Processus #4 : Lorsque nos proches entravent notre guérison…

01 Oct Processus #4 : Lorsque nos proches entravent notre guérison…

Depuis trois mois, je vous propose d’examiner les trois conditions à mettre en œuvre pour augmenter nos chances de guérison : la prise de conscience, l’action et la persévérance. Avant de traiter du troisième aspect, je voudrais m’attarder sur un élément particulier qui mine souvent les actions que nous entreprenons pour guérir : c’est le frein que représente notre entourage quand nous décidons d’emprunter un chemin de traverse pour faire face à la maladie.

« L’enfer est pavé de bonnes intentions », dit le proverbe. Dans la sphère intime plus qu’ailleurs, cet adage est malheureusement dramatiquement vérifié. Car, en principe, notre entourage (notre conjoint(e), nos frères et sœurs, nos enfants, nos parents, nos amis proches) devrait jouer un rôle de soutien lorsque nous traversons l’épreuve de la maladie. Pourtant, il n’est pas rare que celui-ci devienne une entrave, pire une force d’opposition, ou carrément l’origine de notre échec et de notre mort dans nos efforts. Voyons cela de plus près…

L’ENTOURAGE – ENTRAVE

D’après mon expérience, la première situation est la plus répandue. Le scénario en est même classique. Quelqu’un reçoit son diagnostic de maladie et refuse de s’embarquer immédiatement dans le protocole classique proposé par la médecine officielle. Ses raisons peuvent être multiples : défiance vis-à-vis de la vision allopathique, absence de garantie quant à l’efficacité des traitements proposés, refus d’une mutilation peut-être inutile (c’est souvent le cas pour les cancers du sein et de la prostate), refus d’une dégradation de la qualité de vie au profit d’un hypothétique prolongement de quelques mois, choix résolu d’essayer d’abord une approche plus douce ou plus holistique… Peu importe, finalement, les raisons. Le choix que fait le « malade » est perçu par son entourage comme « sortant des sentiers battus ». Avec pour conséquence des réactions de peur de la part de l’entourage. Pour ce dernier, au choc du diagnostic vient s’ajouter un deuxième choc : celui de l’annonce de refus du protocole rassurant…

Pour la personne qui décide de prendre la responsabilité de son processus de guérison, c’est là que commence un véritable parcours du combattant. D’un côté, elle doit faire face au harcèlement des médecins, à leurs menaces, à leur pronostic de mort assurée à court terme, aux appels téléphoniques incessants émanant de l’hôpital, devant se battre seule contre une armada pour qui le doute et la remise en question ne font pas partie de leur vocabulaire… Pour répondre aux statistiques et aux arguments scientifiques présentés comme autant de certitudes absolues, le patient récalcitrant n’a souvent que son ressenti, son intuition ou sa conviction à opposer. C’est là qu’un soutien chaleureux serait nécessaire et bienvenu de la part de l’entourage. Mais ce n’est pas le cas, parce que ce dernier est lui-même entraîné par ses peurs de la maladie et de la mort. Du coup, il va poser trente mille questions, motivé par les meilleures intentions, mais tellement lourdes à recevoir : « Es-tu certain de ton choix ? Crois-tu vraiment qu’en changeant d’alimentation, tu vas te guérir d’une maladie aussi grave ? Tu devrais suivre l’avis des médecins : ils s’y connaissent quand même mieux que toi ! Si tu veux essayer tes potions naturelles, pourquoi ne ferais-tu pas, en parallèle, la chimiothérapie qu’on te propose ? » Et la personne malade de s’épuiser à argumenter à longueur de journée pour convaincre les gens qui lui manifestent autant d’attention… Jusqu’à craquer et revenir dans le droit chemin de l’orthodoxie médicale.

Le problème dans tout cela, c’est que le malade n’a pas envie de se fâcher avec son entourage qui lui veut tellement de bien. Mais en évitant ce conflit, parce qu’il n’ose pas ou parce qu’il n’en a pas la force, il risque de dévier du chemin de guérison qu’il avait pourtant choisi en conscience. Avec pour conséquence des compromis dans lesquels il ne se sentira jamais bien. À cet effet, dans la littérature consacrée à l’effet placebo et l’effet nocebo, il est démontré qu’un patient qui a confiance dans le traitement qu’on lui propose a plus de chances de guérison que celui qui se défie du même traitement. Autrement dit, aller vers la chimiothérapie contraint et forcé par notre entourage risque de se révéler plus toxique que d’y avoir recours sans se poser de questions et en toute confiance…

L’ENTOURAGE – OPPOSITION

Si la personne atteinte de maladie résiste héroïquement aux tentatives du corps médical d’une part, et de l’entourage d’autre part, les relations avec ce dernier risquent de passer à un autre niveau de difficulté. Dans ma carrière de formateur d’adultes, j’ai souvent été témoin de situations où l’entourage ne se contente plus de poser des questions ou d’exprimer son scepticisme. À partir d’un certain stade, il multiplie les initiatives pour s’opposer activement aux volontés du malade. Je pense à cette mère d’une femme atteinte d’un cancer qui refusa de continuer de garder ses petits-enfants tant que sa fille ne se décidait pas à « se soigner sérieusement ! » J’ai vu aussi un mari faire alliance avec les oncologues pour convaincre sa femme japonaise de se faire enlever le sein, alors que celle-ci avait déclaré qu’elle préférait mourir que de se faire mutiler dans sa féminité. Un de mes amis psychiatres me raconta le calvaire enduré par une jeune femme d’une famille religieuse conservatrice. Son mari avait tenté de la tuer par strangulation au domicile conjugal. À la suite de cet événement traumatique, elle contracta un cancer du sein et subit une double mastectomie (le deuxième sein étant enlevé préventivement). Malgré tout, de multiples tumeurs réapparurent au niveau de sa poitrine mutilée. Et c’est là qu’elle comprit que, tant qu’elle n’aurait pas quitté son mari, sa maladie ne s’arrêterait pas de proliférer. Ses parents s’y sont opposés catégoriquement, même s’ils étaient au courant des violences conjugales subies par leur fille.

On peut s’interroger sur la raison de tels comportements toxiques et morbides de la part de notre entourage qui, pourtant, serait censé ne vouloir que notre bien. En réalité, c’est ce qu’il veut ! Car lorsque nous voulons faire du bien à quelqu’un, la plupart du temps, nous prenons comme référence ce qui NOUS fait du bien et nous le projetons sur l’autre. Dans un contexte où la vie de l’autre est en danger, le stress nous empêche de réfléchir et de prendre du recul… À ce moment, nos comportements deviennent des comportements réflexes guidés par le conditionnement mental qui a été le plus présent dans notre vie jusque là. C’est ainsi que, même des gens ouverts aux médecines naturelles et alternatives, peuvent devenir des fervents défenseurs de la chimiothérapie et de l’allopathie lorsque la vie d’un de leur proche se trouve être en danger. Tout simplement parce que le paradigme de la médecine chimique est le paradigme dominant dans notre société, qui dispose, en plus, de moyens de diffusion et de matraquage médiatique qu’aucune autre approche ne peut s’offrir.

L’ENTOURAGE – ASSASSIN

Dans certains cas, cette opposition de l’entourage peut mener la personne atteinte de maladie jusqu’à la mort. Ce fut le cas, entre autres, de cette jeune femme citée plus haut, qui a préféré se laisser mourir plutôt que se battre, parce que ses parents lui ont fermé la seule issue qui aurait été salutaire pour elle. Ce fut le cas également pour cette Japonaise qui mourut, comme annoncé par elle, peu de temps après sa mastectomie. Dans beaucoup d’autres cas, la personne malade prend conscience confusément que si elle guérit, elle risque de mettre en péril toute la névrose familiale. Dans des familles dysfonctionnelles, en effet, c’est souvent la seule personne saine d’esprit qui exprime des symptômes morbides, alors que tous les autres sont trop coincés dans leur pathologie pour imaginer être atteints d’un déséquilibre quelconque. Le scénario classique, c’est que lorsque la personne malade fait mine de commencer à s’en sortir, toute la famille se coalise pour la renfoncer dans ses problèmes et dans ses symptômes, ne lui laissant comme seule alternative que de reprendre son rôle de catalyseur de la névrose collective ou de disparaître définitivement…

Si le portrait que je viens de brosser semble déprimant et sombre, il n’en reflète pas moins une réalité sournoise presque omniprésente pour tous ceux qui cherchent à « s’en sortir autrement. » Je veux malgré tout vous indiquer quelques pistes, inspirées de personnes qui ont réussi à gérer les relations avec leur entourage de manière constructive pour elles.

