Un autre regard #10 : Les deux phases de la maladie

08 Jan Un autre regard #10 : Les deux phases de la maladie

Qu’est-ce que la maladie ? Question simple. Trop simple, peut-être, parce que peu de personnes songent à se la poser… Pas même les médecins ou les scientifiques, censés nous guérir, ni même les patients qui, somme toute, sont les premiers concernés.

Il est des évidences dont il faut parfois se méfier… L’une d’entre elles concerne la maladie qui, pour beaucoup, est synonyme de quelque chose de mauvais à combattre… Pourtant, les choses ne sont si simples qu’elles n’en ont l’air…

Prenez le mot « maladie » et prononcez-le. Comme moi, je suppose que vous entendez « mal ». Et il est vrai que si l’on se réfère à son expérience, quand on est malade, on souffre. Notre première réaction lorsqu’on a mal est de faire cesser la douleur le plus rapidement possible. La mission du thérapeute est donc de faire recouvrer à son patient un état de bien-être, de non souffrance. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire, me direz-vous. Tout le monde est d’accord sur ce point. Là où les avis commencent à diverger, c’est au moment d’arrêter son choix sur la démarche à suivre pour revenir à un état de bien-être… Et, personnellement, je les classe en deux grandes catégories : d’une part, la conception symptomatique et, d’autre part, la conception dynamique. Je m’explique…

DEUX CONCEPTIONS DE LA MALADIE

La conception symptomatique (c’est-à-dire celle de la médecine classique) voit la maladie comme un mal et une accumulation de symptômes (je vomis, j’ai de la fièvre, j’ai des boutons, etc.). Pour elle, la maladie, c’est le symptôme. Pour supprimer la maladie, il faut donc logiquement supprimer le symptôme. S’il n’y a plus de symptôme, il n’y a plus de maladie et le patient est par conséquent guéri.

La conception dynamique (celle des médecines globales comme l’homéopathie, l’acupuncture, la médecine chinoise, l’ostéopathie, mais aussi celle de la médecine nouvelle du Docteur Hamer), quant à elle, est certainement moins immédiate au niveau de notre expérience. Elle conçoit la maladie comme un déséquilibre interne et le symptôme comme la manifestation extérieure et visible consécutive au déséquilibre qui s’est installé. Et, en effet, quel malade a déjà pris conscience de l’apparition d’une tumeur cancéreuse au moment précis où elle commençait à se développer ? Personne — et c’est bien dommage —, sinon, il y a belle lurette que plus personne ne mourrait du cancer. Quand la maladie s’installe, habituellement, on ne s’en rend pas compte. C’est absolument imperceptible. Ce n’est que plus tard, lorsque le symptôme apparaît, qu’on s’aperçoit que quelque chose s’est passé.

C’est cette dernière conception que je présenterai ici, celle qui voit la maladie, non pas comme un ensemble de symptômes qui font souffrir, mais comme un déséquilibre. Et pour vous l’expliquer, je voudrais prendre 2 images toutes simples : celle de l’équilibre à vélo et celle du corps vu comme une maison.

SANTÉ ET ÉQUILIBRE DYNAMIQUE

Comment comprendre le fait que nous « tombions » malades, au vu de ce qui a été dit ci-dessus ? J’aurai recours à une expérience que pratiquement tout le monde a déjà vécue : celle de rouler à vélo. Mon professeur de physique m’a expliqué en son temps quelque chose qui m’a fait beaucoup réfléchir. Il disait que l’équilibre dynamique était à l’image d’une bicyclette. Un vélo n’est en équilibre que parce que vous le mettez en mouvement et que vous entretenez ce mouvement. Si vous cessez de pédaler ou si vous ne pédalez plus suffisamment vite, c’est inévitable : vous tombez ! Pour moi, la santé, c’est la même chose : il est nécessaire de pédaler en permanence. Dès que vous vous arrêtez de pédaler ou que vous ralentissez le mouvement vers l’avant, vous avez plus de chance de « tomber » malade, puisque vous compromettez votre équilibre.

Pour moi, dire « je suis guéri » ou « je suis malade » n’a pas beaucoup de sens, car il s’agit là d’une conception statique. Je considère plutôt que je suis dans un processus. Si les forces qui m’entraînent dans un mouvement sont plus grandes, je suis dans un processus de guérison ou de non-maladie. Si les forces qui m’entraînent dans un mouvement sont très petites, je suis dans un processus de maladie.

Donc, pour moi, la maladie ou la guérison ne sont pas des états qu’on atteint une fois pour toutes, mais des processus que l’on traverse en permanence au cours d’une vie.

LE « GRAND NETTOYAGE »

Je voudrais maintenant examiner avec vous la seconde image.

