement.

  • Seferica
    Publié le 12:31h, 30 mai Répondre

    « Que la nourriture soit ton premier médicament » …
    depuis bien longtemps j’ai exploré différentes voies …chacun doit trouver ce qu’il lui convient sans être extrémiste ( la voie du milieu ! ) là aussi on est tous différents…la nourriture n’a pas la même place chez les individus…manger fait partie de la vie , c’est la Vie…sinon on meurt ! , et doit rester un plaisir sans être une obsession …mais on doit rester attentif à ce qui entre en nous ( qualité, quantité, composition des aliments , toxicité etc, etc…) gardons un semblant de bon sens et notre vie en sera meilleure…

  • Serge Capelle
    Publié le 19:59h, 06 mai Répondre

    Probablement connaissez vous les écrits de Jean-Marc Dupuis et ceux du Dr Hertoghe, Belge comme vous. Je suis abonné et reçois régulièrement des informations qui m’aident à prendre ma santé en main et à comprendre comment cela fonctionne sans avoir préalablement de grandes connaissances médicales. J’ai découvert récemment vos articles et ils semblent rejoindre ceux des auteurs cités plus haut.

    http://www.santenatureinnovation.com/inscription-sur-nl-gratuite/?utm_source=Newsletter-gratuite&utm_medium=emailing&utm_campaign=201304A-Epice-Anticancer

  • france de Rimouski
    Publié le 19:47h, 01 mars Répondre

    Bonsoir Jean-Jacques,

    J’aime beaucoup faire la lecture de tes passages de vie. Merci !
    En septembre 2009, je suis tombée en pleine face dans les crudités, germinations et alimentation vivante. Ça été, au début, d’une facilité et d’une simplicité puisque les sensations puissantes, tant physique, mental qu’émotionnel (et même le ressenti), que je recevaient me comblaient d’une sérénité… Et oui, par la suite, ça pas été facile à Noël, dans la famille, les amis et tous ceux qui veulent savoir « pourquoi tu manges rien que ça ? » Pour ensuite passer par le chemin des obsessions alimentaires: parfois je pleurais ma merveilleuse toast au beurre de peanut. Pour ensuite m’exiler pour un travail et manger ce qu’il y avait à leur table avec un plaisir (caché) parfois presque démentiel. J’ai finalement pris du poids comme ça m’était jamais arrivé dans ma vie. Bon, c’est pas le poids qui me dérange mais plutôt cette nouvelle relation que j’ai avec la nourriture qui me pèse parfois. Auparavant, je ne me disais jamais « Non, c’est trop france » ou bien « ça, c’est pas bon pour toi » ou encore « t’es pas raisonnable ! » , je mangeais quand j’avais faim peu importe l’heure ou ce que j’avais envie de manger. Par ailleurs, je mangeais toujours mon dessert avant le repas juste au cas ou je n’aurais plus de place, au grand désespoir de bien des gens. Aujourd’hui, je vis dans un corps qui a de la difficulté à me supporter (dans les deux sens !). On peut le comprendre, hahaha ! :o). Je suis, en ce moment, sur le chemin d’une bonne relation avec moi-même et ce qui m’entoure, je crois l’histoire d’une vie. Et quand j’en saurai trop, comme dans un film de gangster… on m’éliminera. Hihihi ! Au plaisir xoxox

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 11:26h, 04 mars Répondre

      C’est moi aussi le plus gros obstacle que j’ai rencontré lorsque je faisais mes explorations alimentaires : le regard et le rejet de l’entourage, les critiques et les conversations sans fin pour devoir justifier mes positions. Jusqu’à ce que je prenne comme position de manger ce qu’on m’offrait quand j’étais chez les gens, et de suivre ma propre alimentation quand j’étais chez moi. Beaucoup moins de stress et plus aucune culpabilité ni obsession alimentaire ! Essayez. Vous verrez…

      • Corinne
        Publié le 15:02h, 28 décembre Répondre

        Effectivement, c’est la solution la plus sage. Mais je n’ai pas envie. Donc les relations avec mon entourage (famille, amis) se sont compliquées. Je suis végétarienne depuis maintenant presque 2 ans et envisage une alimentation crudivore. Je fais l’effort de préparer des la viande ou du poisson lorsque des personnes viennent chez moi partager un repas et je note que personne n’en fait à mon égard lorsque je suis chez eux. C’est injuste. Je n’ai pas encore trouvé de solution. Je n’ai pas envie de manger du roti de boeuf ni aucune autre viande, c’est devenu insupportable pour moi. Du dégoût. Ne peut-ton pas avoir un tant soit peu de respect pour moi, comme j’en ai pour ceux qui continuent à être carnivores ?

