Doute #9 : Serait-il possible que les maladies nous guérissent ?

15 Fév Doute #9 : Serait-il possible que les maladies nous guérissent ?

Cela fait plusieurs mois que j’ai entamé avec vous une réflexion sur la nécessité de douter. Cela m’a conduit à vous alerter sur les limites de toute démarche de pensée (y compris dans les domaines scientifique et médical), sur le danger de croire aveuglément aux diagnostics et aux pronostics que les médecins nous balancent comme des certitudes et sur les erreurs commises par Pasteur en matière de virologie. Mes deux derniers articles vous proposaient un récit métaphorique où les microbes étaient traînés devant un tribunal pénal international pour crime contre l’Humanité. N’étant ni médecin, ni virologue, je ne prétends pas que mes propos reflètent la vérité à 100 %, vérité impossible à approcher, de toute façon. Ma démarche, depuis plus de trente ans, est celle d’un épistémologue et d’un philosophe des sciences plutôt que celle d’un médecin. Mon but, en écrivant cette série d’articles, était de vous inviter à « penser en dehors » du paradigme dominant, afin de reprendre le pouvoir sur votre propre santé !

Et si je confonds parfois les virus avec les bactéries, ça n’invalide pas pour autant le propos général de mes articles. Ce que je veux démontrer, c’est qu’il existe une réelle coopération entre notre corps et les microbes. Vu le nombre impressionnant de microbes qui nous habitent, certains virologues contemporains proposent même de les considérer comme un système à part entière (le système microbien), au même titre que nous possédons un système sanguin, un système immunitaire ou un système respiratoire. Il apparaît de plus en plus clairement que ce système microbien est commandé et contrôlé par le système nerveux autonome, en fonction des besoins de l’organisme qui cherche à se rééquilibrer. Les microbes présents dans notre corps ne seraient donc plus à considérer comme des agents extérieurs et indépendants, mais bien comme des composantes à part entière de notre réalité physiologique. Vous comprendrez donc pourquoi je persiste à dire que les microbes ne doivent pas être considérés (sauf exception) comme la cause des maladies et des épidémies, mais plutôt comme des agents facilitateurs et/ou accompagnateurs des processus vitaux gérés par notre organisme.

GUÉRIR LE CANCER GRÂCE AUX MICROBES !

À propos de cette fameuse coopération entre le corps et les microbes, les travaux du docteur William Coley sont très inspirants. Au début des années 1890, ce jeune médecin new-yorkais fouille des centaines d’ouvrages de la grande bibliothèque de la faculté de Médecine de l’Université de Yale. Une de ses patientes vient de mourir d’un sarcome et il en est très perturbé. En cherchant dans la littérature médicale, le docteur Coley espère trouver des cas de patients qui auraient guéri du même cancer que celui de sa patiente. Il est convaincu, en effet, qu’il existe quelque part un traitement qui aurait pu la sauver.

Plus de deux semaines durant, ses recherches sont vaines. Il épluche des piles de dossiers poussiéreux. Mais la conclusion est toujours la même : patient décédé. Il commence à désespérer lorsqu’un soir, alors qu’il est sur le point d’abandonner, il découvre le dossier médical complet d’un homme dont le sarcome a mystérieusement disparu après avoir attrapé une maladie infectieuse. Cette maladie, pratiquement disparue aujourd’hui, s’appelle l’érysipèle (une infection de la peau « due » à une bactérie, le streptocoque). Poursuivant ses recherches dans la littérature, William Coley découvre d’autres cas de guérison « spontanée » de cancers suite à des infections au streptocoque.

