Processus #5 : Comprendre l’origine de nos habitudes pour guérir…

31 Oct Processus #5 : Comprendre l’origine de nos habitudes pour guérir…

Pour mettre toutes les chances de guérison de notre côté, trois piliers sont indispensables : la prise de conscience, l’action et la persévérance. C’est ce que je tente de vous démontrer depuis quelques mois maintenant. Pour compléter ce que j’écrivais dans le premier article de cette série, même si décoder le sens de nos maladies n’est ni suffisant, ni même parfois nécessaire, cette démarche présente malgré tout un immense avantage que je n’ai pas assez souligné. En comprenant l’origine de ce qui nous affecte, en en décodant le sens bio-logique, nous sortons d’une posture d’impuissance face à une fatalité qui nous serait tombée dessus pour emprunter un sentier de responsabilité et de prise en charge de notre processus de guérison. Et ça, quoi qu’en pensent les détracteurs de la Médecine Nouvelle, ça fait toute une différence pour ceux qui sont aux prises avec la maladie…

Dans les articles suivants, j’ai insisté sur le deuxième pilier d’un processus de guérison, à savoir la nécessité de poser des actes. Soit des actes extérieurs pour régler concrètement la situation qui a déclenché notre sur-stress (processus #2). Soit des actes intérieurs pour modifier profondément notre relation à l’événement déclencheur (et notre perception subjective de celui-ci) (processus #3). En veillant à ne nous entourer que de personnes qui nous soutiennent véritablement tout au long de ce processus de guérison (processus #4). La plupart du temps, ce deuxième pilier n’est pas encore suffisant pour nous offrir toutes les chances de guérison. C’est là qu’intervient le troisième pilier d’un processus de guérison : la persévérance.

Pourquoi persévérer, me direz-vous ? Tout simplement parce que ce qui nous bloque souvent dans nos efforts pour guérir repose sur nos habitudes toxiques. Mais vous le savez tout comme moi, remplacer une habitude, ça ne se fait pas en un jour ! D’où la nécessité de persévérer…

L’HABITUDE NOUS JOUE DES TOURS…

« L’habitude nous joue des tours, nous qui pensions que notre amour, avait une santé de fer… »  En écho à ces paroles chantées par Maxime Leforestier en 1970, je pose la question : à quoi servent nos habitudes, à part à nous jouer des tours ? Nos habitudes sont-elles positives ou négatives ? Devons-nous conserver nos habitudes ou les modifier ? Pour répondre à ces questions, revenons à la genèse d’une habitude. Autrement dit, comment se crée une habitude ? Contrairement à ce qu’on pourrait penser, une habitude provient d’un mécanisme d’adaptation davantage biologique que psychologique. En effet, depuis l’apparition de la Vie sur Terre, le but premier des organismes vivants (du plus simple au plus complexe) est de survivre pour pouvoir se reproduire. Qu’il s’agisse d’un protozoaire, d’une amibe, d’un reptile, d’un mammifère ou d’un humain, nous avons tous en commun cette même nécessité inscrite dans nos gènes : nous devons survivre !

Si on y réfléchit bien, pour survivre, les êtres vivants doivent accomplir deux types de tâches : d’une part, ils doivent éviter à tout prix ce qui leur est préjudiciable, dangereux, néfaste ; d’autre part, ils doivent adopter ce qui leur est favorable et utile. C’est la raison pour laquelle la peur du feu est inscrite au cœur de la réalité de tous les êtres vivants : c’est parce que l’exposition au feu met en danger leur survie. C’est aussi la raison pour laquelle la recherche de nourriture est l’activité partagée par tous, car c’est elle qui assure la survie. Dans un cas comme dans l’autre (l’évitement ou l’adoption), une fonction va jouer un rôle majeur dans le maintien de notre survie : c’est la mémoire. En effet, pour survivre, nous devons absolument mémoriser ce qui nous a blessé, meurtri, affaibli, mis en danger d’une part, et ce qui nous a renforcé, nourri, avantagé d’autre part. Sans mémoire, nous répéterions toujours les mêmes erreurs et nous ne serions pas capables de survivre très longtemps dans un environnement toujours changeant, imprévisible et hostile.

