Un autre regard #2 : La maladie n’est plus ce qu’elle était

01 Oct Un autre regard #2 : La maladie n’est plus ce qu’elle était

Depuis près de trente ans, j’ai fait de mon corps et de ma vie un laboratoire expérimental autofinancé et multidisciplinaire. L’objectif des expériences que j’y mène ? Avoir la meilleure santé possible  ! Et quand je parle de santé, je ne parle pas uniquement de la sphère physique. Je parle aussi de la dimension émotionnelle, relationnelle, sexuelle et spirituelle. Car l’être humain ne peut être découpé en rondelles ou cloisonné en compartiments étanches.
 
Ma quête, depuis le début des années 1980, a toujours été globale. Et l’expérience m’a confirmé que l’être humain est un être unique, unifié, global qui se manifeste à travers différentes facettes. Mais chaque facette reflète un même état d’équilibre ou de déséquilibre. Comment concevoir par exemple que l’on puisse avoir une sexualité épanouie si notre corps souffre de blocages physiques, si nous sommes coupés de nos émotions ou si nous sommes enfermés dans des tabous religieux, culturels ou familiaux ? C’est impossible  ! Je m’attacherai donc à vous faire réfléchir de la manière la plus globale possible, afin que cette rubrique élargisse la vision que vous avez de vous-même et vous aide à gérer votre capital-santé de manière autonome et responsable  !

Alors, en guise de première étape, commençons par le commencement et posons-nous LA question fondamentale : « la santé, la maladie, c’est quoi ? » Moi qui avais été malade sans arrêt depuis l’âge de trois ans jusqu’à l’âge de vingt-trois ans, je savais que j’étais malade lorsque j’avais de la fièvre, lorsque j’avais mal quelque part, lorsque mon corps exprimait quelque chose de désagréable, comme des boutons, des éruptions, des écoulements, des vomissements, des diarrhées, des abcès… Et je croyais être en bonne santé lorsque mon corps n’exprimait rien de tout cela. En fait, ma vision était très similaire à celle de la médecine d’école et je ne l’avais jamais remise en question. Jusqu’à ce que je compare mon corps à une maison que j’occuperais. L’idée initiale m’était venue de cette phrase de Platon qui disait : « le corps est la demeure de l’âme ». Explorons cette métaphore…

Si j’occupe une maison, je vais y générer de manière continue des détritus, des déchets, des saletés. Je risque aussi, de temps en temps, de casser des objets, de briser une ampoule, de mouiller un plancher ou un mur. Imaginons que je ne prenne jamais la peine de sortir mes poubelles. Imaginons que je garde tout à l’intérieur. Et que je ne répare aucun des dégâts occasionnés. Au fil des jours et des semaines, la dégradation de mon logement ira en empirant  ! Pourtant, du point de vue de mes voisins qui observent ma maison de l’extérieur, j’apparaîtrai comme quelqu’un de très propre. Pour eux, ma maison respirerait la santé  !

Cette situation insalubre peut durer des semaines, des mois, des années. Jusqu’à ce que la situation devienne intolérable, insupportable, nauséabonde et même dangereuse. À ce moment, je ne pourrai plus faire autrement que de sortir mes poubelles, d’évacuer mes gravats, par toutes les ouvertures de la demeure : portes, fenêtres, soupiraux, cheminées. En faisant cela, j’assainirai ma situation intérieure, je retournerai vers l’équilibre. Mais du point de vue de mes voisins affolés, c’est alors que j’apparaîtrai comme quelqu’un de sale et de malpropre. Selon eux, ma maison serait tombée malade  !

EN PRATIQUE, QU’EST-CE QUE ÇA A CHANGÉ POUR MOI ?

Cette métaphore du corps maison a changé énormément de choses dans la gestion de ma santé et de mon équilibre. Je dirais même que cette vision a profondément influencé toutes les démarches, toutes les expériences que j’ai faites à partir de là. D’où mon choix d’inaugurer cette rubrique avec ce sujet.