    • Françoise
      Publié le 02:25h, 06 mai Répondre

      J’adore ce que tu écris et la manière dont tu le fais. J’ai bien rigolé : je me retrouve dans tes excès .. et dans ton optimisme.
      Une belle journée à toi France (depuis la France) Il me serait agréable de faire ta connaissance.
      Framboise

  • DE LA TOUCHE
    Publié le 06:58h, 01 mars Répondre

    Bonjour Jean-Jacques Crèvecœur,

    Je suis votre parcours et prends connaissance de votre article, mais en recherchant un peu des infos sur Monsieur BURGER, je tombe en première page sur ceci : Article.
    Avez-vous des infos sur M. BURGER et cet événement ? Et le sérieux de Monsieur Burger. Merci !
    Cordialement

    Aurélien

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 11:23h, 04 mars Répondre

      Bonjour Aurélien,
      Je suis très au courant des problèmes que Guy-Claude Burger a eu avec la justice. Et pour avoir reçu les confidences d’un des membres de sa « communauté », je confirme que c’est un lieu qui explorait, en plus de la nourriture instinctive, la sexualité instinctive. Et ce sont ces expériences qui lui ont été reprochées, à mon avis, à juste titre. Car des mineurs étaient impliqués dans ces explorations…
      Ceci dit, le propos de mon article n’était pas d’attirer l’attention sur ce Monsieur. Simplement, j’ai l’habitude de citer mes sources et de rendre à César ce qui appartient à César. Le propos de mon article, c’était de partager mes expériences en matière d’alimentation… Et faire réfléchir à certaines croyances que l’on a à propos des symptômes qui apparaissent lorsqu’on change d’alimentation.

  • christophe
    Publié le 18:51h, 05 février Répondre

    Bonjour, je réagis car bien des points sont proches de mon parcours, et une vérité convergente se dessine. Tout d’abord 2 livres que je recommande parmi ceux de ma bibliothèque et qui sont évocateur pour moi par rapport à cet article : « le livre de la macrobiotique de Michio KUSHI » et « l’aliment le plus complet de la planète » Anne-Marie PIETRI. Mais il y a également celui sur le Jeûne d’Alain SAURY.
    http://www.coachandcorps.com

    L’INSTINCTOTHÉRAPIE est également en résonance avec mes expériences et ma découverte du monde quantique. Utilisateur d’un complément alimentaire je ressentais comme bon pour moi, j’ai lors d’une consultation en Morathérapie porté ce complément alimentaire pour qu’il soit mesuré par rapport à mon état énergétique, et en effet l’appareil a donné des résultats en parfaite cohérence, si bien que la naturopathe l’a intégré dans l’ordonnance qu’elle m’a prescrit.

    Lorsque l’on est nettoyé des habitudes, des peurs et du conditionnement qui gravitent autour du fait de devoir manger, de la peur de manquer, de la gourmandise excentrique, de l’incohérence nutritionnelle du fait d’émotions, alors manger ne prend plus une très grande place dans son quotidien. Plus nous sommes émotionnellement calme, et apaisé, avec une conscience de notre relation à l’alimentation, moins nous ressentons de le besoin d’avaler des aliments, et plus nous prenons conscience que d’autres éléments peuvent nous remplir, nous nourrir.

    Coeurdialement

  • LA FEE BLEUE
    Publié le 05:23h, 04 février Répondre

    D’ABORD BONJOUR,
    Désolée mais l’ordi a bogué…Voici donc mon petit message….Merci de partager tes expériences…qui sont très intéressantes, malheureusement, s’il y a quelque chose que j’ai appris, c’est bien qu’on ne peut convaincre ou aider seulement ceux qui ont laissé une porte ouverte dans leur esprit, actuellement les gens se renferment sur eux même et cela participe à un mal être général… Du coup le corps se venge et l’esprit suit… C’est flagrant chez les 30 40 ans… Je partage le plus possible tes infos, mais peu de retour de commentaires bref, ce qui est le plus triste pas de réaction… Mais soyons optimistes et continue à partager tout cela… Bien amicalement… Souhaitant te voir à E…..??????

  • Cécile
    Publié le 16:31h, 04 janvier Répondre

    Bonjour Jean-Jacques,

    On se rend compte en lisant des témoignages comme le vôtre que nous ne sommes pas seuls à vivre des expériences douloureuses mais en même temps nécessaire pour notre évolution… moi-même atteinte d’une tumeur au cerveau… je me suis retrouvée face à une décision sans appel… vivre ou mourir… et pour le premier choix prendre ma responsabilité dans ma guérison…
    Aussi je me suis tournée également vers les bouquins en faisant des résumés puis des résumés de résumés pour finalement obtenir avec l’aide de mon naturopathe un régime assez strict, plus de sucre, plus de gras, plus de laitage, plus de viande, plus de café… que du pain au petit-déjeuner accompagné de céréales et d’infusions suivi pour le déjeuner d’un plat de protéine végétal, légumes et féculent complet, le soir légume vert avec une protéine végétal… ceci pendant presque 2 ans… aujourd’hui, ma santé s’est amélioré mais comme vous dîtes je sens que trop de restrictions vont finir par me tuer aussi j’aimerai élargir un peu ma gamme de nourriture sans partir dans l’excès… car j’ai quand même un peu de poids à perdre…

    Par ailleurs, j’essaie d’avoir une vie saine en évacuant régulièrement tout stress dont je pourrais être victime, par le sport, la méditation, la lecture, les ballades et pour finir vivre avec les autres… Je n’ai rien inventé mais je reste vigilante pour garder un équilibre intérieur propre à moi et en accord avec moi-même..
    Bref ce n’est pas la dolce vita mais ça y ressemble…

    Au plaisir de vous relire
    Cécile

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