De plus, cette mémorisation de ce qui est défavorable et favorable à notre survie ne s’établit pas seulement à un niveau individuel, mais peut se transmettre et se partager d’un individu à l’autre (c’est ce qu’on appelle l’éducation et la culture), dans une même espèce (c’est ce qu’on appelle l’instinct) et même d’une génération à l’autre (c’est ce qui est mis en avant par l’épigénétique et par la psychogénéalogie). En résumé, en tant qu’individu et en tant qu’espèce, nous cherchons en permanence les meilleures stratégies adaptatives qui assurent notre survie, et nous classons dans notre mémoire à long terme chacune de nos expériences dans une des deux catégories : « À ÉVITER » ou « À REPRODUIRE ». C’est sur base de cette mémorisation en deux catégories que se créent nos habitudes individuelles et collectives…

CONSERVER OU MODIFIER NOS HABITUDES ?

Revenons à présent à notre question de départ : nos habitudes sont-elles positives ou négatives ? Doit-on les conserver ou les modifier ? En se basant sur ce qui précède, on pourrait répondre sans hésiter : « En théorie, toutes nos habitudes, quelles qu’elles soient, sont nécessairement positives et favorables ! Puisqu’une habitude, c’est la répétition d’une stratégie que l’individu et/ou l’espèce ont jugée favorable à leur survie. » En effet, a priori, aucun être vivant n’adopterait une habitude qui lui serait néfaste ! Car ça va à l’encontre des lois de la biologie. Pourtant, force est de constater que presque tous les humains entretiennent une multitude d’habitudes néfastes : ils fument, ils boivent, ils mangent mal, ils négligent leurs besoins fondamentaux, ils n’expriment pas leurs émotions, etc. Et vous auriez raison de soulever ce point. Alors ? Maxime Leforestier avait-il raison ou tort ? Les habitudes nous jouent-elles des tours, oui ou non ?

Vous le savez par expérience : oui, nos habitudes nous jouent des tours parfois pendables ! Oui, nos habitudes sont à l’origine de beaucoup de nos maux, de nos malaises et de nos maladies. Explorons le mécanisme de plus près. Au niveau individuel, dès notre naissance, nous vivons en permanence des expériences nouvelles. Chacune d’elles nous procure une sensation de plaisir ou de douleur, qui s’enregistre dans notre cerveau limbique, celui qu’on appelle aussi le cerveau émotionnel ou mammalien. À chaque fois, notre cerveau va mémoriser non seulement l’événement qui a provoqué notre plaisir ou notre douleur, mais aussi certains éléments qui étaient présents dans l’environnement au moment où cet événement a eu lieu (c’est ce que le docteur Hamer appelle les « rails du conflit », pour ceux qui connaissent ce point précis de ses travaux. Mais je ne le développerai pas ici).

Prenons un exemple pour illustrer la genèse de nos habitudes. J’ai six ans et je veux prendre la parole à la table familiale. Mon père m’interrompt brutalement en se fâchant sur moi et en me menaçant de me gifler. Je persiste parce que je tiens vraiment à exprimer ce que je veux. Et je reçois une gifle. Si cette situation se répète régulièrement, mon cerveau limbique va enregistrer que non seulement « prendre la parole en présence d’une figure d’autorité est dangereux », mais qu’en plus « prendre la parole devant un groupe est dangereux. » À partir de là, pour ne plus souffrir, je vais prendre comme habitude de me taire en présence d’une figure d’autorité, surtout si ça se passe dans un contexte de groupe.

Cette habitude est-elle positive ? La réponse, à cet âge-là, est très claire. OUI, cette habitude est positive. Car elle assure ma « survie », à moi, petit garçon ou petite fille de six ans. À ce stade, aucun problème ne se pose. Je réagis comme tous les êtres vivants de la planète : j’adopte les situations qui me font du bien et j’évite celles qui me font du tort. Là où cela devient toxique, là où mes habitudes me jouent des tours, c’est lorsque je répète ces habitudes encore à l’âge de vingt, trente ou quarante ans… Souvenez-vous de l’histoire de Christian (Corps et esprit #8), mort d’un cancer de l’œsophage en quelques mois parce qu’il n’avait pas osé confronter sa hiérarchie après le déménagement brutal de son bureau. Je crois que son histoire est la plus belle (et la plus dramatique) illustration du caractère toxique de nos habitudes : lorsque nous ne les remettons pas en question, nos habitudes (toujours bonnes et adaptées au départ) peuvent devenir nos pires ennemies et peuvent nous entraîner vers la mort…

Alors, comment sortir du piège ? Il n’y a pas trente-six solutions pour s’en sortir. Je n’en connais que quelques-unes, que je développerai dans le prochain article. Mais la clé sera toujours la même : si une habitude résulte de la répétition d’une stratégie adaptative de survie (pour éviter de souffrir ou pour éprouver du plaisir), nous ne pourrons la modifier qu’en RÉPÉTANT de nombreuses fois de nouvelles stratégies, plus adaptées à notre réalité présente et/ou aux situations actuelles. Sinon, aucune guérison n’est à espérer. Nous aurons beau avoir pris conscience de tout ce qui cause nos maux, nous aurons beau avoir posé des actes, si nous ne répétons pas ces actes, aucun changement à long terme n’est à espérer. Maintenant, quelles conditions mettre en œuvre pour réussir ces changements d’habitude, c’est ce que nous verrons dans le prochain article.