Pour ce faire, nous allons imaginer que notre corps est une maison. Dans la symbolique des rêves, souvent, la maison représente le corps du rêveur. Si la maison est délabrée, le message envoyé pourrait être le suivant : « Prends soin de ton corps, parce qu’il est en train de se délabrer. » Il faut voir quelle partie est en train de se délabrer… Je ne rentre pas dans les détails, mais imaginez que votre corps est une maison.

Quand vous étiez petit, vous avez reçu votre « maison » à votre naissance. On vous a appris que ce n’était pas bien de sortir ses poubelles sur le trottoir dès qu’elles étaient remplies, qu’il valait mieux les garder à l’intérieur. Vous comprenez tout de suite que les poubelles, ce sont les symptômes.
Quand on vit dans une maison, il y a nécessairement une production de déchets. Ces déchets sont enfermés dans des poubelles que l’on sort une ou deux fois par semaine sur le trottoir pour qu’elles soient ramassées par des spécialistes (les éboueurs). Elles seront retraitées dans le meilleur des cas, brûlées dans le pire des cas.

Il en va de même pour la maladie. C’est vrai que, pour les voisins, faire une éruption cutanée, avoir de la fièvre, vomir, ce n’est pas très convenable, ce n’est pas très propre ; il vaudrait mieux garder tout cela pour soi.

Au début, vous êtes nouveau locataire, nouveau propriétaire. Après un certain temps, vous pensez à sortir vos poubelles. Cela commence à sentir mauvais à l’intérieur, donc, vous les sortez sur le trottoir.

Les voisins (vos parents), horrifiés, appellent tout de suite la police (le médecin) qui va vous dresser un procès-verbal (un diagnostic) en disant : “ Reprenez vos poubelles chez vous. Nous avons reçu une plainte de votre voisinage, vous empestez tout le monde. Ou vous rentrez vos poubelles, ou vous serez condamné pour dépôt clandestin. ”  Pour être sûr que vous n’allez pas recommencer, on cloue quelques planches devant votre porte d’entrée.

Vous condamnez alors une pièce de votre maison et y accumulez vos poubelles. À un moment donné, il y aura tellement de poubelles que la fenêtre va craquer et on assistera à un déversement de poubelles beaucoup plus important que la première fois, car les fenêtres se sont effondrées. De nouveau, vos voisins vont téléphoner à la police en disant : “ Venez, mais employez les grands moyens, car il a recommencé ! ”  Au lieu d’avoir une éruption cutanée, ce sera une pneumonie, un ulcère à l’estomac ou de l’asthme… Ce n’est pas très bien. La police vient et, “ pour votre bien ”, ramène toutes les poubelles à l’intérieur de votre maison et cloue des planches aux portes et aux fenêtres afin de s’assurer que, cette fois, plus rien ne déborde. Tôt ou tard, vous devez condamner le rez-de-chaussée et êtes obligé de vivre à l’étage… Jusqu’au moment où vous accumulerez des poubelles au premier et où, une fois encore, les fenêtres éclatent, les poubelles débordent, les voisins rappellent la police… Vous êtes empêché de vivre au premier et devez vous réfugier au grenier.

À force de condamner pièce par pièce, il n’y aura plus de place du tout pour vivre, dans votre maison. Votre corps sera complètement intoxiqué, il sera rempli de toxines et ce sera la maladie majeure, la maladie grave, soit une maladie cardio-vasculaire, soit une maladie dégénérative comme la sclérose en plaques, le cancer, le SIDA ou autre. On en arrive à un stade de saturation qui fait que ce sont les murs de la maison qui s’écroulent. Or, vous pouvez mourir lors de l’effondrement de votre maison.

Je suis en train de vous donner une image. Mais elle me semble relativement proche du processus de maladie et du processus de guérison, si l’on regarde les choses avec un œil nouveau par rapport aux croyances que nous avons reçues.

CHANGER NOTRE VISION

Si nous avons la croyance que le fait d’être malade (de sortir ses poubelles pour reprendre l’image de la maison) est une mauvaise chose, nous gardons en nous toute une série de causes de déséquilibre, et par conséquent, de maladies à l’état latent. Le déséquilibre intérieur reste invisible, jusqu’au moment où les choses commencent à déborder à l’extérieur sous forme de symptômes.
C’est donc le plus souvent au moment où il faudrait se réjouir que l’on s’inquiète et que l’on appelle le médecin. En effet, lorsque les symptômes de maladie deviennent visibles, c’est le moment où vous commencez à sortir vos poubelles, le moment où, enfin, quelque chose se débloque et où vous reprenez les pédales, où vous réamorcez les forces de mouvement en vous, où vous rentrez dans un processus de rééquilibrage, comme je l’expliquais plus haut avec l’image du vélo.