Tout d’abord, mes conceptions de la santé et de la maladie ont été inversées. Depuis ma découverte, chaque fois que mon corps manifestait des symptômes, je ne l’ai plus considéré comme malade, mais comme évacuant ce qui l’empoisonnait et l’intoxiquait. Même si ces passages sont souvent difficiles et douloureux, je savais que je tendais à nouveau vers l’équilibre et je m’en réjouissais. C’est ainsi que j’ai pu comprendre cette célèbre phrase du psychanalyste Carl Gustav Jung qui disait : « La maladie, c’est l’effort que fait le corps pour retrouver son équilibre ». Lorsque mes filles étaient petites, il leur arrivait de vomir ou d’avoir la diarrhée de temps en temps. J’ai toujours veillé à les féliciter chaleureusement pour cela, les invitant à remercier leur corps d’avoir pris la bonne décision en éliminant ce qui aurait pu être toxique pour lui. Ainsi, mes filles ont grandi avec la conviction que sortir ses poubelles, pour un corps, est une preuve de sa réactivité et de sa capacité à se maintenir en équilibre. Pas un signe de dysfonctionnement.

La deuxième chose que cette métaphore a changé, c’est mon attitude face à ce qu’on appelle « la maladie ». Au lieu de chercher à tout prix à supprimer mes symptômes le plus vite possible, j’ai appris à les accueillir, à les comprendre et à les voir comme les indicateurs d’un processus de rééquilibrage. C’est à partir de là que j’ai entrepris, patiemment, de me mettre à l’écoute de mon corps.

Ce qui a engendré le troisième changement : apprendre à me poser les bonnes questions pour comprendre mes maladies. Pour ce faire, souvenons-nous que les poubelles ne peuvent sortir que si, dans un premier temps, je les ai accumulées. Autrement dit, ce qu’on appelle la maladie symptomatique est toujours le second temps d’un processus binaire. Première phase : la perte ou l’éloignement de l’équilibre, celle où j’accumule les toxines, les émotions bloquées, le stress… Deuxième phase : le retour vers l’équilibre, celle où je libère, où j’évacue ce qui était emmagasiné. Prenons un exemple concret. Si j’attrape la grippe, il ne sert à rien d’incriminer les virus que ma cousine Francine m’aurait transmis. Il s’agit plutôt de se demander : « Comment me suis-je déséquilibré jusqu’il y a peu ? Qu’ai-je vécu comme stress physique ou émotionnel qui vient de se relâcher enfin ? »

Comme le disait Antoine Béchamp, le grand adversaire des théories de Louis Pasteur : « on tombe malade parce que notre terrain s’est déséquilibré. Pas parce qu’un virus nous a agressé ! » À l’époque où je travaillais comme un forcené, je tombais malade systématiquement aux alentours du 21 décembre et du 14  juillet. Ces dates correspondaient aux deux périodes où je m’arrêtais de travailler pour prendre des vacances. Autrement dit, c’est parce que je prenais des vacances que mon corps pouvait enfin libérer le stress accumulé et sortir ses poubelles pour retrouver un équilibre dont je m’étais dangereusement éloigné ! Je n’étais pas malade. Je vivais un grand nettoyage rééquilibrant !

À VOUS DE JOUER, À PRÉSENT !

Souvenez-vous de trois épisodes de maladies où vous avez sorti vos poubelles. Recherchez en quoi vous vous étiez éloigné de l’équilibre dans les semaines, les mois qui précédaient. Viviez-vous un stress physique que vous ne pouviez éliminer ? Viviez-vous un conflit où vous n’aviez pas la possibilité de « vider votre sac » ? Aviez-vous une alimentation déséquilibrée depuis un bout de temps ? Une fois que vous aurez trouvé, identifiez ce qui s’est amélioré après cela. Car c’est cette amélioration qui aura probablement donné à votre corps le signal et l’autorisation d’ouvrir ses portes et de vider ses poubelles. Vous verrez : vos maladies ne vous apparaîtront plus du tout de la même manière ! Bonne réflexion et rendez-vous dans un mois.

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6 Commentaires
  • klou
    Publié le 02:56h, 12 avril Répondre

    bonjour,
    je cherche depuis longtemps les significations à tous mes « bobos » (souvent, d’ailleurs, pas pris au sérieux par la médecine traditionnelle).
    j’aime votre approche ; ça me parle beaucoup… mais est-il obligatoire d’attendre d’avoir accumulé tant de déchets pour sortir les poubelles ? pourquoi ne pas apprendre a évacuer au fur et a mesure histoire de garder l équilibre ?
    je continue la découverte de votre site….

  • Régine
    Publié le 15:52h, 22 mars Répondre

    Bonjour,

    C’est pour moi une évidence quand je jette un coup d’œil en arrière que chaque maladie a été précédé d’un problème. Le plus gros à la suite d’un divorce avec de gros problèmes : dépression puis leucémie. (tout c’est bien terminé)
    Dernièrement encore, emploi CDD très stressant pendant 5 semaines ; CDD fini, 2 jours plus tard = grippe.