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25 Commentaires
  • Christon
    Publié le 19:17h, 24 octobre Répondre

    Bonjour,

    un point intéressant à étudier, mais surtout à approfondir!
    Un jour il nous faudra peut-être admettre que l’on peut interagir avec notre inconscient comme sur un ordi avec une souris…
    Les choses qui sortent ne le font pas par hasard, certes l’engrammement est biologique et non psychologique, mais les programmes qui installent ces comportements sont largement précontraints!
    C’est dans de plus anciennes mémoires qu’il faut recueillir le ou les pro-positions dominantes plus profondes et susjacentes que notre prise de conscience peut aborder avec la psycho-bio-énergétique. Mais il faut en découvrir les éléments fondateurs préliminaires de notre histoire individuelle (de notre âme) à travers nos positions prises dans la grande Histoire dont plus personne n’a de mémoire, ni proche, ni lointaine et si souvent mal écrite.
    Comme la vie se répète tant que nous n’avons pas compris… nous avons toutes les chances de rencontrer à nouveau ces fameux remparts à notre propre entendement! …Et comme on peu aussi se poser la question par avance, autant avancer en se posant la question.

  • K
    Publié le 18:13h, 07 mars Répondre

    Les 8 circuits de conscience de Laurent Huguelit éditions MaMa à ne pas douter

  • caroline
    Publié le 16:51h, 01 décembre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques et bonjour à tous!

    Je n’ai lu que votre 1er article (« Décoder le sens des maladies suffit il? ») ainsi que le dernier (« Comprendre l’origine de nos habitudes pour guerir ») que j’ai trouvé tres interressants comme tout ce que je connais de vous d’ailleurs! Il me vient énormément d’idées à partager, ce qui serait trop long pour un blog, alors voici juste ceci:

    D’abord en « resonnance » à votre dernier article (d’après ce que j’ai pu comprendre du fonctionement des mémoires, des « aller retour » entre connu/inconnu…): Dans le 3ème Indiana Jones, » la quète du Graal » il me semble, le héros passe par 3 épreuves pour sauver son père:
    L’humilité (il doit s’agenouiller), la connaissance (la bonne écriture du Nom de Dieu), et la foi (se lancer dans le vide). L’humilite c’est de savoir qu’on ne connait(ra) pas tout et donc la capacite à vouloir/pouvoir se relier à + grd que ce que l’on est, la foi c’est le fait d’y aller, là où c’est + grd, là où ça n’est pas connu, là où c’est « vide », et entre ces 2 poles, celui de la connaissance, c-a-d ce qui est déjà connu mais qui doit etre « écrit » de manière juste. C’est ce pole là qui m’amène à répondre à votre 1er article:
    Je ne suis pas thérapeute, je suis musicienne et enseignante, ce qui ne m’empèche pas de m’interesser à d’autres domaines ni d’avoir un cerveau (ça c’est pour rire! Quoique…) . La 2ème loi biologique de la nature définit les 2 phases de la maladie, sympathicotonique pdt le conflit puis vagotonique lors de la réparation. Le passage ( ce que vous nommer dans votre article, si j’ai bien compris, bascule du cerveau)se fait lors de la solution du conflit, solution concrete (qui à mon humble avis peut etre aussi dans un premier temps un changement réel et profond d’état d’esprit, c-a-d de conception de la vie, ce qui peut passer par « un deuil » de la conception précedente…). Et, pour la plupart des maladies (mais pas toutes), cela correspond au moment où nous nous savons malade, c-a-d à l’apparition des symptomes. Alors que des thérapheutes, au nom des travaux d’Hamer,( et peut etre en toutes bonne foi mais apparement n’ayant pas tout compris) cherchent à « reparer » ce qui est déjà en cours de réparation au vu des lois biologiques est un non sens. La vrai question à ce moment là est de faire ce qu’il y a à faire pour que cette phase de réparation se passe au mieux. Pour ce qui est de la compréhension du système, elle est interressante dans la mesure où elle évite de nouveaux conflits et où elle indique les « erreurs » passées faites (et qu’il serait préférable de changer qqchose…). La compréhension de ça n’est en aucun cas la guérison puisque la réparation est en train de se faire, c’est juste qu’il serait mieux de ne pas refaire tjrs les memes erreurs… Alors peut etre la Guérison….
    Personnelement il y a 2 principes qui me semblent important d’instaurer dans sa vie, c’est réparer les erreurs du passé et installer de nouveaux comportements, l’un agissant sur l’autre et réciproquement… C’est un peu comment fonctionner avec nos mémoires, non?
    Voilà voilà, c’etait ma petite participation à tout ça… merci pour tout ce que vous apporter et merci de me lire. et bonne soirée!