Attention ! Ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser faire la nature ! Cela reviendrait à adopter une position extrémiste. C’est suite à de telles prises de position que certaines personnes développent de graves complications, voire même meurent. Il faut savoir demander de l’aide à l’extérieur afin de recevoir l’énergie nécessaire pour éjecter toutes ses poubelles par-dessus bord. Surtout si l’on est déjà au premier étage et que les fenêtres sont barricadées jusqu’à mi-hauteur.

Dans des thérapies comme l’homéopathie ou l’acupuncture, par exemple, le rôle du thérapeute est d’aider le corps à effectuer son nettoyage plus en profondeur et plus rapidement. C’est la raison pour laquelle, dans un premier temps, vous vivez ce qu’on appelle un processus d’aggravation symptomatique, c’est-à-dire un état qui vous donne l’impression d’aller plus mal alors qu’en réalité, vous êtes en train de vous rééquilibrer… C’est souvent pour cette raison que la moitié des personnes qui consultent un homéopathe, et ne connaissent pas le principe de la guérison en homéopathie, abandonnent leur traitement et retournent en courant vers leur médecin traitant en disant : « Cela va encore plus mal. Je crois que l’homéopathe s’est trompé. J’avais 38 de température, maintenant j’ai 40. Vite, donnez-moi quelque chose pour faire tomber la fièvre ! » À ce moment-là, il y a, en fait, incompréhension du processus. Le patient contrecarre l’effort d’une approche plus globale et plus systémique.

Mais les patients ne sont pas les seuls à présenter ce genre de comportement. Nombre de thérapeutes ignorent eux-mêmes les étapes par lesquelles passe le processus de guérison. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais expérimenté les processus qu’ils proposent à leurs semblables. Certains mêmes ne se posent même plus la question de savoir ce qu’est un être humain en bonne santé…

Dans la société hyperactive qui est la nôtre à l’aube du troisième millénaire, s’il est de mauvais ton de montrer que l’on est en mauvaise santé, l’industrie pharmaceutique n’a jamais été aussi florissante. Paradoxe ? Ironie du sort ?Évolution dégressive ? Non. Je ne pense pas. Pour moi, tout processus de guérison ou d’évolution passe par une nécessaire étape de confrontation à nos propres ombres. Ce n’est qu’en reconnaissant, en acceptant et en menant cette phase de nettoyage à son terme que nous pourrons réussir le passage vers le changement et l’équilibre.

CONCLUSION

Au terme de cet article, je tiens à tirer rapidement quelques conclusions. Tout d’abord, mon objectif n’a pas été de vous convaincre que vos croyances étaient erronées à propos de la santé et de la maladie. Je ne sais que trop bien qu’il faudrait bien plus pour vous faire changer. Mon objectif était de vous proposer une vision de ce que sera probablement demain, la compréhension de la maladie et de la guérison. Si l’une ou l’autre idée a fait résonance en vous, je vous invite à approfondir votre recherche, à vous informer, à lire les livres qui commencent à sortir sur le sujet… Et surtout, à expérimenter par vous-même et sur vous-même, comme je le fais depuis 1984.

Ensuite, cette vision de la maladie est porteuse d’une immense bonne nouvelle : la maladie n’est pas une fatalité, elle n’arrive jamais par hasard. Ce qui veut dire qu’en changeant nos habitudes comportementales, nos schémas de pensée, notre vie émotionnelle, nous pouvons éliminer définitivement l’emprise des maladies sur nous. De plus, même si nous tombons encore malades de temps en temps, nous ne serons plus dépendants des thérapeutes qui se placent dans une position de pouvoir par rapport à nous. Nous retrouvons, enfin, notre autonomie, notre liberté, notre souveraineté.

Enfin, en tant que patients et en tant que citoyens, nous avons tous un devoir d’informer notre entourage, le plus largement possible, sur ces nouvelles recherches, pour que la folie qui s’est emparée du pouvoir médical, politique et économique à l’égard de tout ce qui est alternatif soit discréditée, rendue non pertinente, obsolète. Quand je vois les persécutions dont font l’objet de nombreux thérapeutes qui ont choisi de se mettre réellement au service de la santé et du malade (et donc de ne plus servir les intérêts des grands groupes pharmaceutiques), je sais que cette nouvelle forme d’inquisition ne cessera que lorsque nous serons assez nombreux pour dire en face, à nos médecins traditionnels, ce qui nous a vraiment guéris. Sinon, la maladie restera encore pour longtemps aux mains de ceux qui ont pris le pouvoir sur notre vie et sur notre corps. Nous avons le Monde que nous méritons. Aurons-nous le Monde auquel nous avons légitimement droit ? Cela ne dépendra que de nous.