  • Première piste : faire de la prévention (une fois de plus). Comment ? Pendant que vous êtes en bonne santé, parlez à votre entourage de vos choix et de vos positions en matière de maladie, d’accident, de coma prolongé. Parlez-en et demandez à chacun s’il est prêt à vous soutenir dans vos choix. Vous saurez ainsi, si la maladie vous frappe, qui seront vos alliés et qui seront les personnes à éloigner… Vous pourrez aussi désigner par écrit (et le déposer chez un notaire) les personnes que vous autorisez à prendre des décisions pour vous, en cas d’inconscience…
  • Deuxième piste : si vraiment, votre entourage immédiat se révèle trop toxique pour vous, louez un chalet à la campagne, réfugiez-vous dans un monastère ou chez un ami proche, pendant le temps de votre processus de guérison. Ne donnez vos coordonnées qu’à une seule personne de confiance qui sera chargée de filtrer et de transmettre – ou non – les messages entre vous et le reste du monde.
  • Troisième piste : rompez clairement avec ceux qui vous entravent, en leur disant explicitement que, pour vous, votre vie et votre santé sont plus importantes que cette relation. Ne fermez pas pour autant la porte, leur donnant rendez-vous après votre guérison… Mais pas avant !

 

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54 Commentaires
  • Christon
    Publié le 18:45h, 24 octobre Répondre

    Bonjours à tous,
    Bel article, maman est partie ainsi, mal accompagnée par ses proches.
    Nous (avec mon ex-épouse) avons subit de plein fouet le « retour » de beaucoup de membres de « ma » famille… il y a des fois des mots difficile à dire, là où l’on imaginerait le soutien, c’est la peur égoïste qui prédomine entrainant des comportements réactionnels néfastes.
    Notre approche incomprise n’allait pas dans le sens du commun. Alors qu’il était du choix de ma mère de suivre cette approche de soi, tout en respectant l’avis du corps médical. (le jour où l’on comprendra que cela est complémentaire!!?) … mais elle n’est malheureusement plus là pour le dire.
    Face à l’adversité, ou tant que l’on prend l’existence « comme adverse », on ne peut réaliser ce combien elle nous parle et combien les renvois de ce qui nous « touche » est évocateur de nos conflits propres!
    Suite à cela et pour rebondir sur le préventif du mois précédent, un fait s’est avéré sérieusement conséquent de la position prise par mon frère notamment, puisque sa fille est née le jour anniversaire du décès de maman! Mais il ne sait pas que notre mère a perdue son père à l’age de huit ans… ma nièce a six ans à ce jour, … tout doucement j’ai pu parvenir à ce que nous nous rapprochions depuis ces événements, sans savoir s »il parviendra de son propre libre arbitre à comprendre les enjeux de sa position d’alors et ses conséquences envisageables?
    Les cas similaires sont légions, et me plaçant sans jugement du côté du sens de la Vie, je suis persuadé que nous avons toutes les chances de nous sortir du pétrin dans lequel nous nous sommes fourrés!

  • lizana
    Publié le 09:24h, 07 novembre Répondre

    Chez moi c’est l’inverse, j’ai retiré mon mari des pattes des médecins qui voulait le gaver de tranquilisants parce qu’il a une fibromyalgie (ou pas ?) une maladie peu connue, et invérifiable, si ce n’est qu’on a des douleurs qui pourraient venir du cerveau (ou pas ?). En attendant, on bourre le malade de calmants qui ne font que l’abrutir : j’ai opté pour le régime sans sucre et sans gluten, sans lait, sans fromage, (je fais la même chose) les plantes, l’homeopathie, les magnétiseurs, la psychogénealogie, les huiles essentielles, bref il ne prend plus de médicaments, sauf pour des maladies ciblées qui ont encore besoin de traitement allopathique, dues à l’âge. Pendant plusieurs années il avait des crises de paniques tous les jours, et des douleurs insuportables partout dans les muscles et les tendons, plus des maux de tête, de l’insomnie et le syndrome de la fatigue chronique, des coliques.

    • Aurélie
      Publié le 03:37h, 12 novembre Répondre

      Lizana, vous décrivez des douleurs et désordres chez votre mari que j’ai moi-même vécu après la prise d’un antibiotique (dont le principe actif est la fluoroquinolone) et j’en subi encore les conséquences 3 ans après!!! Je vous invite à vous renseigner car beaucoup « d’intoxiqués » par cette molécule ne l’ont compris qu’après plusieurs intoxications à des années d’intervalle et alors que les médecins appellent cela fibromyalgie, fatigue chronique etc… J’écris cela car vous indiquez « maladies ciblées qui ont encore besoin de traitement allopathique », j’avais une maladie ciblée, cependant je ne savais pas que j’étais allergique à la fluoroquinolone et il existe d’autres molécules que celle-ci, renseignez-vous pour lui…J’avais 29 ans quand j’ai été intoxiquée, pendant 6 mois je n’ai pu marcher correctement et n’avais même plus la force de m’occuper de mes enfants, je ne tenais pas debout…mis à par 1 médecin qui suit des centaines de « cas » similaires au mien, et rencontré grâce à un forum de malades qui décrivaient tous la même chose après avoir pris ce médicament, tous les autres ont collé un autre nom: fibromyalgie, somatisation etc…et ne veulent pas entendre parler des effets secondaires terribles des médicaments (pourtant indiqués noir sur blanc sur la notice). Beaucoup de gens mettent aussi ces douleurs sur le compte de la vieillesse…vu le mien et le fait que les effets secondaires sont apparus seulement quelques heures après, j’ai su immédiatement que je développais les effets adverses mais je suis un « cas » rare, beaucoup de personnes ne développent les effets que progressivement et par vagues/cycles voire sont ré-intoxiqués par les poissons d’élevage/crustacés/viandes consommées et qui en contiennent parfois.
      Bon courage à vous et votre mari.

  • Claude
    Publié le 10:39h, 05 novembre Répondre

    Bonjour à tous
    Merci comme toujours à Jean-Jacques pour la qualité de ses articles.

    L’idée de « prévention » dont il parle m’intéresse vraiment beaucoup : les discussions avec l’entourage pour essayer de prévoir leurs réactions en cas de problème grave me semblent incontournables; aussi pour l’informer très très très clairement de notre choix au cas où ça nous arrive.

    Voilà pourquoi j’insiste tant là-dessus : une personne très proche de moi m’avait dit de façon peu aimable, à propos de quelqu’un qui se laissait mourir d’un cancer : « Je voudrais bien savoir ce que tu ferais, toi, si tu étais à sa place ! ». Pourtant, elle sait très bien que je m’intéresse énormément au développement personnel (depuis 40 ans, à peu près, ça doit commencer à se savoir, quand même !), et que je fais de l’EFT ou d’autres techniques au moindre petit (et gros) problème !
    Et quand j’ai répondu : « C’est évident ! Je ferais de l’EFT, du Reiki, et tout et tout, 24 h sur 24 ! Et je chercherais à résoudre ce qu’exprime mon inconscient à travers cette maladie », elle m’a regardé avec des yeux ronds : elle n’avait vraiment pas fait le lien entre les deux, malgré TOUTES les histoires de relation entre le physique et le psychique que j’avais pu raconter, entre autres à partir de tes articles, Jean-Jacques… Moi aussi, je l’ai regardée avec des yeux ronds : je pensais tout de même que c’était clair pour elle.

    Tout ça pour dire que, à propos de nos désirs profonds en cas de maladie grave : « Cela va sans dire, mais çA VA ENCORE MIEUX EN LE DISANT »… et aussi en l’écrivant; vraiment bien, l’idée de déposer devant notaire les noms des amis (pas forcément des parents) qu’on autorise à prendre les décisions en cas de nécessité.
    Voilà un gros « sujet de conversation » en perspective… hé, c’est la Toussaint, normal ! 😉

    Autre chose : utile de garder en tête que nos proches, même « toxiques » sont des reflets de certaines parties de nous-mêmes. Donc, se protéger de leur discours « extérieur », mais regarder en même temps en quoi il entre en résonance avec notre discours intérieur.