    • Jean-Jacques Crèvecoeur
      Publié le 00:58h, 03 décembre Répondre

      Merci pour ces réflexions pertinentes, avec lesquelles je ne peux qu’être d’accord.
      Jean-Jacques

  • Christelle
    Publié le 05:39h, 07 novembre Répondre

    Merci Jean-Jacques pour cet article,

    Une fois de plus, tu nous présentes des choses très concrètes. Tu ramènes les enseignements à des actions pragmatiques et je crois que c’est souvent ce qui manque un peu dans de nombreuses approches énergétiques. Seul notre Être détient la baguette magique …

    Les habitudes toxiques, d’autres les nomment les Formes Pensées. Tant qu’on n’identifie pas que nous sommes dans une blessure, la vie, les rencontres, les événements viennent nourrir cette forme pensée jusqu’à ce qu’on accepte de la regarder.

    Dès lors qu’on la reconnait, il est possible d’agir, de mettre en place autre chose avec persévérance, comme tu le soulignes si justement. Et c’est là, que j’apprécie les outils et les réflexions que tu nous proposes.

    Merci
    Douce journée

  • Charles Le Goff
    Publié le 06:32h, 06 novembre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques !

    Merci pour ton immense travail !

    Changer l’habitude est une très bonne piste.
    L’habitude elle-même provient d’une force inconsciente qui connote telle ou telle partie de la Vie d’une certaine façon. Par exemple le père est un reflet du Père (aspect masculin de Dieu).

    Si nous parlons à ces parties de la Vie qui sont aussi des parties de notre psychisme et nous réconcilions avec elles, l’habitude changera automatiquement, parce que notre interaction de nous avec cette partie génèrera un élan différent.

    Je dis ça pour élargir la discussion. Je travaille sur des vidéos qui présenteront ce travail alchimique. :o)

    Merci encore Jean-Jacques !

    Charles Le Goff

  • Michèle
    Publié le 23:16h, 05 novembre Répondre

    À l’âge de 8 ans, je deviens diabétique, suite à une phrase de mon père, que j’ai interprétée. Je me suis sentie trahie, par mon père, figure d’autorité. J’ai été trahie partout dans mon parcours, autant par mes compagnons de vie, que mes patrons. Je viens de comprendre ce que le mot trahison veut dire et comment il s’est appliqué dans ma vie, inconsciemment. Je dois donc changé l’image de ce qu’un homme reflète pour moi. J’ai maintenant 70 ans, mais je crois que c’est toujours possible. Est-ce que le diabète disparaîtra ? Je n’ai pas d’attente, mais pour voir les hommes autrement, oui je crois que ça peut marcher. Merci !

    • Charles Le Goff
      Publié le 06:26h, 06 novembre Répondre

      Bonjour !

      Lise Bourbeau parle de façon très intéressante de la trahison.
      cf. son livre sur les 5 blessures.

      Si ça vous intéresse j’ai aussi des pistes spirituelles ; parce que ce que nous vivons au plan humain reflète aussi notre relationnel spirituel. :o)

      • Christelle
        Publié le 05:40h, 07 novembre Répondre

        Bonjour Charles,

        Parlez-vous de pistes spirituelles spécifiques à Michèle ou bien d’une manière plus globale?