    Mon meilleur remède pour tenir le coup dans les creux de vague, c’est les partages à travers les lectures de livres, d’articles papier ou internet et les sites comme celui-ci où des personnes au grand cœur donne en partage leur retour d’expériences.
    Merci à tous,
    Régine

  • christiane
    Publié le 10:19h, 09 août Répondre

    Bonjour, J’ai suivi une de vos conférences, je me sens en adéquation avec votre approche du corps/esprit. Je suis atteinte d’une maladie orpheline qui selon moi s’est déclenchée suite à un grand choc émotionnel, depuis je cumule des difficultés de santé, grippe de plus d’un mois et demi, chute presque totale des cheveux,à la suite d’un psoriasis non décelé par le dermatologue dans un premier temps. Je me sens comme sur un fil en équilibre tombé ou ne pas tombé. J’ai acquis une grande volonté, je ne m’avoue pas vaincue si facilement. Je m’informe énormément, j’ai suivi une analyse jungienne 18 mois sans de réel résultat, selon mon thérapeute il faut plus de 20 ans! c’est beaucoup trop pour moi. Je me suis aussi soignée par acupuncture et surtout je suis à l’écoute de mon corps que j’ai appris à mieux le respecter. Je n’ai pas de solution toute faite, je pense que chaque personne doit trouver ce qui lui convient le mieux. Ma force je l’a puise dans la méditation que je pratique régulièrement sans rien attendre mais avec le temps, je m’aperçois que mes forces reviennent et cela me rassure. Une question à propos de l’âme, j’ai rêvé un jour que je cherchais à retrouver le chemin de mon âme, est-ce à dire tout simplement le retour à l’équilibre? Merci de votre réponse et grand merci pour vos articles passionnants.

  • caroline
    Publié le 03:49h, 10 juin Répondre

    bonjour, j’ai lu votre livre ou vous parlez de la maison . depuis un moment j’ai intégré cela. je me dis : ok ma maison sort ses poubelles , j’ai trouvé que je voulais vivre ma sexualité (première réponse ou fibromone, je pense que c’est cela ), qiue je voulais vivre dans mon corps sans le poids (deuxième réponse, pour des boules un peu partout sur mon corps sein bras cuisses abdomen, dans le dos (haut et bas )), que je voulais être moi parler et dire ce que j’ai à dire (pour la thyroide la médecine me l’a enlevé complétement). meme en me disant cela le fibrome semble là ;les boules aussi alors quelle est la question que j’ai omis de me poser ou bien je me suis trompé dans les réponses ?

  • Karine
    Publié le 16:34h, 11 mars Répondre

    J’ai beaucoup aimé la métaphore « le corps est la demeure de l’âme » et votre comparaison avec mon corps et ma maison. Je pense aussi que les maladies sont des manifestations d’un déséquilibre, je ne serais pas au point de me réjouir d’être malade même si je pense que c’est l’ultime façon qu’a le corps d’exprimer le fait que quelque chose ne va pas dans notre vie.
    Mes lectures et conférences préférées à ce sujet sont Michel Odoul « Dis moi où tu as mal je te dirai pourquoi » et le travail de Jean-Philippe Brébion sur le sens des maladies et des événements et des conférences.

  • docmilo5@yahoo.fr
    Publié le 14:34h, 28 décembre Répondre

    Monsieur Crèvecœur, je suis très peiné de votre décision et de cette trahison, car pour moi vos conseils d’après le transurfing et la physique quantique sont très précieux pour ma part dans la santé. Il y a beaucoup de choses que nous ne connaissons pas. L’être humain est une globalité, il y a en résumé un cerveau siège de l’intellectuel, de l’émotionnel. La pensée est créatrice soit dans le négatif ou le positif. Parfois il faut savoir changer le programme et il y a l’intestin siège de beaucoup de déséquilibres dus au stress, à la pollution alimentaire et autre, ce qui entraîne un déséquilibre de la flore intestinale et une hyperperméabilité intestinale et ses conséquences entre autres inflammation chronique du foie et de tout l’organisme avec une perturbation du système immunitaire prolifération d’une candidose chronique. Tout cela est à la base de beaucoup de maladies comme le cancer et les maladies autoimmunes. Par ailleurs il y a aussi l’importance de l’équilibre acidobasique, etc.

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