    • cécile
      Publié le 17:23h, 05 novembre Répondre

      merci de ce beau témoignage.
      il explicite clairement que quand il est question de vie ou de mort, plus rien n’existe …
      plus aucune conversation autour d’un verre au sujet de la vie … plus aucune considération métaphysique pour certains !!! « oui, mais là, c’est du sérieux… il va mourir !!! »
      « ben, oui, il va mourir … si c’est son choix avec ou sans la collaboration du corps médical …
      on rencontre toujours les bonnes personnes au bon moment … aussi triste soit-il !
      alors, soyons conscient, et osons nous poser la question avant que ça arrive …
      osons parler de la mort, et ce qu’elle représente pour nous …
      Cécile

  • Marie-Noëlle
    Publié le 09:49h, 12 octobre Répondre

    Bonjour

    Cet article m’aide à comprendre ce qui s’est passé avec mes deux jeunes frères, morts à 33 et 40 ans de graves troubles psychiques (Notre père était grand dépressif) il y a respectivement 9 et 10 ans.
    Leur départ m’a laissé effondrée… d’abord d’avoir assisté à leur souffrance psychologique et déchéance sociale. A l’époque, étant l’aînée de 4 enfants, j’ai voulu les prendre sous mon aile, leur prodiguant des tas de conseils, cherchant les établissements les meilleurs, allant même jusqu’à enlever de force l’un d’eux de l’hôpital psychiatrique où il avait été admis, sous prétexte qu’il ne supporterait pas de se retrouver dans le même hôpital où notre père avait fait de nombreux séjours… Mais avec le temps, j’ai regretté mon action car j’ai interféré sur sa propre décision . A l’époque, je voulais les sauver car ils étaient si fragiles et ils avaient tant besoin de moi ! Et eux ne faisaient rien pour me contredire. Ils étaient d’une grande passivité par rapport au système médical psychiatrique. Au final ils ont décidé de quitter le monde…. J’ai compris aujourd’hui que certes, j’aimais beaucoup mes frères Mais c’est ma propre angoisse que je cherchais à calmer en menant toutes ces actions. Je ne peux pas m’empêcher de me demander quelquefois comment ça aurait évolué si j’avais été moins présente,…. Mais je suppose que j’affirme une pensée de toute-puissance en disant cela…. comme si j’avais un pouvoir sur les autres… En tout cas le plus dur pour moi à l’époque fut d’admettre mon impuissance. Il n’y a pas un jour aujourd’hui où je prends garde à ne pas retomber dans cette ornière. Qui plus est vis a vis de ma fille. Mais le naturel est tenace. D’où besoin de changement…. Ca c’est une autre histoire !
    Merci Jean-Jacques de nous proposer des pistes.

    • Christine
      Publié le 16:17h, 12 octobre Répondre

      Oh ! Marie-Noëlle, quelle douloureuse épreuve vous avez eue… j’en suis toute retournée.
      Je ne sais pas si vous « affirmez une pensée de toute-puissance »ou si, simplement vous étiez la seule à tenir la route avec beaucoup de responsabilités sur le dos.
      Il y a tout lieu de croire que les remèdes non intelligents (et pourtant parfois utiles) de la médecine psychiâtrique ont produit des dégâts bien supérieurs à votre amour. Vous avez été présente de toutes vos forces et je ne pense pas que vous devriez vous le reprocher. Quand les autres n’ont plus de décision, que faire d’autre que de décider à leur place.
      Non, vraiment, dans votre cas, je ne crois pas qu’il y ait eu abus de votre part. Mais vous avez peut-être besoin de trouver quelque thérapeute éclairé qui prenne soin de vous maintenant et vous soutienne quand vous avez tant fait pour les autres.

  • Julia
    Publié le 10:00h, 08 octobre Répondre

    Ce système médical classique est malheureusement basé sur la peur (il y a des exceptions heureusement, le corps médical étant tout de même composé d’êtres humains!) mais la médiatisation est tout de même forte pour jouer sur cette corde sensible peur/sécurité…

    D’autant plus que l’outil marketing « crée » de nouvelles maladies de toutes pièces! voir ci après : Les maladies imaginaires.

    C’est notre propre confiance en nous même et en l’intelligence de notre corps, de la vie, qui nous permettra de ne pas tomber dans ce piège! Sur la base d’une hygiène de vie saine, bien évidemment… d’où l’intérêt des médecines alternatives!

  • Danielle
    Publié le 11:49h, 07 octobre Répondre

    Pour ce faire, il faut de la force, du courage, une ouverture d’esprit et de cœur face à soi-même et aux autres. J’accompagne et je soigne en offrant des massages thérapeutiques à des personnes en perte d’autonomie physique et cognitive. La majorité de ces personnes sont âgées et peut-être que c’est un jugement de ma part, mais j’ai l’impression que le nombre d’années s’accumulant, il est de plus en plus difficile de mettre de côté les schémas, les croyances, les peurs et encore plus, s’il n’y a pas eu auparavant de questionnements en regard de ces peurs. Comme vous le dites, se retrouver seule face à l’opinion de nos proches et du système médical n’est pas une mince affaire. La guérison dans tout cela, elle n’est pas dans l’aboutissement, dans le « je suis guéri » ou « je ne suis pas guéri », mais dans la démarche de guérison, même si finalement, c’est la mort qui termine cette démarche.
    Un grand merci pour vos articles et les commentaires de chacun.

  • Martine
    Publié le 14:48h, 04 octobre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques,
    Un grand merci pour vos articles si intéressants qui invitent à nous questionner et à nous regarder dans notre manière de fonctionner. Il en est de nos façons de nous comporter face à la maladie de notre entourage (famille, amis), mais aussi par rapport aux personnes âgées. J’ai eu l’occasion de m’occuper d’une dame de 96 ans pendant 2 ans (décédée à 99 ans) qui avait toute sa conscience et son intelligence était encore bien vive. J’ai pu observer la pression qu’elle subissait de la part de ses enfants, qui ne voulaient que son bien, et qui s’occupaient de la gestion de ses affaires administratives et courantes car bien sûr elle ne pouvait plus s’en occuper. Cela m’a interpellé car je trouvais qu’elle n’était pas consultée et que certaines choses lui étaient imposées, sans se préoccuper de son avis. Là aussi, on retrouve « le jeu de pouvoir » que vous nous avez si bien expliqué. Simplement, observer, écouter et accueillir l’autre avec amour… tout un programme de vie !…

  • Odile
    Publié le 11:29h, 04 octobre Répondre

    Excellente analyse. Elle s’applique exactement à une personne de mon entourage qui est mort il y a presque un an : atteint d’un cancer, ce sont ses proches qui l’ont poussé à suivre une chimio, alors qu’il s’orientait vers des médecines alternatives. Il a tenté d’aller vivre chez un ami au début de sa maladie, mais ce dernier n’a pas voulu le garder chez lui plus d’un mois.
    Autant je connais des personnes qui se sont sortis d’un cancer après une opération (on peut effectivement parler d’une mutilation), autant je ne connais personne qui se soit guéri d’une tumeur par chimiothérapie.
    Vu l’absence de résultats positifs avec la chimio, autant essayer la cure Breuss.
    Mon père a été diagnostiqué avec un cancer en novembre 2012, toute ma famille veille justement à ce que les médecins ne le fassent pas partir vers la chimio et son état a plutôt tendance à s’améliorer.

  • Rudi
    Publié le 02:34h, 04 octobre Répondre

    Les pistes 2 et 3 sont extrêmes…mais y a-t-il moyen de faire autrement ? Poser la question c’est y répondre… La phrase que je retiens est plus particulièrement : « Car lorsque nous voulons faire du bien à quelqu’un, la plupart du temps, nous prenons comme référence ce qui NOUS fait du bien et nous le projetons sur l’autre. » Tout est dit dans cette phrase : moi, moi et encore moi…c’est tellement contemporain !

    • Anaxandre
      Publié le 14:45h, 12 octobre Répondre

      Oui, c’est exactement cette phrase qui m’a « choquée ». Lors de ma première grossesse, nous avions pour projet d’avoir une naissance la plus naturelle possible mais dans un monde médicalisé quand même étant donné mon surpoids. J’ai dû changé de gynécologue en cours de route et je ne me suis pas écoutée, je l’ai laissé me maltraiter durant la fin de ma grossesse et m’imposer malgré moi une césarienne alors que rien ne la justifiait. Pour couronner le tout, on n’a jamais pu me faire la péridurale et ma fille est née « sans que je sois là ». On me la retirée les 30 premières heures et je n’ai pu faire sa connaissance qu’à son arrivée dans ma chambre… qui était déjà remplie de visiteurs. Lorsque j’ai voulu évoquer ma souffrance par rapport à la naissance de ma fille (il m’a fallu plus de 18 mois avant de ne plus pleurer en y pensant), ma maman m’a répondu que j’avais de la chance parce qu’elle avait toujours rêver qu’on lui fasse des césariennes sous anesthésie générale pour ne pas souffrir. Ma fille a bientôt 9 ans et maman n’a toujours pas compris que mon rêve à moi, c’était d’aider ma fille à naître et d’être là dès les premiers instants avec elle… Pour elle, j’ai eu les conditions idéales et ça ne se discute pas. Nos relations ont bien changé depuis…
      Alors oui, nous avons cette tendance à réagir « comme pour nous » mais faisons attention à tout de même écouter l’autre… Etre écouté, c’est aussi une partie de la guérison. C’est en tout cas ce qui m’a permis d’envisager une seconde grossesse et d’avoir la joie d’être deux fois maman à présent.