Convaincu qu’il ne pouvait pas s’agir d’un hasard, il décide d’inoculer volontairement le streptocoque responsable de l’érysipèle à l’un de ses patients touché par le cancer de la gorge. L’expérience est menée le 3 mai 1891. Immédiatement, le cancer de son patient régresse et son état de santé s’améliore considérablement. À partir de là, le docteur Coley met au point une thérapie qui consiste à injecter une mixture préparée à partir de bactéries mortes chez des patients cancéreux. Cette thérapie était connue sous le nom de « toxines de Coley ». Avec un taux de guérison impressionnant et un taux de survie après 10 ans de plus de 50 %, la thérapie de Coley dépasserait encore aujourd’hui les meilleurs résultats que la médecine moderne nous offre 120 ans plus tard ! Malheureusement, cette thérapie ne cadrait pas avec la vision imposée par Pasteur où les microbes, par définition, ne pouvaient être que pathogènes ! De plus, elle était beaucoup trop simple et trop peu coûteuse pour rejoindre les ambitions mercantiles des compagnies pharmaceutiques. C’est ainsi que la radiothérapie et la chimiothérapie se sont imposées, reléguant aux oubliettes une approche pourtant efficace et sans effet secondaire…

RÉHABILITER LES MICROBES AU CŒUR DES PROCESSUS DE GUÉRISON

Cette découverte de Coley est loin d’être un cas isolé. De plus en plus de chercheurs observent que certaines infections microbiennes peuvent contribuer efficacement à la régression spontanée de cancers de toutes sortes. Au début des années 1980, dans l’énoncé de sa quatrième loi (le système ontogénétique des microbes), le docteur Hamer proposait un cadre théorique général permettant de mieux comprendre le rôle des virus, des bactéries, des bacilles et des champignons dans la guérison des maladies. Un des exemples les plus frappants est celui de la tuberculose. Au lieu de considérer que ce sont les bacilles de Koch qui « provoquent » cette terrible maladie, Hamer nous invite à prendre du recul et à examiner les choses dans leur globalité. Selon lui, les états infectieux ne se manifestent que lorsque le corps cherche à se rééquilibrer, dans la phase chaude du processus de guérison. La phase froide du processus étant, quant à elle, sans symptôme, sans douleur, sans fièvre.

Autrement dit, si des microbes se mettent au travail, c’est qu’un déséquilibre était déjà présent AVANT qu’ils n’entrent en scène (un peu comme les gendarmes et les pompiers qui n’interviennent qu’après qu’un accident ait eu lieu). Dans le cas de la tuberculose, l’explication de Hamer est la suivante. Dans la première phase du processus, l’individu est en surstress et développe un cancer des poumons. Comme d’habitude, cette phase froide est silencieuse, indolore, invisible. À un moment donné, si l’individu sort de sa situation stressante, le corps a la permission et la possibilité de se rééquilibrer. C’est là qu’il entre dans la deuxième phase du processus. Par quel moyen le corps va-t-il se débarrasser des tumeurs pulmonaires ? En demandant à des agents de nettoyage spécialisés de venir désagréger les masses tumorales pour permettre leur évacuation via les voies respiratoires. Ces agents de nettoyage ont été identifiés comme les bacilles de Koch. La médecine classique nomme l’activité de ces bacilles « la tuberculose », mais en réalité, cette activité doit être davantage considérée comme le processus par lequel le corps désagrège et expulse les tumeurs pulmonaires désormais inutiles.

RECONNAÎTRE LE RÔLE GUÉRISSEUR DES MALADIES

Hamer a démontré que cette logique naturelle est identique pour toutes les maladies infectieuses : dans un premier temps, le corps connaît un stress et s’éloigne de l’équilibre. Ce déséquilibre est ce que la médecine chinoise appelle la phase froide. Tant que le stress est présent, le déséquilibre persiste ou s’aggrave, provoquant diverses maladies dont le cancer. Une fois le stress libéré, le corps peut entrer en phase de rééquilibrage. Mais pour ce faire, il a besoin que son système microbien entre en action soit pour réparer les lésions provoquées (c’est le rôle des virus), soit pour dissoudre les masses créées (c’est le rôle des bactéries et des bacilles). Contrairement à ce qui se passe dans la première phase, l’activité microbienne ne passe jamais inaperçue : fièvres, douleurs, éruptions, écoulements, excrétions sont les signes habituels de la deuxième phase. À cause de son caractère spectaculaire, cette phase est malheureusement considérée comme une maladie négative qu’il faut combattre à tout prix. Or, si on accompagne adéquatement ce processus (qui peut se révéler malgré tout dangereux ou mortel), ces soi-disant maladies chaudes sont notre meilleure planche de salut pour guérir nos maladies froides beaucoup plus dangereuses, à terme.