Note : cet article est paru dans Infor-Vie Saine en février 2001

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12 Commentaires
  • Maryvonne SYLVESTRE
    Publié le 17:42h, 12 juillet Répondre

    la maladie n’est pas une fatalité, elle n’arrive jamais par hasard,; Est- ce aussi le cas pour les maladies génétiques rares :On voit maintenant les avancées de l’épigénétique :Si le choix de l’incarnation d’une âme était de vivre une maladie génétique rare , peut elle à force de souffrance ,vouloir et surtout pouvoir changer ce choix ? Vouloir guérir !
    Est-ce une croyance fondée que ce choix de l »âme de souffrir autant ?
    Merci pour vos réponses

  • rose
    Publié le 08:38h, 04 mai Répondre

    Excellent article, malheureusement cela est très difficile de le faire comprendre aux gens qui ont été éduqué en occident.

  • Marta
    Publié le 05:41h, 22 décembre Répondre

    L’être humain est fait pour vivre en parfaite santé et dans le bien-être, en harmonie avec son environnement et en complicité avec toutes les espèces animales et végétales qui l’entourent. Notre santé nous appartient et il tient à chacun de nous de faire les choix utiles pour rester en forme.
    Il est désormais nécessaire de prendre en considération un certain nombre de changements, afin de ne pas mettre en danger sa propre santé ainsi que l’environnement qui nous permet de trouver des réponses saines et adéquates à nos besoins. Il est temps de mettre en place les solutions qui permettront à l’organisme de se guérir rapidement, tout comme de trouver un style de vie qui préserve la santé.
    Nous sommes les vrais responsables de notre santé, n’abandonnons pas cette responsabilité aux autres.

    Et pour conclure:
    « La vie c’est comme une bicyclette,
    il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ».

    Albert Einstein

    A bientôt,

    Marta Irico
    Expert en santé holistique et compréhension des maladies de dégénérescence

  • Veronique
    Publié le 21:25h, 06 mai Répondre

    La maladie? L’equilibre? Et vous appelez ça comment une cellule embryonnaire qui ne s’est pas developpe jusqu’a maintenant et qui se developpe maintenant? Resultat obligee de me faire operer et je vais y perdre un ovaire. Cela aurait pu etre ma soeur jumelle ou siamoise.Cela fait 60ans que je suis double sans que je le sache moi-meme ni que personne ne le decouvre. Il est vrai que je ne me suis jamais sentie seule. mais voila je suis en bonne sante et il faut que je me fasse enlever un ovaire parce que ma soeur grossit elle a des cheveux une dent…Je vais etre malade mais si je reste comme cela je risque d’en mourir. Alors? Quant au chirurgien j’ai travaille en salle d’op et je l’ai vu essayer de sauver la trompe d’une dame qui faisait une grossesse extra-uterine.Ce n’etait pas de la chirurgie mais de l’art.Donc je suis rassuree pour le geste chirurgical. Par contre question ethique zero. Il etait pret a m’enlever les deux ovaires car a mon age ça ne sert plus a rien. Je lui ai repondu qu’on pourrait lui enlever les testicules quand il ne pourra plus avoir d’enfants. Pour les medicaments l’anesthesiste m’a prevenu que ce serait de l’allopathie et le chirurgien a sourit quand je lui ai parle de mon traitement homeopathique. Si il savait que j’ai meme ce qu’il faut pour juste apres l’operation! Les anti-inflammatoires me font vomir et je prefere l’arnica a la morfine.Donc voila comment faire autrement? Je suis partante pour garder mes deux ovaires si vous avez une autre solution…

  • Marco
    Publié le 20:16h, 11 décembre Répondre

    Sujet délicat s’il en est au vu des combats d’officines des lobbies pharmaceutiques.
    Et de mon vécu par le fait.
    Mais si cela ne l’était pas, à quoi servirait-il de témoigner ?

    Suis d’accord, la « maladie » se manifeste toujours avant que l’on puisse s’en apercevoir. Questions de minutes, d’heures, de jour, de mois, dépend du pb.
    L’apparent n’est que symptomatique.
    Ce que je sais, c’est que notre système corporel, notre microcosme biologique fait tout ce qu’il doit et peut faire pour rester en équilibre, en homéostasie, là où il est, quoiqu’il fasse c’est à dire : quelle que soit son occupation majeure du moment, quelles que soient les ressources dont il dispose (oxygène, protéines, sucres, etc. …) et ce, de manière permanente. Et pour ce faire, il utilise toujours le plus court chemin (d’un neurone à l’autre par exemple, quel que soit l’endroit où celui-ci se trouve.) La nature ne s’embarrasse pas de complexités, elles nous les laisse.