  • sauleil
    Publié le 15:55h, 03 octobre Répondre

    vraiment tres intéressant, le cas de Kathy m’a fait reflechir car je cherche des pistes dans mes mémoires famliliates, mais je suis d’accord sur les relations toxiques familiales ou amicales, j’ai misdu temps à comprendre, je vais de mieux en mieux, (parkinson depuis 17 ans) le stress et au depart aussi une mononucléose importante et une mauvaise lrelation que j’ai trainée, sure de la sortir d’affaire, mais j’aifailli m »y perdre aussi, depuis la séparation, l y a deux ans, je revis le stress s’éloigne et je refais mon chemin pour comprendre ou je suis tombé et me sauver, car je vais me guerir, avec des articles et le code de guérison de Alexander Loyd, enfin merci JJ C de nous apporter autant, vos textes sont clairs et intéressants

  • Touzot Lisa Marie
    Publié le 07:24h, 03 octobre Répondre

    Merci encore JJC pour tous ces conseils riches et lucides.
    On peut bien sûr retourner la réflexion et prendre conscience de notre propre nuisance s’il nous arrive de vouloir imposer nos vues.
    Cela rejoint aussi ma vision chrétienne : chacun reçoit de Dieu en fonction de ses besoins, au moment précis où il en a besoin (au temps présent !).
    Faisons donc aux autres ce que nous souhaiterions pour nous même : laissons les libres d’écouter leur voix et de suivre leur voie.

  • Véronique
    Publié le 04:54h, 03 octobre Répondre

    Un grand merci à vous Jean-jacques pour ce don de vous que vous mettez au profit de nous tous !
    Quand je lisais cet article, moi qui suis en bonne santé actuellement, mais toujours intéressée par optimiser ma santé et ceux qui m’entourent, je me suis posée la question si j’étais face au dilemme que vous décrivez dans votre article, comment je réagirais. En effet, je pense qu’il faut être fort(e) de caractère et avoir des arguments fort construits pour pouvoir faire face aux « gens qui savent mieux que nous, aux gens dont c’est le métier » qui nous orientent ou décident à notre place et en plus, il me semble avoir lu qu’il était très difficile en France de passer outre la médecine allopathique car si l’on décide de ne pas suivre leur protocole, le système ne prendrait plus en charge le patient !!!????
    Merci pour ce blog également et belle continuation à vous tous

  • Francoise
    Publié le 03:37h, 03 octobre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques,
    J’ai lu attentivement cet article courageux, ainsi que les commentaires.
    En tant qu’infirmière, j’ai pu constater très souvent à quel point l’entourage peut être non seulement oppressant, mais parfois carrément toxique. J’ai aussi le souvenir d’une amie qui ne voulait absolument pas de chimio, mais ses fils se sont ligués avec le médecin pour la forcer… Elle est décédée quelques semaines après. En croyant bien faire, l’entourage projette ses propres peurs sur la personne malade, sans vraiment l’écouter dans ses propres choix et sans véritable soutien. La faiblesse induite par la maladie, ainsi que la pression de l’entourage, deviennent extrêmement difficile à gérer.
    C’est un acte de grand courage que de déposer de la conscience dans cet enchevêtrement de relations et de jeux de pouvoirs. Un immense chantier, auquel tu participes avec un grand talent.
    Je garde en moi quelques magnifiques séances vécues dans un de tes ateliers.
    Merci infiniment pour ton travail.
    Amicalement.
    Françoise

  • Yvette
    Publié le 17:29h, 02 octobre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques, Bonjour à tous les lecteurs.
    Merci de vos témoignages qui m’invitent à la réflexion et me permettent des prises de conscience.

    Beat et Jeannine, félicitations pour votre ouverture.

    En ce moment, j’ai du mal. Alors, je fuis et souffre en silence.
    Je me suis reconnue (avec le mauvais rôle) dans l’article de Jean-Jacques. Merci Jean-Jacques d’être un si bon miroir. Oui, un éveilleur.
    Je ne suis plus là pour une personne qui souffre et se détruit petit à petit. Au début, lentement et sûrement, et maintenant, tout s’accélère. Avec la complicité du corps médical. Je parlerais de suicide assisté (les médecins jouent tellement bien ce rôle sans en être conscients). Médications toxiques, suivies d’intervention chirurgicale invalidante pas nécessaire… Bien sûr, il y a eu le décès récent d’un des fils de cette amie. Et puis, les maladies sont apparues, l’une après l’autre. Cette amie est tombée dans le cercle infernal de la médecine allopathique rassurante par sa toute puissance. J’étais très présente, d’autres amis également, et sa famille. Mais après l’intervention chirurgicale (ablation de la vésicule biliaire), sa santé s’est encore tellement détériorée que … je lui en voulais, je ne pouvais m’empêcher de tomber dans le jugement, le reproche – et je me suis éloignée : pour ne pas dévoiler mes opinions et sentiments négatifs, ne pas non plus être en face d’elle dans le non-dit.
    Mes pensées négatives : 1) Même pas besoin de demander officiellement l’euthanasie. Beaucoup de médecins savent tellement bien y faire pour hâter la fin de vie des personnes en demande (demande non formulée ouvertement). 2) Une complicité mortifère s’établit ainsi entre patient et médecin… , chacun des protagonistes étant tout à fait inconscient du rôle qu’il joue en réalité.
    (Et je suis horrifiée de cette prise de conscience – de ces pensées qui me viennent à l’esprit).
    Que faire ? Essayer de prendre du recul, ou plutôt de la hauteur ?
    J’envoie en pensée des messages d’amour et de guérison.
    Et je prends soin de moi, de mes proches, de ma santé corps-coeur-esprit, sans médicament. (Ou exceptionnellement, un remède de terrain).
    Accepter l’autre sans condition ? Rester dans la présence et l’ouverture confiante sans aucune attente simplement heureux d’être là, et être vraiment là ?
    Je m’aperçois que le « Que faire » est devenu « qu’être » .

  • cécile
    Publié le 17:05h, 02 octobre Répondre

    je reviens après une lecture des articles précédents que je ne connaissais pas encore et une relecture de ce dernier. alors le but visé c’est les trois fondamentaux de Jung pour amorcer la guérison ou une guérison …
    ce qu’il y a de sûr c’est que tu es direct dans tes propos et que parfois il faut un temps pour prendre de la hauteur …
    je ne connais pas bien les travaux du Dr Hamer et je ne suis pas sûre d’être dans l’envie à les explorer, toute fois en lisant les articles je me suis rendu compte de ma difficulté à laisser ressortir d’un enseignement comme une substantifique moelle car oui, je me fais prendre au jeu de la réaction … émotionnelle.
    les « solutions » que le Dr Hamer a choisi pour guérir ces personnes me semblent quelque peu farfelues et inconsidérées.
    pour poursuivre, je me rend compte qu’à la lecture de tes articles, dont j’acquiesce vraiment le fond, mon côté « sauveur » s’active vivement.
    ton dernier article m’a semblé plutôt morbide (est-ce à la veille de la toussaint ?) et à ne pas mettre entre toutes les mains (revoilà le sauveur). de quoi on parle ? attention à la toxicité !!!
    pour ma part je ne suis pas dans la posture que tu décris, je ne suis pas malade, du moins pas encore.
    pour autant la toxicité de l’entourage me parle, puisque je suis sur un chemin d’individuation, de croissance individuelle, et que cette question je me la suis posée. est-ce que mon entourage, notamment mon conjoint, m’entrave dans mon évolution ???
    à cette question, je ne sais pas tout à fait répondre aujourd’hui encore, même si il me semble voir que ce qu’il m’offre était en dehors de ma capacité de reconnaissance il y a encore une semaine. il me semble que peut-être on a à tout les deux la possibilité de guérir lui son masculin, moi mon féminin …
    quoiqu’il en soit, j’ai appris en court de route à ne pas « partir en courant » quand j’ai commencer à comprendre comment j’avais choisi mon partenaire !!! et que ce que je pourrais prendre pour de la toxicité est imprégné d’un conditionnement lié à mon histoire, avec son lot de croyances familiales et autres.
    donc oui, si je tombe malade j’aimerai me sécuriser et être consciente de la toxicité de mes proches, toute fois comment vivre cette prévention dans le détachement ??? car « la prévention » on sait où ça mène … cultiver la peur !!!
    fondamentalement je me pose cette question: où en suis-je avec la maladie pour moi-même et pour les autres et je peux me poser la même question au sujet de la mort ?
    et ça m’amène à partager avec vous une belle synchronicité, puisqu’un ami thérapeute, pas plus tard qu’hier m’a informer de sa volonté de créer un atelier avec moi au sujet de la mort … ouahhh
    je crois que j’aimerai proposer aux gents une réflexion profonde à ce sujet, la maladie et la mort
    où en sommes nous de ces deux thèmes qui à eux tout seul participent à un inconscient collectif puissant.
    car si mon entourage peut être toxique pour moi je peux l’être pour quelqu’un avec mes bonnes intentions …

    voici deux choses que je voulais partager avec vous, qui ont été pour moi riche en information et permettant d’aller vers une croissance individuelle:
    « Le Déclic, Transformer la douleur qui détruit en douleur qui guérit » de Marie-Lise Labonté aux éditions de L’Homme
    et le site de Guy Corneau, http://www.guycorneau.com, qui partage à la fois son expérience de la maladie, et son expérience de thérapeute avec beaucoup de sagesse et d’humilité.