    • cécile
      Publié le 08:12h, 06 novembre Répondre

      merci Michèle pour ton témoignage, il me touche profondément
      il m’encourage dans ma propre démarche au sujet de l’homme.
      oui je crois que c’est possible de changer nos « habitudes » quelque soit notre âge
      (j’ai 43 ans). ton témoignage me réchauffe le cœur à l’idée qu’une personne de l’âge de mon père, malade, atteint de dégénérescence cérébrale précoce, puisse oser le changement …
      je travaille dans le même sens que toi, je sais que nous ne sommes pas les seules, et le travail d’un groupe dans un même objectif a plus de poids, plus de force …
      alors un grand merci à toi
      Cécile

  • cécile
    Publié le 16:51h, 05 novembre Répondre

    encore un commentaire,
    « ces femmes qui aiment trop » je crois que c’est le premier livre que j’ai lu de développement personnel … y’a 15 ans peut-être
    je suis contente de le retrouver là !!!
    il est tant que le féminin reprenne sa place !!!
    Cécile

  • cécile
    Publié le 16:40h, 05 novembre Répondre

    Bonsoir à tous,
    Encore un bel article qui génère réflexion …
    me vient cette première question, ne sommes nous qu’en quête de survie ?
    c’est très darwinien comme réflexion, non ?
    et me revient presque inlassablement à lire tes articles, faut-il fuir la mort comme la peste, comme un échec ?
    pour ma part, il me semble avoir tutoyé parfois au cour de mon chemin d’individuation que la mort et la vie sont muées de cette même énergie …
    pour moi, et ça reste intellectuelle à ma petite conscience de ce soir, la mort ou la vie est une question de choix
    un choix qui habite une autre dimension que celle du quotidien.
    ce choix habiterait, pour moi, une dimension de liberté.
    j’ose penser qu’on peut mourir guéri, si on y a travaillé.
    on peut choisir de « guérir  » avant de mourir … tout est une question de choix …
    l’élan de vie , l’élan de mort sont les deux extrémités d’un balancier qui colle avec notre première expérience, celle de la naissance …
    car, quoi qu’on en dise, si l’on veut vivre, il faut mourir à la vie d’avant !!!!
    et ça, on le rencontre dès la naissance après avoir dit oui à l’incarnation, à notre conception physique, dans un élan de pur Amour.
    si on est là, présent de chair et d’os, dans cette dimension n’est-ce pas pour enrichir l’expérience du grand tout ?
    alors, les habitudes nous jouent-elles des tours ?
    immanquablement oui …
    c’est à partir d’elles que nous pouvons nous remettre en question et faire le choix conscient de courir le risque de mourir pour mieux vivre !!!! mourir à nos habitudes 😉 courir le risque de l’inconnu
    mieux vivre à proximité de cet élan qui nous meut, cette magnifique créativité qui enrichie le grand tout …
    soyons qui nous sommes vraiment, en toute authenticité, voilà ce qui m’anime à la lecture de ton article
    Merci
    Cécile

    • fanny
      Publié le 11:58h, 06 novembre Répondre

      merci Cécile, j’apprécie beaucoup ta réflexion

  • Edith
    Publié le 16:24h, 05 novembre Répondre

    Comme toujours, vos articles concrets et pertinents me rassurent. On n’est pas dans les nuages, dans un flou artistique ou dans de la démagogie bon marché. Nous sommes dans la plus concrète des réalités. Notre vie se déroule, avec ou sans conscience, mais elle se déroule. Acteurs ou spectateurs, peu importe, elle se déroule toujours, inlassablement, inopinément, comme un film qui tourne en boucle et nous invite à réagir, ou tout simplement à agir.

    Voilà la réalité : quelque chose se passe et nous invite à la réflexion, puis à l’action. Combien d’entre nous restent confortablement installés dans leur fauteuil, comme au cinéma, regardant la Vie suivre son cours jusqu’à l’issue finale ou fatale…puis elle reprendra de nouveau la même histoire jusqu’à finir par saturer le spectateur …qui, à son tour, va vouloir changer le scénario habituel, car il s’ennuie, rien n’est plus marrant.

    C’est en changeant le cours normal des choses qu’il va insuffler de l’air nouveau, de l’oxygène à cette attitude passive qu’il avait réussi à supporter parfois pendant de longues années, par paresse ou par confort, ou encore parce qu’il y a trouvé un certain équilibre rassurant, ronronnant, où l’acteur s’était glissé dans la peau du spectateur.

    C’est tout ce qu’attendait la Vie pour lui offrir un nouveau cours, un nouvel horizon, de nouveaux repères…jusqu’au prochain palier qui réveille le spectateur et lui offre un nouveau rôle…Est ce ainsi que les choses se passent ? Faut il être « gavé » de l’état présent pour « initier » le geste salvateur qui nous pousse enfin à aller voir ailleurs ? Passons nous sans arrêt du spectateur à l’acteur ? Est ce notre modus vivendi ? Est ce le cycle de la vie ? ou la dynamique de survie ?