    Nous le savons, soigner le symptôme est plus bénéfique au système social de santé (même si en déficit -cqfd -) et surtout à ceux qui en vivent. Bien évidemment je n’évoque ici que du « général, du commun ou du déjà traité. » Les cas rarissimes sont à considérer avec d’autres valeurs et d’autres approches, ce qui ne me fait pas écrire qu’elles soient nécessairement allopathiques. Et même souvent loin de là.

    Je ne sais pas comment j’ai été conscient de cela très tôt dans ma vie, alors que je n’ai reçu aucune éducation particulière en ce sens, peut-être parce que j’avais déjà, comme jeune adolescent une haute idée de mon intégrité physique comme propriété une, inviolable et indivisible et que quiconque ne pouvait soit y toucher sans ma permission ou me donner des médications sans que j’en comprenne et en accepte l’usage. Je pense que je véhiculais en moi une mémoire ancestrale d’origine vaguement paysanne ou campagnarde et pourtant …

    Bien évidemment, je ne parle pas de mes premières années de vie où comme beaucoup j’ai été l’un des nombreux cobayes du moment pour tous les petits bobos de la prime enfance et même plus (je suis un « miraculé » à quelques heures près), et ce grâce aux réflexes d’un jeune allopathe disponible alors, remplaçant de remplaçant. Comme quoi !Il a fallu que je le « rencontre » celui-là et à 1 an ½ c’était pas gagné.
    Il m’a été vraisemblablement transmis une vraie énergie de vie. Bref.

    Il m’est toujours apparu comme presque normal que ce soit moi qui décide quand, comment et pourquoi guérir. Comme il m’est tout aussi apparu normal de décider quand, comment et pourquoi je devais « tomber malade » pour servir je sais trop quelle envie de rester au chaud au fond de mon lit très régulièrement les lundi matins ou comme il m’est arrivé de me bloquer la jambe gauche devenue si raide, que ma grand mère consente enfin à s’occuper de moi toute une journée.

    Pourquoi, à partir de quand en ai-je eu conscience ? Mystère et peu importe. Je parle ici de symptômes bénins ou de bobos plus physiques du jeune sportif rencontrés durant mon adolescence, cette période de développements rapides en tous genres et en tous poils.

    Plus tard en tant qu’adulte déjà bien installé dans son histoire de vie, j’ai eu à faire face à un dysfonctionnement chronique d’un organe essentiel, dû justement à un choc émotionnel d’une rare intensité. Symptôme perçu presque par hasard plus de 2 ans plus tard. Comme quoi je n’étais pas tellement à l’écoute de mon corps. Il est vrai qu’à cette époque, j’avais bien d’autres soucis à vivre.

    Suite à cette découverte, j’ai toujours refusé la médecine traditionnelle dite allopathique, alors qu’il m’était partout dit que c’était la seule, qui … et qui m’annonçait comme par enchantement que ma durée de vie était devenue aléatoire et vouée au « court-termisme » et que si je ne … et que ça ferait … tralala.

    Après trois tentatives plus ou moins réussies avec des praticiens dits de médecines parallèles, j’ai fini par trouver ET valider l’homéopathe déclaré comme référent depuis au système social à plus de 40 km de mon domicile dans un environnement urbain très dense où ses confrères ne manquent pas.
    Juste pour la petite histoire lors de ma première consultation, il a passé un examen verbal en ma compagnie pendant plus d’un ¼ heure avant que je décide de lui faire confiance.
    On en rigole encore.

    Aujourd’hui, je sais que j’ai réussi non seulement à contrecarrer le dit dysfonctionnement, mais même à améliorer l’organe en lui même. Plus de 15 années à prendre quotidiennement soit des granules, soit des sirops, des essences, des huiles, etc… et de temps en temps un peu de chimie il est vrai.
    Par nature aucune médecine n’est complète, authentique et essentielle. Elles se complètent plus ou moins harmonieusement suivant les personnes (les patients) et les praticiens.
    Cela dépend des choix, des rencontres et de la nature du pb à traiter.
    Il m’est déjà arrivé de me lever en pleine consultation, de dire ce que je pensais au « doc » présent et de partir sans me retourner si son discours ou son approche ne me semblait pas adéquate. J’ai le souvenir à l’instant de l’image d’une bouche bée et d’un stylo suspendu.