    bien à vous tous
    Cécile
    et merci JJ ça fait avancer le schmiblik

  • christiane
    Publié le 12:13h, 02 octobre Répondre

    Bonjour et merci pour ce que vous partagez.
    La résistance au changement…on en a beaucoup parlé en ce qui concerne la personne concernée directement,par une maladie, un trouble psychologique… Ce que vous abordez se situe dadans le cadre de la maladie « physique » ( je ne veux pas établir une dichotomie artificielle entre corps et esprit, c’est husye une facilité de langage). Et cela m’a donné envie de témoigner de ce que j’ai vécu, de façon parfois très douloureuse, au point que j’ai fini par démissionner, lors de mon activité de psychologue-psychothérapeute dans des institutions éducatives (en France).
    Les enfants placés l’étaient ,par décision de justice, notamment à cause de dysfonctionnements familiaux, allant du relativement bénin( à se demander pourquoi on retirait l’enfant de sa famille au lieu d’aider directement cette famille….mais c’est un autre débat, encore que…) au gravissime relevant du crime.
    Des travailleurs sociaux intervenaient donc auprès des enfants et de leur famille. Et, je voyais (avec effarement, puis consternation, puis colère, puis mobilisation d’énergie pour que des prises de conscience et des changements s’opèrent, puis sauvegarde de ma propre personne lorsque j’ai constaté mon impuissance et l’acharnement manipulatoire à mon encontre ( les jeux de pouvoir !!!!)), je voyais donc se mettre en place quantité de stratégies, plus ou moins conscientes, plus ou moins « bien intentionnées » pour que rien ne change !
    L’on sait ( cf notamment la systémie ) que le système familial va tout mettre en oeuvre pour que « tout redevienne comme avant ». Cela nous le savons, et nous devons « travailler avec ». Ce dont on ne parle pas, ou alors dans les couloirs , en se cachant, c’est de l’incroyable stratégie des intervenants sociaux pour que les familles demeurent « les mauvais » et que tout continue à aller « mal »….notamment pour l’enfant placé. Certes , mes propos sont quelque peu lapidaires, et manquent de nuance. Il faudrait des pages et des pages pour développer de façon plus étayée cette réflexion. Il n’empêche que l’on retrouve dans les mécanismes concernés les mêmes ingrédients que ceux que vous évoquez en cas de maladie d’une personne qui ne suit pas le « droit chemin » tel que conçu par son entourage( et la remarque de Jean-Pierre est fort pertinente ). Les travailleurs sociaux « savaient » quel était le bon modèle éducatif, ce que sont de « bons parents », ce qu’est un bon comportement social etc….et ils agissaient uniquement en fonction de ce modèle, ce qui aboutissait quelquefois, trop souvent, à reproduire une forme de maltraitance….raison pour laquelle l’enfant était placé ! Et le tout, avec au mieux, la meilleur bonne volonté du monde….Ah, il faut que je mette là un terme à mon message, je risque vraiment de poursuivre bien trop longuement !!!!! En tout cas, cette expérience m’a amenée aussi à réexaminer comment je pouvais ,moi aussi, par mes attachements à des croyances plus ou moins conscientisées, en arriver à entraver le changement chez l’autre, de quelqu’ordre fût-il. !!!!

  • Diane
    Publié le 11:07h, 02 octobre Répondre

    Ce message est pour Kathy.
    Je suis moi-même atteinte des deux maladies dont vous parlez et cela depuis tellement longtemps.
    J’ai tout essayé . C’est tout un cheminement de vie. Pour moi tout cela m’a amené tellement loin
    que j’ai de la difficulté à vous décrire ma démarche ou plutôt je sens que je ne serai pas comprise.
    Je suis avant tout ou j’étais avant tout une intellectuelle. Maintenant je me définis en terme d’énergie.
    TOUT EST ÉNEGIE ET L’ÉNERGIE EST INFORMATION. Et c’est là que ça se complique car en tant qu`être terrestre nous sommes habitués à nous fier à nos sens très physiques. Découvrez le pot aux roses et votre vie commencera à changer petit à petit. C’est ce que je fais depuis de nombreuses années. Je vais mieux. Guérison totale elle viendra à son heure quand mes corps seront prêts. Patience patience patience.
    Diane Je ne pends aucune drogue LOL

  • Sylvain
    Publié le 09:54h, 02 octobre Répondre

    Ce sont des cas d’espèces, pas de vérité universelle. Reportez-vous au témoignage de Guy Corneau, dans son livre Revivre, qui a essayé TOUS les traitements en complémentarité pour se guérir avec succès. Il raconte aussi comment une amie à lui au prise avec le cancer a refusé tous les traitements traditionnels, chimio, etc., et est décédée. Comme quoi il n’y a pas d’absolu, là comme ailleurs.

    • anne laure Dupont
      Publié le 02:35h, 03 octobre Répondre

      Bonjour Sylvain, j ai lu ce livre , l ‘amie décède. Mais pour moi justement ,elle n’a jamais vraiment » coupée « la relation avec sa famille ou pris une décision de s’ affirmer vraiment par rapport à sa famille, à aucun moment.

      Merci et bonne journée à tous.

  • anne laure Dupont
    Publié le 08:30h, 02 octobre Répondre

    Il y a 5 ans , j’ai fait un changement radical dans ma vie mais pas « adorable ».
    Cela m ‘a sauvée d’un début de cancer du sein et d’une dépression. Ma Propre famille m’a rejetée.
    J’ai fait « sauter » le puzzle familial. Aujourd’hui , je me suis réconciliée avec tous , même mon ex-mari .
    Mais aujourd’hui, chacun me respecte et je respecte chacun.
    J’essaie d’être toujours en évolution et en amour avec moi-même (un bon début !!!) car cela me donne la joie de vivre.

  • Jacynthe
    Publié le 08:16h, 02 octobre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques
    C’est tellement vrai ce que vos dites. J’ai eu dans ma pratique médicale un ami atteint du cancer du colon avec métastases au foie. Après la chirurgie, on lui a offert (pour ainsi dire forcé) à prendre de la chimiothérapie. il était très réticent..et après insistance il a accepté….Au deuxième traitement de chimio, il a décompensé…toutes ses fonctions ont lâché….insuffisance hépatique, rénale, pulmonaire, hormonale, confusion…etc . Même sa peau se momifiait (disparition des empreintes digitales)…les médecins ont alors dit qu’il était en phase terminale et avait cessé tout traitement..J’ai dû me  »battre » avec eux pour leur expliqué que ce n’était que la réaction toxique à la chimio et qu’il avait besoin de repos et d’une alimentation parentérale , laissant ainsi à son organisme le temps de se détoxifié…Ils ont accepté et mon ami a repris progressivement la santé et a pu rétablir complètement ses fonctions. Il ne voulait pas de chimiothérapie et avait très peur des effets secondaires…….il a été 2 ans en rémission complète mais par la suite les circonstances ont fait qu’il a rechuté dans son conflit (retour de la cassette) et le cancer est réapparu plus agressif cette fois-ci.
    Alors je suis entièrement d’accord sur l’importance de la confiance que l’on octroie à telle ou telle thérapie et thérapeute….

  • jeannine
    Publié le 07:34h, 02 octobre Répondre

    savoir écouter, regarder, aimer l’autre qui nous est cher sans jugement. bonne thérapie ?

  • mo
    Publié le 07:25h, 02 octobre Répondre

    j’ai fait une allergie a l’héparine le corps médical a craint que mon pied qui semblait se nécroser me provoque une septicémie et que ma prothèse puisse attraper un virus.Conclusion on m’a coupé les doigts de pieds. je n’étais pas très favorable mais le responsable du service, la famille ont fait pression »pour mon bien ».
    le problè.me est que alllité à l hopital on ne peut avoir d’autres avis
    Il en est de même pour la prise de préviscan , j’ai vu sur ce médicament des avis négatif mais même mon homéopathe me dit qu’il faut prendre ce médicament

    MERCI POUR CE DEBAT TRES INTERESSANT

  • jean-pierre
    Publié le 06:54h, 02 octobre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques,
    Je vous suis depuis longtemps et suis bien 100% OK avec vous. J’ai juste une chose à ajouter, … qui m’arrive en ce moment. C’est le cas inverse de celui que vous décrivez, … mais finalement identique ! A savoir que un membre de ma famille est atteint d’un cancer et ne croit qu’à la médecine allopathique. Dans ce cas c’est moi = l’ entourage) qui voudrait lui expliquer qu’il y a des alternatives. Je le sais réticent… Et c’est difficile pour moi d’accepter de ne pas lui en parler. Donc la même chose que ce que vous décrivez peut arriver dans l’autre sens !

    • Sissel
      Publié le 10:47h, 02 octobre Répondre

      Oui, très bonne remarque; j’ai connu ça aussi. J’ai fini par m’apercevoir que je n’aimerais pas avoir quelqu’un comme moi à mes côtés si j’étais à la place du malade. Je n’aimerais pas qu’on me bassine avec des théories auxquelles je ne crois pas si j’avais passé toute ma vie à veiller à appliquer tout bien ce qu’on m’a dit, à la maison avec un père autoritaire, au travail avec un job hyper hyérarchisé, et enfin dans ma santé, où là encore, mon désir est de me fier à l’autorité. On veut se battre contre la maladie et finalement on en vient à se battre contre le malade. Alors que l’Amour d’un parent c’est le respecter, même si on le voit se perdre. C’est très dur, et très triste.