    Daniel Morel : j’ai retenu : la routine est le cercueil de la conscience ! J’aime, comme j’aime tout le texte
    Dominique Marot : très beau texte, il nourrit mon âme.
    Merci Gaelle pour « ces femmes qui aiment trop »
    Merci aux autres pour leurs idées, leur partage dans la générosité, la simplicité.
    A bientôt. J’ai hâte

  • Gina Cloutier, Gaspésie
    Publié le 09:53h, 05 novembre Répondre

    Bonjour, pour changer un comportement ou une habitude, comme pour sortir de la survie, oui, je dois voir que je suis dedans et ensuite savoir que j’ai des avantages à changer. Si je veux vivre, je dois affirmer ce besoin en parole et ensuite je découvre que je suis mieux, beaucoup mieux en mode VIE. Bonne route.

  • Nathalie
    Publié le 08:49h, 05 novembre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques !

    Ce que j’aime de vos articles, c’est qu’ils nous forcent à faire une réflexion sur ce qu’on est, ce qu’on a été et qu’on sera. Car si je comprends bien votre article, il suffit de comprendre le pourquoi de nos actions, afin d’apporter des changements qui seront positifs pour nous et pour ce faire, il suffit de reproduire le comportement pour créer une nouvelle habitude. 🙂 yesser !

  • Joanna
    Publié le 07:54h, 05 novembre Répondre

    Merci Jean-Jacques pour vos articles, toujours précieux. Dans mon propre cas, ce qui m’a beaucoup aidée à transcender des habitudes pas très saines, c’est la découverte des ouvrages du Docteur Edward Bach, surtout, « Heal thyself » (Guéris-toi toi-même) ainsi que « the medical discoveries of Dr. Bach, physician ». C’est en grande partie, grâce aux élixirs floraux qu’il avait élaboré, qui nous permettent de transformer nos peurs, notre tristesse, notre fatigue psychologique, etc… que j’ai pu avancer…et aider les autres à avancer en leur faisant découvrir le pouvoir guérissant des élixirs floraux.

    Merci également à Daniel Morel pour son beau témoignage.

  • Gyneth
    Publié le 06:58h, 05 novembre Répondre

    J’ai trouvé cet article extrêmement pertinent et d’une merveilleuse simplicité. Vraiment vous êtes inspiré et inspirant.

  • Dominique MAROT
    Publié le 06:30h, 05 novembre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques, et bonjour à toutes et tous,

    A la lecture de ton article Jean-Jacques arrive en moi une interrogation : Vivre et survivre est-il aussi une habitude, une habitude qui parfois prend l’allure d’une souffrance sans issue, sinon peut-être celle de la mort ?

    Je vis depuis plusieurs mois une expérience d’accompagnement « hors norme »(et de pur don de soi), hors norme parce que nous sommes deux femmes à hauts potentiels en face à face, comme dans un miroir, deux vies génératrices d’amour, de bienveillance, d’authenticité, d’humilité, de création, de naïveté profonde aussi, avec cette puissance d’aller découvrir dans l’inconnu.
    Ce décalage permanent, cette singularité de notre arborescence n’a de cesse de nous animer de curiosité, de recherche, de persévérance, et ce Grand Tout qui nous attire, ce besoin de créer, de comprendre, d’aller plus loin, en visionnaire dans cette claire vision, en pionnier dans ce goût de vivre, alors que ce monde est si différent de ce que nous sommes, si violent, si ignorant et tellement superficiel et artificiel aussi.
    Le corps de cette femme est rongé par la maladie jusque dans son squelette. Elle vit dans la précarité, dans l’isolement aussi car le moindre déplacement est un calvaire, et dans une souffrance permanente qui est la seule manifestation de vie en elle.
    Je suis donc face à cette impuissance totale, malgré de multiples talents et compétences, et face aussi à la plus vraie des vérités, chacun fait son chemin, et nul n’a de pouvoir réel pour l’autre. Le pouvoir est à l’intérieur de chacun de nous, et nous apprenons à nous en servir…
    Accompagner, c’est aller ensemble sur le chemin, marcher côte à côte dans la confiance, la bienveillance, l’authenticité, l’écoute, la compassion, chercher cette lumière en nous pour éclairer la noirceur environnante, et apprendre à sortir de l’illusion, vibrer de cet être sans attente particulière, être simplement.
    Alors cet article sur l’habitude et le poids de nos mémoires me guide à observer qu’à force de développer la survie, comme une fuite en avant permanente, nous avons peut-être perdu le sens réel de la vie, cette sensation de se sentir sécurisés, accueillis, protégés, nourris aussi d’autres choses, et créateurs responsables de notre monde, tant intérieur qu’extérieur.
    S’accrocher à la souffrance pour toute raison d’être, là encore c’est une triste habitude, difficile à lâcher celle là.
    Une question ne cesse de revenir en moi, sommes-nous vraiment réduits à braver tous les défis pour la survie, et croire que c’est là l’habitude de toute une vie ?
    Lorsque le corps s’est nourri de la noirceur de ce monde parce qu’il n’a été que l’amour et la lumière pour guider chaque pas, alors ce corps crie à sa façon, et c’est encore cette rage de vivre qui agit comme une habitude et interroge : A quoi ça sert d’arriver avec tant d’amour, d’intelligence et de lumière pour finalement faire route avec Boris Vian et goûter sans cesse la saveur de la mort ?
    Cette femme vit avec la foi dans l’art et les sciences, et explore aussi ce grand tout. Pourtant, sa foi est sans effet pour lui porter secours, cette foi dans la verticalité, le recevoir, l’acceptation de ce qui, par la compréhension subtile des choses. Son propre corps est le défi permanent.