    Ce qui m’amène à considérer et à partager ceci :que si je suis ou peux être le malade, je n’en suis pas moins « mon » médecin et que si je consulte ce n’est pas pour me remettre corps et âme entre les mains d’un humain que je ne connais ni personnellement, ni dans sa pratique. Il faut que je le valide avant qu’il intervienne.
    Point barre.
    Du reste, je consulte régulièrement (une fois l’an) à titre préventif, comme je vais voir le dentiste, l’ophtalmo ou le coiffeur un peu plus régulièrement quand même, par souci de prendre soin, de contrôler et d’anticiper. C’est un choix que j’assume dans ses coûts comme dans son exercice. Comme tous mes actes de vie.

    En conclusion, il m’apparaît comme essentiel d’éveiller, d’informer, tout un chacun de tous ses potentiels guérisseurs. De le désinhiber de ses peurs face à la maladie qui n’est qu’un message aussi douloureux soit-il et à la vie en général. De contribuer à ce que la parole circule et ouvre les consciences en ce domaine comme dans d’autres. De concourir à l’autonomie de chacun.
    Plus il y aura d’humains autonomes et plus l’humanité en bénéficiera.

    C’est l’une de mes croyances fondée sur du vécu et non récupérée d’une vielle mémoire transmise.
    En effet, la maladie n’est plus ce qu’elle était et à tout le moins retrouve t-elle petit à petit sa vraie place, celle d’avertir, d’alerter et donc de communiquer et non plus d’être le sujet présent central, omnipotent de notre ignorance, quasi tatou chez certains, mais bien la messagère d’un état physiologique passé analysable, testable, décomposable, vérifiable.
    Ce faisant, elle nous reconnecte avec notre vraie nature au lieu de nous en éloigner. Elle nous responsabilise. (i.e : rend capable de répondre à)
    Et quoi qu’il arrive, nous aurons toujours à tirer des enseignements de celle-ci. C’est un must à ne pas refuser. Du producteur au consom’acteur.
    J’en suis, comme beaucoup je pense, l’un des témoins vivants.
    Merci pour cette opportunité.
    Longue et belle vie à vous.

  • cb
    Publié le 12:21h, 10 avril Répondre

    bonjour
    je voudrais attirer votre attention sur l’oeuvre de PN DELATTE : LA PBA
    une nouvelle technique pour enlever les blocages émotionnels
    le site http://www.psycho-bio-acupressure.com/
    ou à lire son livre « libérez-vous de vos blocages! »

  • solito de sollis
    Publié le 02:43h, 28 mars Répondre

    merci Jean-Jacques pour cette réponse qui m’accorde tort et raison. Sourire.
    Je n’ai pas lu votre ouvrage cité « prenez soin de vous, n’attendez pas… ». Vous y démontrez certaines choses sans doute avec de bons arguments. Je pense pouvoir vous prouver aussi tout le contraire, parce que ce sont des propos écrits et que le mental a cette particularité de pouvoir toujours prouver le contraire d’une vérité.
    Mais dans la pratique. Diriez vous à une personne atteinte d’une maladie dégénérative dès l’âge foetal qu’elle doit prendre soin d’elle ? diriez vous à un aveugle de naissance qu’il doit tirer son plan ? A quelqu’un qui est tombé d’un arbre pour cueillir un fruit et qui a une fracture ouverte qu’il peut se débrouiller tout seul ?
    Dans la « nature » effectivement, telle une image d’Epinal l’illustrerait, ces êtres ne survivraient pas longtemps en équilibre, terme que vous utilisez dans votre réponse. Mes amies, les femmes yanomamis, avant l’arrivée des frigos et des évangélistes dans leur jungle savaient mettre à mort dès la naissance un enfant non capable d’assumer sa place dans le clan. La nature dans laquelle vivent les yanmamis aujourd’hui est différente de celle que nous pensons: générateurs bruyants et téléphones mobiles, ordinateurs et surtout télévision fréquentent le coeur même de leur lieu de vie. Vous pensez que la vie dans la jungle n’est pas stressante ? C’est une erreur de croire cela. Je reviens d’Inde où j’ai vécu deux mois dans le Sud, en ville ou en dehors des villes… et bien la vie ici en belgique est bien moins stressante et pourtant… les indiens sont moins stressés que les belges !
    Où est donc la nature ?
    Selon ma conception, elle n’est pas dans les bois, comme Thoreau pouvait le rêver et le vivre près de son lac à Walden, elle n’est pas moins au coeur des villes et des supermarchés. Pourquoi la nature serait elle verte ? Pourquoi un environnement électrique ou télématique serait il moins naturel ? Et moins propice à un équilibre pour un humain en mutation (j’insiste sur le mot mutation que beaucoup ne veulent lire car ils veulent conserver l’humain comme il est: préhistorique à encore faire caca comme il y a 150 millions d’années) ? Si je me penche sur une flaque d’eau et que j’en prélève une goutte et que je la regarde au microscope, il y a des micro-organismes dont nous dépendons (par exemple les diatomées qui créent notre oxygène terrestre par exemple) que je prélève cette goutte dans la jungle ou sur un toit de Paris… la nature est là, apparemment, invisible mais présente. Pourquoi dès lors penser qu’il est impossible de trouver un équilibre en ville ? dans une cave d’un gratte-ciel ? et que tout serait mieux dans la montagne ou dans une clairière au bord d’une rivière ?