    • Imhauser
      Publié le 04:21h, 03 octobre Répondre

      Je trouve ces réactions un peu radicales Je ne me reconnais pas dans ces témoignages … Rien n’est noir ou blanc dans la manière de se comporter face à la maladie. Nous vivons (je l’espère en tous cas) dans des nuances de gris plus ou moins clair ou foncé. S’adapter aux situations me paraît plus judicieux et moins dangereux… Rester « ouvert » aux différentes solutions et rester (être, entendre) à l’écoute du malade, respecter ses besoins…ne faut-il pas parfois pouvoir proposer des alternatives? Proposer sans imposer, ne serait-il pas aussi efficace que de laisser parfois le malade se perdre parfois dans une « croyance » que dans la réalité ? Devient-on « toxique » pour autant? Je me perd un peu dans mes propos (pense-je !!! 😉 mais je réagis un peu « à froid » à propos de cet article qui, en tous cas, ne m’a pas laissé indifférente. Cécile, (éducatrice, malade, famille de 6 enfants … la totale !)

  • Pascal
    Publié le 06:20h, 02 octobre Répondre

    Passer de la statistique (1) au cas personnel (2).
    (1) Un livre de référence pour commencer à défricher le chemin menant à sa guérison :
    « La Clef vers l’Autolibération, origines psychologiques de 1000 maladies », de Christiane Beerlandt.
    Ceci est le début d’une prise de conscience : vous allez vous y retrouver en partie.
    Ensuite (2) vous devriez poursuivre votre réflexion, avec peut-être une aide externe, pour affiner la vérité statistique du livre à votre façon personnelle de voir ou ressentir les choses.

  • Guylaine
    Publié le 05:48h, 02 octobre Répondre

    Ce que vous avez décrit s’est déjà produit dans ma vie
    J’ai eu un Cancer et j’ai choisi une autre manière
    De guérison j’ai eu à faire face à toutes les difficultés
    Que vous avez décrite plus haut ! J’ai surmonté cela
    Et la santé est revenue!

  • Christine
    Publié le 05:09h, 02 octobre Répondre

    Bonjour

    Voilà un sujet qu’on voit rarement traiter. Comme c’est bien de l’avoir fait 🙂

    Oui, c’est comme si celui qui est malade avait à tirer une charrette chargée des maux des autres. le voilà responsable de tous, en position de consoler et de rassurer tout le monde.
    Mais qui est le « malade » au fond ? Celui qu’un processus psycho-corporel amène à dépasser le connu ou ceux qui s’agrippent au statu quo qui les protège surtout de se transformer eux-mêmes?

    Choisir l’ouverture au possible qu’on ne connaît pas, suivre son intuition, sa certitude intérieure (et elle n’est pas toujours là) est une attitude de pionnier. Elle est difficile à maintenir sans complicités ici ou là.

    Tout le monde n’a pas les moyens de louer un chalet pour avoir la paix !!!

  • Marie
    Publié le 03:46h, 02 octobre Répondre

    Non seulement j’adhère à cette façon de penser mais je pense qu’il faut gérer ce que j’appelle  » les relations toxiques  » au quotidien tout au long de sa vie et qu’il faut apprendre à développer certaines actions visibles ou invisibles pour s’ en protéger

    Merci J Jacques de nous aider

  • Fatima
    Publié le 03:21h, 02 octobre Répondre

    Bonjour à tous et toutes,

    Nous vivons dans une société de conditionnement si nous n’avons pas d’argent nous sommes foutus !!!!! Nous pouvons vivre différemment, et surtout lâcher prise….. je sais c’est pas si facile, Kathy je pense vraiment qu’il faut quitter ton travail, et trouver quelque chose que tu aimes vraiment faire !!! Il y a bien quelque chose que tu souhaiterais faire ?? Fais une formation, va au fond de ton coeur et pose toi la question, mais part….. Chaque fois que je suis restée dans un travail qui ne me convenait plus mon corps me faisait mal, alors écoute le, lui sait !!! Il y a le livre de Jacques Martel qui parle des maladies (mal-a-dit), cela peux peut-être t’aider, il y en a d’autres….. Fais toi confiance, parle à tes cellules dire leur que tu les aiment, il y a de bons thérapeutes aujourd’hui qui peuvent t’aider. Voilà je te souhaite le meilleur et que ta vie s’ouvre sur une nouvelle étape. Que la Paix, l’Amour, la joie et la lumière t’accompagnent chaque jour de ta vie.

  • Chris
    Publié le 03:13h, 02 octobre Répondre

    cet article me confirme que la famille peut être très toxique alors que ce devrait être un cocon d’amour et de compréhension. Je fais partie d’une famille très (trop) présente, j ‘ai encore ma maman ( 81 ans), mes 2 soeurs et mes 4 frères. je suis l’aînée (61 ans). Dès que l’un de nous connait un problème quel qu’il soit, tout les reste de la famille est au courant très rapidement et nous appelons tout aussi rapidement le frère ou la soeur qui souffre, pensant lui prodiguer les meilleurs conseils…cet article me fait beaucoup réfléchir à cette façon de fonctionner et comprendre pourquoi un de mes frères est parti vivre loin de nous. Il est diabètique et nous donne très peu de nouvelles. Grâce à vous Jean Jacques, j’envisage une autre façon de me comporter avec mes frères et soeurs. Le silence peut être rempli d’ amour et de respect pour l’autre. Grand merci.

    • Edith
      Publié le 19:38h, 02 octobre Répondre

      J’ai l’impression que vous décrivez le fonctionnement de ma propre famille : omniprésente, généreuse de ses conseils, … c’est en arrivant chez ma mère juste après la mort de mon père, que j’ai constaté mon diabète. Je ne savais où aller et j’ai vécu deux ans à ses côtés. Cela fait deux mois que je suis enfin chez moi (deux étages en dessous, c’était mon choix, elle a 92 ans, mais est encore assez active et autonome). Je ne retrouve plus le commentaire d’une personne qui a donné la définition du diabète (dis à la bête) qui est très pertinente et me correspond tout à fait : « je ‘dois’ évoluer dans ma famille, j’ai de la colère et je ne l’exprime pas car j’ai peur de leurs réactions »(merci à cette personne dont je ne retrouve pas le nom et c’est bien dommage car son message était très intéressant et j’aurais voulu savoir davantage sur leurs pratiques à son mari et à elle). Je rentrais de l’étranger où j’avais « apprécié » de vivre loin de tous pendant de nombreuses années. J’étais heureuse d’être accueillie car je rentrais les mains (et le porte monnaie) vide. Je leur en suis reconnaissante, en même temps, j’étais bien consciente du conflit intérieur avec lequel il m’a fallu vivre dans cette importante période de transition. Et devinez quoi ? Cela m’a permis de relativiser et d’apprendre à les accepter tels qu’ils sont et de me faire une petite place au milieu d’eux. Comme quoi…. rien n’arrive pour rien. Depuis deux mois, mon taux glycémique réagit… à la baisse. Merci J.J. pour ce blog si enrichissant. J’apprécie aussi beaucoup les commentaires de François, entre autres.

      • Isa
        Publié le 07:45h, 03 octobre Répondre

        Edith, c’est moi qui a apporté la piste du diabète (la manifestation du dire dans la famille). Oui habituellement ca parle à plusieurs !
        Écrivez à JJ pour avoir mes coordonnées, je ne les donne plus ici.
        Merci
        Isabel

        • Isa
          Publié le 07:46h, 03 octobre Répondre

          Cet article risque de faire monter le taux de glycémie à plusieurs alors hihihihihi

  • Aline Grasset-Bizot
    Publié le 03:08h, 02 octobre Répondre

    Bonjour et merci à Jean-Jacques d’exprimer si clairement et si courageusement ces problématiques. Pour répondre aux questions posées par Kathy concernant son angoisse de voir ses maux évoluer vers une impossibilité totale de travailler et sa volonté de comprendre ce que ces maux sous-entendent, je viens ici exprimer qu’il existe des façons de se poser les questions qui font rejaillir les croyances, inconscientes, ayant déclenché les maux de notre corps. En effet la plupart de nos comportements fondamentaux ont été assimilés en observant les autres (parents, professeurs etc….) depuis notre enfance. Nos désirs d’adulte (comme être en prospérité, être en santé etc…) peuvent se retrouver bloqués par des croyances tout à fait « logiques » évaluées du point de vue d’un enfant mais qui, dans la mesure où elles demeurent ancrées dans notre subconscient, finissent par limiter nos aspirations et nos rêves. Au moment d’atteindre un de ces rêves, il n’est pas rare qu’un processus (ou programme inconscient) se mette à clignoter en nous comme un signal de « danger ». Ce sont toujours des peurs inconscientes qui bloquent nos besoins… les peurs d’un enfant (en nous) ou jeune adulte. Ces limites n’influent pas seulement sur nos comportements mais aussi jouent un rôle primordial sur notre santé. J’utilise personnellement ces protocoles de questions (simples au demeurant) et je les transmets dans ma pratique de coach et consultante, avec de très nombreux succès. Si je peux me permettre de proposer une première piste : demandez-vous ce qui peut arriver de pire si vous étiez en excellente santé, travailleuse et dynamique… vous approcherez ainsi de votre croyance d’enfant. Un conseil : laissez venir vos souvenirs d’école. Un autre avis : l’enseignement de Lise Bourbeau (livres et séminaires) nous apprend à décoder ces croyances. Courage et… persévérance !