    A nouveau je suis confrontée à cette acceptation de l’inacceptable, en toute humilité, à devoir développer davantage cette habitude du lâcher prise, tout autant que cette habitude à rester partenaire et co-créatrice dans ce grand tout, et solidaire active de cet amour sans limite. Drôle d’habitude, intérieure celle-là !

    On dit aussi que l’habitude est une seconde nature.
    Alors, je veux garder en moi que cette habitude de survivre, d’aimer sans condition, me mène à co-naître avec cette seconde nature comme une vraie vie, une vie qui ne sait plus la survie et l’habitude de se satisfaire de l’illusion d’être vivant.

    Décidément Jean-Jacques, tes articles éveillent toujours en moi cette habitude de chercher toujours loin cette parole qui me permet de me guérir moi-même, et je me sens apaisée de pouvoir partager cette expérience sur ton site, juste une attitude, une action nécessaire pour moi dans l’instant, un réconfort, et peut-être un appel pour cette seconde nature de vraie vie.

    Outre nos habitudes extérieures, nous avons aussi nos habitudes intérieures, moins connues celles-là, et pourtant très révélatrices de nos choix conscients, et de notre capacité à nous éveiller à nos besoins véritables.
    Persévérer oui, et dans la confiance que nos nouvelles actions nous permettent de savourer des nouvelles attitudes que nous pouvons changer à tout moment, quand le besoin s’en fait sentir.
    C’est peut-être cela guérir ?

    Belle journée éclairée de nouvelles attitudes…et nouvelles latitudes aussi !

  • Isabelle
    Publié le 06:18h, 05 novembre Répondre

    Bonjour,
    Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt vos publications. En ce qui concerne celle-ci, je suis effectivement persuadée que ces habitudes développées enfant (pour survivre, comme ce petit garçon de 6 ans) et que nous conservons à l’âge adulte peuvent, malheureusement nous conduire à la mort…. J’ai perdu mon jeune frère d’une tumeur au cervelet et je reste convaincue qu’il s’agit d’une habitude de survie qui l’a mis en place durant son enfance, celle-ci a été, je pense réactivée au moment de ce choc émotionnel violent et …. Enfin, j’aurai aimé qu’il puisse lire et s’éveiller à ce type de message pour vivre encore avec nous aujourd’hui…. merci en tout cas de la lumière que vous apportez.

  • Willy
    Publié le 03:38h, 05 novembre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques,
    je suis allé la semaine dernière à LLNeuve écouter Luc Nicon qui faisait une conférence sur
    « Revivre sensoriellement », une technique qui permet à toute personne, de se connecter très naturellement à la mémoire de ses sensations physiques pour revivre sensoriellement des traumatismes
    inconscients.
    Je crois que cette technique permet de désamorcer ce qui plus tard deviendrait ce que le Dr Hamer à
    mis en évidence, c à dire le conflit conduisant à la maladie.
    J’ai un peu discuté avec Léon Renard (que vous devez connaitre) qui m’a dit que depuis qu’il avait découvert cette technique, il l’utilise en priorité : Méthode TIPI. Trois livres de Luc Nicon
    Bien à vous.
    Willy

  • Gaëlle
    Publié le 06:08h, 01 novembre Répondre

    Très vrai, très juste tout cela…
    Personnellement, je viens de découvrir et de lire un bouquin qui m’a profondément bouleversée et qui traite également de ces « habitudes », de ces mécanismes d’auto-protection, de ces comportements, que nous avons mis en place dans notre enfance et qui, souvent, entravent aujourd’hui notre relations d’adulte.
    Il s’agit de « Ces femmes qui aiment trop » de Robin Norwood. Je le conseille à toutes les femmes qui souffrent de dépendances, affectives ou autre…