    Vous savez Jean-Jacques que lorsqu’en un lieu il n’y a pas de médecin, les gens tombent moins malades comme on dit. Il en va de même pour les animaux sauvages qui peuvent sans aucun doute, dans une certaine mesure trouver leur équilibre en relation directe avec leur environnement « naturel », soit alors qu’ils traînent leur mal ou leur souffrance jusqu’à en mourir. Et puis après, ? pourquoi pas ?
    Ouvrez un cabinet médical dans un village et subitement, le nombre de « mal en point » se verra étrangement s’accroître. La maladie est une culture qui se propage comme l’intérêt porté à la télé-réalité. Nous savons aussi à quel point l’information non contrôlée ingurgitée par des humains non avertis
    est de taille à créer des « iatries », des maladies imaginaires et des états de santé en déséquilibre. Est-ce une réalité pour l’ensemble d’une population ? Je ne le pense pas. Il y a sans aucun doute une distribution gaussienne de ces états et tant mieux. Car nous savons mais nous ne voulons le reconnaître que sur cette terre nous sommes cinq milliards d’humains en excès et que dès lors, il va de soi que la « nature » trouvera des moyens pour éliminer les faibles et les non équilibrés, les bancals et les dépendants. Les autres vivront ou survivront que ce soit dans la forêt, au fond des océans ou sur mars, peu importe, à condition qu’ils s’adaptent ou qu’ils forcent la nature à se plier à leur intention.
    Je pense que le corps médical n’est pas ce qui empêche cela, mais qui entretient avec son autorité le système du déséquilibre et que l’individu qui fait partie du corps médical en profite pour « survivre »… en tant qu’individu… qui n’a rien à faire de la masse des humains en mal-être.
    Qui est en captivité et qui ne le veut pas ? Celui qui ne le sait pas ou ne veut pas le savoir. Dès lors que vous savez que votre cerveau est en retard de 500 millisecondes environ sur votre conscience, que votre peau est en équilibre par l’action de 30 mille milliards de bactéries, que vous allez en cinéma avec des centaines de grammes de bactéries ou de virus dans vos intestins qui ne demandent pas à voir le film mais qui génèrent pourtant en vous des mouvements émotionnels très singuliers, que vos deux yeux ne sont pas en phase, que votre foie n’est pas en harmonie avec votre coeur ou encore que votre estomac n’est pas en accord avec votre cerveau, que vous ne maîtrisez même pas le fait de ne pas bronzer si vous vous exposez au soleil… où est votre liberté ?
    Dès lors, n’êtes vous pas tout autant en captivité ?
    Je ne parle même pas des conditionnements et des formatages, des inductions permanentes et des déformations culturelles, telle que l’anthropophagie sexuelle par exemple …
    nous sommes tous en captivité que ce soit en ville ou dans la jungle et ceux qui le savent… soit l’acceptent et dès lors être malade ici ou dans la jungle peu importe du moment qu’ils découvrent comme se libérer de cette captivité. Ceux qui l’ignorent ou ne veulent pas s’en rendre compte… qu’ils soient malades ou non, qu’importe puisque de toute façon, ils font partie du recyclage, entretenant le corps médical et ses pratiques alimentaires tant qu’il y aura de la masse organique pour nourrir cela.
    Je souhaite que vous m’ayez compris: en résumé, est malade celui qui ne se soigne pas.
    Et nul besoin de naturopathe pour cela. Conscience et sincérité suffisent.
    Merci d’avoir prêté attention à ces quelques phrases.