  • Beat
    Publié le 02:34h, 02 octobre Répondre

    « la plupart du temps, nous prenons comme référence ce qui NOUS fait du bien et nous le projetons sur l’autre. »

    Cher monsieur,
    si j’ai juste pris cette petite phrase écrite dans votre texte, c’est qu’elle en dit long sur la raison de beaucoup nos attitudes et de nos comportement erroné dans notre vie. Attitude qui est en réalité présente dans la majorité de nos rapports à l’autre, mais aussi vis-à vis de notre environnement.
    On pourrait aussi écrire :
    « La plupart du temps nous « réagissons » (dans nos discussions par exemple) en nous référant à ce que NOUS avons comme références au fond de nous même pour répondre à l’autre. »
    La question serait : pouvons-nous faire autrement ? Je penses que beaucoup pourraient répondre : Non.
    Et pourtant je pense que si, mais pour pouvoir le faire il faudrait avoir une attitude dans la vie qui est celle de comprendre que nous ne savons que peu de chose, et que cette différence que nous apporte l’autre, est essentiel, et sera complémentaire à celle que nous avons au fond de nous.
    Cette attitude n’est rien d’autre que celle du respect de la différence, et implique d’avoir un peu d’humilité face à la complexité du monde, et à la profondeur du mystère que représente la marche et la quête du « savoir ».
    Histoire d’éducation ? Celle de nos parents ? Celle que nous enseigne une société ? Notre environnement ?
    Où regardons-nous ? Que prenons-nous ? De qui ? Et même pourquoi ?
    Oui, vous avez raison, tout dépendra de la manière dont nous aurons construit notre pensée intérieure. Et elle devrait impliquer cette attitude de respect et d’humilité, qui de nos jours n’est plus guère enseignée car souvent associée à de la faiblesse, ou pire, d’incertitude.
    Car nous vivons dans un principe fortement établi de « certitude ». Le commun des mortels, vis dans la certitude que la « science » SAIT. Et pas seulement elle, les journaux, le politique, le professeur etc. Quand un universitaire sort de son université, à 90% il à l’impression de savoir, de connaitre. On le lui à demandé, imposé. Mais un savoir copié sur un savoir établit, dirigé.
    Je ne vais pas m’aventurer plus loin. Mais oui, il est essentiel de RE-construire nos certitudes en osant les remettre en question. Un chemin délicat qui demande du courage, mais que craignent tous les politiciens, tous les maîtres du savoir, dont le monde scientifique et médical. Un courage qui peut nous amener sur un chemin de guérison, mais pas seulement du nôtre, il peut aussi et surtout être celui d’une meilleure santé du monde et de ce qui y vit.
    Avant d’en terminer, un grand merci pour le travail que vous et ceux qui sont autour de vous accomplissez. Il peut être à l’origine de cette re-construction nécessaire de notre mode de vie et du courage d’osez le faire.

  • nora
    Publié le 02:06h, 02 octobre Répondre

    Je suis née asthmatique, origine mère, père, grand-père maternel…et au-delà paraît-il?

    Jeune j’avais des crises tous les 15 jours environ, des allergies énormes mais à cette époque, pas tous les tests que l’on a maintenant…A 2! ans, j’ai rencontré un médecin homéopathe…c’était il y a 40 ans…Onme riait au nez…j’ai fini par ne plus parler de ma santé, mon frère asthmatique aussi, s’est soigné par allopathie, fini par un problème cardiaque lourd, ma soeur sensible aussi se soigne par homéopathie , et fait du sport, elle se maintient,. Pour ma part, homéopathie, phytothérapie, décodage biologique avec radio cerveau faites par un seul médecin dans un hôpital pour le médecin qui me soignait,( travaillant sur le décodage biologique, le diagnostique du médecin, « on ne touche pas à cela, . »on risque de faire pire…QUID? fallait pas trop aller chercher le moment déclencheur…pcq d’après lui, trop haut dans la généalogie.. j’ai tout de même suivi une formation en constellations familiales, durant laquelle j’étais mise en présence de cette problématique…et parfois les réactions étaient tlmt extrême qu’un jour je me suis dit que j’arrêtais cette quête. j’ai continué plus dans la douceur, et la patience. Je ne suis pas guérie mais je n’ai absolument plus les crise d’antan, c’est une attention quotidienne à ma santé, nutrition, suivi psychologique, médicament d’urgence, que je ne prends prsq plus…Faut-il continuer à vouloir trouver l’événemnt déclencheur…C’est une quête sans fin..
    Mais je ne me suis pas résignée juste à prendre ce qui m’était prescrit par le pneumologue, avec qui j’ai de grosses discussions mais qui fini par m’entendre ( c’est rare!! ) et accepte mon point de vue, « c’est moi qui suis dans mon corps, c’et moi qui sent, et vous êtes là pour m’éclairer et me guider …je suis suivie par un phytothérapeute médecin avec qui je suis en dialogue sur le suivi pour ma santé car je n’ai pas que de l’asthme…

  • nadine
    Publié le 02:04h, 02 octobre Répondre

    cet article me confirme que quoi qu’il m’arrive comme problème de santé ou autre, la famille est bien le dernier endroit où il faut chercher des ressources pour s’en sortir, je rectifie : ma famille ! et vous ?

    • Anaxandre
      Publié le 14:59h, 12 octobre Répondre

      Oui, je suis d’accord. Ma famille est le dernier endroit où trouver de l’aide. Mon mari me soutient et m’encourage à trouver mes solutions et me laisse faire mes choix mais les autres font barrière sans cesse…

  • Kathy
    Publié le 21:06h, 01 octobre Répondre

    Bonjour Jean-Jacques,

    je vous lis avec beaucoup de plaisir et d’intérêt. Vos articles (et livres) sont venus mettre des mots sur des idées un peu confuses que j’avais sur la santé (à voir comme processus et non comme état) et aussi m’apprendre beaucoup (la phase asymptomatique d’une maladie, les idées du Dr Hammer, etc.). Vous avez en plus le don d’expliquer des choses a priori complexes de façon fort simples (notamment la comparaison avec sortir ses poubelles). J’ai hâte à chaque nouvel article.

    Cela dit, je m’interroge. Vous avez beaucoup évoqué les cas de cancer et au passage cité quelques autres maladies (dont la sclérose en plaques). Pour ce qui est du cancer vous évoquez UN événement déclencheur (et surtout la réaction du patient à cet événement). Mais dans le cas d’autres maladie, y a-t-il aussi selon vous UN seul événement déclencheur? Si oui, comment essayer d’en guérir quand on n’a pas le souvenir de cet événement? Et si non, la question reste la même ; comment faire quand la maladie s’est déclenché à la suite d’une série d’événements dont le malade n’a plus souvenir?

    Si je vous pose cette question, c’est parce que, vous vous en doutez, je suis moi-même confrontée à cette question. En 2008, (j’avais 28 ans), j’ai contracté une mononucléose infectieuse dont les effets ont été dévastateurs sur moi pendant un an quasi jour pour jour (je vivais depuis un an à un rythme infernal, dormant entre 4 à 6h par nuit, simplement en étant devenue « hyperactive » – toujours occupée, toujours en mouvements, je veux dire – simplement pour ne pas avoir le temps de penser et de sombrer dans la dépression à cause de l’ambiance de harcèlement moral à mon travail). J’ai été absente du bureau pendant 2,5 mois et cela n’a rien arrangé à l’ambiance… Dans le fond, je ne me suis jamais vraiment remise de cette mononucléose même s’il y a eu un mieux.

    Cela s’est transformé en syndrome de fatigue chronique. Je ne suis plus capable de travailler à temps plein. Je sais que la cause se trouve dans ma relation au monde du travail (la preuve, ça m’empêche de travailler autant et à temps plein comme je le faisais auparavant). Mais pour autant, je n’ai pas souvenir d’UN événement qui aurait déclenché cela. J’avais déjà fait 2 burn-outs mais c’était bien avant (des années avant et des mois avant la mononucléose). Alors comment essayer de régler ça?