  • Daniel Morel
    Publié le 06:05h, 01 novembre Répondre

    Bonjour Jean jacques
    Merci pour cet article simple clair et qui permet un approche douce de nos comportements parfois bien difficiles à ranger dans la case positif.
    Oui chacun de nos comportement est le fruit d’une stratégie d’adaptation. Et en plus c’est vraiment le meilleur choix stratégique du moment. Et oui quelques années plus tard la solution devient le problème (Paul Watslawick)
    On est effectivement tous les jours confronté à ces stratégies géniales encore opérantes et aussi à certaines stratégie des plus inadaptées car le monde environnant à changé.
    Je pense aussi que la routine est le cercueil de la conscience, car cela nous fait croire que le monde ne change pas et nous ne prenons conscience ni ne révisons ces vieilles stratégies.
    Alors je pense aussi que de voyager dans des lieux différents, rencontrer des personnes différentes, vivre des expériences différentes nous confronte à nos fonctionnements les plus inconscients.
    Avec un regard honnête sur soi, une envie de prendre conscience et beaucoup d’humilité le travail vers soi peu commencer.
    L’idée est de revenir à l’origine de la mise en place de cette stratégie et de voir aujourd’hui comment, en tenant compte de la nouvelle réalité je vais proposer à mon propre système un comportement encore plus adapté.
    Je pense également que le changement ne peut pas venir de l’extérieur (disons de la boite à conseils de TATA Jeanine…).
    Il viendra de la prise de conscience de toute cette belle machinerie interne et l’intention positive de cette vielle habitude.
    Lorsque la prise de conscience sera suffisant le comportement viendra comme une évidence, à la fois évident mais aussi assez existant à mettre en œuvre.
    Au Plaisir

    Daniel Morel

    Voila et bon changement

    • Claude
      Publié le 11:49h, 12 novembre Répondre

      « Quelques années plus tard, la solution devient le problème.  » Oh que oui.

      Cette phrase me fait penser à un extrait de « Se libérer du connu », de Krishnamurti :  » Nous éprouvons une [très grande] difficulté à rejeter notre propre autorité intérieure : celle qui résulte de nos petites expériences particulières, ainsi que de l’accumulation de nos opinions, de nos connaissances, de nos idées et idéaux. Hier, une expérience vécue nous a appris quelque chose, et ce qu’elle nous a appris devient une nouvelle autorité. »

      Se libérer des solutions et opinions extérieures, c’est déjà insécurisant; et se libérer de NOS solutions et de NOS opinions, c’est encore pire. On comprend que tant de gens n’aient pas du tout envie de s’aventurer sur ce terrain.

      Il me semble qu’on ne peut chercher à y aller que quand on SAIT avec du vécu qu’on a en nous une Source de savoir qui va bien plus loin, et qui est présente à chaque instant. Pour moi, les soins énergétiques et les Constellations Familiales sont des occasions vécues de voir qu’il n’est pas si difficile d’entrer en contact avec cette Source commune à tous : on y capte de façon incontestable des « choses » qui n’ont rien à voir avec nos habitudes mentales. Et il y a tellement d’autres « preuves » que je n’ai pas encore expérimentées…

      On peut comparer les solutions qu’on a trouvées à un problème comme des prises en alpinisme : chaque prise est un progrès et elle nous sauve la vie à chaque instant; mais si on n’en change pas rapidement … on sèche sur place sur le flanc de notre montagne ! ça ne viendrait à l’esprit d’aucun alpiniste. Par contre, en dehors de ce cadre : nous restons sur place si souvent …

      Je n’avais jamais pensé à cette comparaison. Je vais essayer de « prendre l’habitude » de l’évoquer souvent … jusqu’à ce que je trouve une meilleure « prise », bien sûr ! 😉
      Merci, Jean-Jacques, pour tes articles qui font aller plus haut.

      • Jean-Jacques Crèvecoeur
        Publié le 20:13h, 03 décembre Répondre

        J’adore ce livre de Krishnamurti. Et j’adore la manière dont il fait exploser toutes nos pseudo-certitudes !
        Et dans le titre de son livre, tout est dit : notre seul véritable travail, en tant qu’être humain, c’est de nous libérer du connu, sortir de notre zone de confort, remettre en question tout ce que nous tenons pour vrai, pour explorer inlassablement de nouveaux horizons et pour repousser les frontières de notre ignorance.

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