  • solito de solis
    Publié le 04:15h, 24 mars Répondre

    Parfois, je doute que la maladie soit un état « anormal » et je la considère bien plus et je ne suis pas tout seul à penser cela, comme la nature en action. Tout qui pense respect de la nature doit aussi bien sûr considérer toute maladie comme respectable et pourquoi pas comme « conscience manifestée ». Que l’être humain souffre de ces états, c’est certain que cela existe et les médecins et autres thérapeutes vivent de cela. Mais que se passerait-il s’il n’existait plus aucun médecin ni aucun thérapeute et que l’humain en soit restreint à vivre comme les animaux sans vétérinaires ou comme les plantes dans la forêt ? Ne trouverait-il pas spontanément ou à plus longue échéance des pistes pour intégrer ces états de conscience qui le dérangent et sans pour cela que soit nécessaire des institutions comme l’ordre des médecins ou les associations diverses de thérapeutes ou les naturopathes de tout acabit, amenant sur le devant de la scène leurs savoirs, leurs connaissances, leurs réflexions, leurs pratiques, leurs croyances et reléguant gentiment dans la soumission, des individus « malades » d’être malade, nouveaux vassaux de l’ignorance entretenue car profitable à certains ?
    Evidemment… chacun est libre de choisir ce qui lui convient, cette affirmation étant bien sûr aussi le meilleur moyen d’endoctriner.
    Je repense à ces horribles lieux que sont les hôpitaux et les maisons de santé où l’inscription d’un « patient » en chambre se fait en lui remettant la télécommande pour la télévision et je revois l’inclinaison de la tête de ces « malades » lorsque passe un tablier blanc, presque à genoux pour lui baiser les pieds.
    Et si les thérapeutes étaient en fait les vrais malades de cette société telle qu’elle s’impose par la force des sentiments et des pouvoirs en place ? Il serait dès lors tout à fait logique que les uns fréquentent les autres et vice-versa… sans pour cela que quoi que ce soit change dans le chef des cancers ou d’autres états de conscience se manifestant par un mal-être dans un corps humain.

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 17:58h, 27 mars Répondre

      Vous avez raison et tort à la fois !
      Vous avez raison, car, comme les animaux sauvages, nous avons tout en nous pour rester en équilibre (je le démontre pendant 500 pages dans mon livre « Prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent ! ». Vous avez tort, car nous ne vivons pas dans la nature sauvage, mais dans des environnements très stressants et pas naturels du tout. Et même les animaux sauvages, dès qu’ils sont en captivité, tombent malades et ont besoin d’un vétérinaire. Et nous, les humains, nous sommes pas mal en captivité, non ?

      • Emmanuelle
        Publié le 02:24h, 29 juillet Répondre

        Bonjour,
        Désolée d’utiliser ce blog pour me renseigner mais je ne trouve pas d’autres moyens.
        Je souhaiterais savoir si des formations / conférences sont prévues en France prochainement. Je viens de faire votre connaissance et aimerais vraiment pouvoir y participer.
        Bien à vous
        Emmanuelle

  • Anne Marie
    Publié le 11:31h, 31 janvier Répondre

    Je retrouve les propos qui ont participé au fondement de mon activité de Naturopathe. La santé c’est un équilibre et comme tu as raison d’insister sur le fait que l’approche thérapeutique doit découler d’une réelle expérience des outils et méthodes proposés. Depuis 7 ans que j’exerce j’ai souvent utilisé ta métaphore du vélo et des poubelles de la maison. C’est une très belle manière de semer les graines d’une autre attitude face aux symptômes et je sais aujourd’hui que ces graines poussent petit à petit quand je reçois des personnes qui ont assisté à des conférences que j’ai faites il y a 5 ans ! Alors Merci Jean Jacques de partager ce blog avec nous.

  • Claude D.
    Publié le 14:06h, 08 janvier Répondre

    Malgré les nombreuses et vigoureuses tentatives des partisans de la médecine officielle ou « symptomatique », comme vous l’appelez, visant à bâillonner les médecines holistiques pour des raisons à la fois idéologiques et financières, on constate néanmoins une lente évolution, une espèce d’inexorable lame de fond, vers une approche davantage globale ou holistique, spirituelle et énergétique de la santé. Chaque graine semée par un passeur de lumière, à quelque niveau que ce soit, fait progresser l’humanité, le monde, la Vie vers ce que je crois être son but ultime, ce que Teilhard de Chardin appelait le point Oméga. L’humanité exploite plus que par le passé son côté féminin, son cerveau droit. La spiritualité se développe, alors que la religion chrétienne traditionnelle semble régresser. L’ère du Verseau est bel et bien là et on ne peut que s’en réjouir. Bien sûr, les forces des ténèbres (rationalisme, scientisme, terrorisme, etc.) se débattent autant qu’elles le peuvent pour tenter de gagner la partie, mais la puissance de la pensée spirituelle qui se manifeste sous diverses formes (développement personnel, spiritualité, mouvements charismatiques, etc.) prendra un jour l’ascendant pour s’imposer naturellement. C’est, du moins, ma conviction et mon espoir. Merci à vous de participer aussi activement à ce mouvement.

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