    La question m’obsède d’autant plus que s’est rajoutée depuis quelques mois une 2e maladie (la fibromyalgie). Voyant ma santé se dégrader, j’ai peur de ne plus être capable de travailler du tout à un moment donné (et n’ayant aucune autre source de revenus, ça me mettrait dans une situation de détresse énorme). Pour autant, je sais qu’au fond de moi j’ai ces deux maladies parce que je ne veux plus aller travailler. Pas que je sois tire-au-flanc mais parce que je ne supporte plus la pression, même minime.

    Mais comment entamer ma guérison sans avoir l’élément ou les éléments de départs pour résoudre le problème?

    Je m’excuse, j’ai été bien bavarde, je ne pensais pas faire si long…

    • nadine
      Publié le 02:12h, 02 octobre Répondre

      Je suis inscrite à la formation que Jean-Jacques avait intitulé Académie du pouvoir, je pense que cette formation aurait pu t’amener vers la solution. Pour l’avoir vécu personnellement, je pense que la seule solution c’est de changer d’emploi, moi, j’ai eu la chance (il m’a fallu 20 ans pour le reconnaître) ! de m’être fait licenciée en quelque sorte (trop long à expliquer). Avec le recul, je me demande bien ce que j’avais été faire dans cet emploi à part ramasser du fric à la pelle !!!!!

    • florence
      Publié le 04:07h, 02 octobre Répondre

      bonjour, à mon humble avis,il faut trouver un travail qui vous plaise 🙂

    • Jean-Pierre
      Publié le 04:34h, 02 octobre Répondre

      Bonjour Kathy, en te lisant, il y a quelques choses qui a résonné en moi; ce sont tes symptômes de fibromyalgies. Je connait une dame (amie de mon épouse) qui en a parlé à mon épouse et j’était là par hasard. Je doit d’abord dire qu’elle connait différents problèmes de couples et au travail mais le débat n’est pas le sujet ici. Comme je suit, depuis un certain temps les travaux du Docteur Hamer, Jean-jacques Crevecoeur, et différents aspects de développement personnel,etc…, je lui ai suggéré d’aller voir du côté du décodage biologique. En fait, je me suis dit que je trouverai peut-être une réponse rapide du côté du magazine Néosanté ( pour lequel JJ publie d’ailleurs cet article) car il s’y trouve un index des maladies ( sur leurs site internet notamment). Donc sur le temps que mon épouse discutait avec elles, en 5 min, j’ai trouvé un article là-dessus (en réalité sur le premier Néosanté qui est gratuit sur leurs site).
      Quand j’ai lu cela, c’était elle à tous les points de vue. C’était très facile pour moi de voir où était son problème, par contre pour poser les actes, c’est plus difficile. Je lui ai conseillé d’aller regarder de ce côté et je ne sais pas si elle l’a fait.
      Donc voilà,en ce qui te concerne, tu parle des origines, donc peut-être que tu pourrais trouver une piste de ce côté là qui te parlerait ainsii pour tes problèmes précédent.
      Amicalement.
      Jean-Pierre.

    • Mireille
      Publié le 08:58h, 02 octobre Répondre

      Bonjour,
      je vous lis et me dis que ce n’est peut-être pas tant de travailler mais travailler dans ce contexte là…
      Puisqu’apparemment, le phénomène se reproduit (burn out précédent…)
      Et si vous arrêtiez de travailler, que feriez vous ? Cela est-il possible ?

    • Kathy
      Publié le 15:32h, 02 octobre Répondre

      Je réponds sous mon propre commentaire. Un grand merci à tous pour vos messages et suggestions, cela me fait vraiment chaud au coeur!

      J’aurai dû préciser une chose. Après ma mononucléose et les débuts du syndrome de fatigue chronique, j’ai, à l’image de Jean-Jacques, quitté l’Europe pour m’installer au Québec. Je suis arrivée au Québec il y a maintenant 2 ans. Le marché de l’emploi y est plus dynamique et les relations entre les gens bien plus pacifiques qu’en France. J’espérais donc que ma santé s’améliorerait en changeant d’emploi et de mode de vie.

      J’ai changé d’entreprise, de secteur d’activités (un qui me plait) et même de poste (j’étais cadre, je suis désormais employée et ce que je fais me plait). L’ambiance de travail est excellente. Le hic c’est que je suis moins payée (en terme de taux horaire) et je ne peux plus travailler qu’à temps partiel à cause de ma santé alors cela ne va pas sans créer des tensions budgétaires…

      Le commentaire d’Aline (plus haut) a fait « tilt » dans mon esprit. Je m’étais déjà posé la question de savoir qu’est-ce qui inconsciemment devait me faire si peur si j’étais en santé et que je pouvais travailler autant que je le souhaitais. J’avais une partie de la réponse. Mais je n’avais pas approfondi le lien avec l’exemple de mes parents car je n’y voyais pas beaucoup de lien (erreur!). Et pour cause, à l’époque, je manquais de données pour le réaliser.

      En vous lisant Aline, j’ai pris conscience que je ne voulais pas revivre l’expérience de mon père.
      Ma mère était mère au foyer et mon père était le seul à travailler pour nourrir 6 personnes (je suis la 4e et dernière de la fratrie). Pour cela, il partait constamment en chantier à l’étranger (il était ouvrier dans l’industrie) où, en faisant un nombre fou d’heures de travail et en économisant sur les frais d’hébergement, nourriture, etc., il arrivait à doubler voire tripler son maigre salaire qu’il aurait eu s’il était resté en France. Mais du coup, j’ai grandi plus ou moins sans mon père. Je ne le voyais que quelques semaines dans l’année.

      Là où cela a vraiment fait du sens c’est quand j’ai réalisé tantôt que ma mononucléose (et le SFC qui a suivi) s’est déclenchée quelques mois après avoir débuté une relation amoureuse avec un compagnon peu fortuné, qui ne travaillait quasiment pas.

      Depuis, j’ai mis fin à cette relation et j’en ai débuté une nouvelle il y a quelques mois avec un autre homme mais qui est dans le même cas de figure : peu de travail et quasi pas de revenus. Et quelques mois plus tard, la fibromyalgie a fait son apparition. La cause ne se trouve donc pas que dans le travail mais aussi dans mes choix affectifs.

      Ce que je cherche dans ce type d’hommes, c’est l’opposé de mon père (ou bien, par certains côtés, ressemblant à ma mère) c’est-à-dire doux, détendus, disponibles pour être de futurs bons papas et non pas un père absent toujours au travail comme l’a été le mien.

      En revanche, je refuse d’être celle à qui incomberait la tàche de travailler beaucoup (trop) pour nourrir toute la famille. Je veux pouvoir passer du temps et être disponible et aussi relax que possible dans ma tête pour mes futurs enfants. D’où mes maladies qui m’empêchent de « travailler trop ».

      Voilà qui devrait me permettre d’avancer désormais!!!

      Un énorme merci à vous tous et à Jean-Jacques. En créant ce blogue, c’est aussi toute une communauté qui s’est créée de personnes qui cherchent à comprendre le sens de leurs maux et à s’entraider. C’est un magnifique cadeau que la vie a mis sur mon chemin, je m’en sens très reconnaissante!

  • Michèle
    Publié le 20:03h, 01 octobre Répondre

    J’ai toujours travailler dans le domaine de la santé, et je n’y ai jamais cru. Cependant comme c’était mon gagne-pain, j’ai continué. J’ai un problème de diabète juvénile depuis 62 ans, et je suis toujours très vivante, faisant fi de toutes les recommandations. Je me fie uniquement à moi.
    J’ai fait mon cours en Biologie totale, je ne suis toujours pas guérie, mes enfants connaissent mon point de vue, (fille infirmière), mais c’est un sujet dont je ne parle plus.
    J’ai 2 bonnes amies avec qui je peux partager. Pour le moment, c’est ma situation. Je la vis bien, j’achète la paix avec le silence ou le refus de parler du sujet. Mon mandat d’inaptitude est à refaire, mais avec le nom d’une amie, et non de mes enfants.

  • alain
    Publié le 19:56h, 01 octobre Répondre

    Il y a tant de vérités dans les scénarios énoncés.Je pense que cela est très représentatif du conditionnement que les gens subissent de la société, voir le monde dans lequel nous vivons.
    Je pense que le secret est dans le détachement et la réflexion. Nous seuls savons ce que nous avons besoin sans nécessairement pouvoir l’expliquer.

    • Marie-paule
      Publié le 00:47h, 02 octobre Répondre

      Je penche pour la vision d’Alain. La vérité est profondément ancrée en chacun de nous. Tentons de l’entendre, l’écouter, la voir, la ressentir. C’est en la cultivant quand tout va bien que nous pourrons sans doute la faire émerger avec foi en période de tempête… Ceci dit, quel que soit le choix (médecine traditionnelle ou « parallèle » ou les deux), il offrira la perspective d’une guérison, quelle qu’elle soit.

  • caso therese
    Publié le 18:12h, 01 octobre Répondre

    J adhere a cet article parce que c est ce que j ai vécu avec ma fille handicapée. Toute ma famille m a rejeté jugée et banni.

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