Ainsi, d’après Hamer, ce qu’on appelle la turberculose ne serait que le processus de guérison du cancer des poumons. Pour reprendre les expériences de Coley, ce qu’on appelle l’érysipèle ne serait que le processus de guérison de plusieurs types de cancer touchant la peau et les muqueuses. Dans la même logique, comme l’illustrait l’histoire de Charles (voir Néosanté n° 9), un type particulier de leucémie ne serait que le processus de guérison du cancer des os. Ou encore, les infections au papillomavirus ne seraient que le processus de guérison des cancers du col de l’utérus…

Vous comprenez dès lors dans quelle méprise la vision moderne de la médecine pasteurienne nous plonge. Car loin d’être des mercenaires incontrôlables et indépendants en guerre contre notre organisme, les microbes ne sont, en fin de compte, que des agents auxiliaires qui font partie intégrante de notre identité biologique et qui n’interviennent qu’en cas de nécessité ! En cherchant systématiquement à les éradiquer et à les empêcher d’agir, la médecine moderne ne serait-elle pas, en fin de compte, responsable elle-même de l’explosion du nombre de cas de cancers dans le monde, mais aussi responsable de notre impuissance de plus en plus grande à en guérir ? Une nouvelle fois, cette perspective nous invite à douter fortement du paradigme médical dominant qui détermine l’ensemble des pratiques en matière de santé !

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5 Commentaires
  • Scarizzi Marianne
    Publié le 13:11h, 18 décembre Répondre

    Salut, entiérement d’accord et convaincue .Hélas la médecine actuelle préfére effectivement se compromettre avec les dictats des lobbys pharmaceutiques ,extrémement puissants et dangereux ,plutôt que suivre la raison de patients qui guérissent ou médecins,chercheurs…persuadés que le corps peut guérir bien mieux que des thérapies lourdes,à supporter et aux conséquences souvent désastreuses.Merci pour tous tes articles,bonne continuation.M.

  • P LAMBERT
    Publié le 10:20h, 11 décembre Répondre

    Bonjour
    D’abord, je vous remercie pour le partage de votre savoir.
    Je pense réellement que le corps (associé au mental) peut se guérir. Pour moi, aujourd’hui, j’ai compris qu’il n’existait pas réellement de maladie. La maladie dénonce un déséquilibre. Une fois le désordre rééquilibré, l’état de santé est stabilisé et le corps n’a plus besoin de la maladie.
    Suite au diagnostic de Sep posé, j’ai tenté un traitement allopathique. Mauvais choix que j’ai abandonné depuis.
    J’ai changé radicalement des habitudes de vie (alimentation, activité professionnelle ) et je travaille à corriger des modes de pensée et de fonctionnement. Je suis sûre, au fond de moi, de pouvoir stabiliser cette situation. En fait, je crois assurément en l’auto guérison. Maintenant, il reste encore des zones obscures. Il est essentiel que je comprenne afin d’affiner mon cheminement.
    Peut être pourriez vous m’éclairez?
    Pourquoi mon système immunitaire m’attaque-t-il ? Après quoi (ou qui finalement) se défend il? Comment le satisfaire? Que n’ai je pas compris?
    Je vous remercie
    Cordialement
    Pascale

  • Stutz
    Publié le 02:54h, 19 mai Répondre

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous nous révélez et je vous remercie pour vos explications si bien argumentées .C’est rassurant de voir que certains médecins voient autrement et soignent autrement que ceux qui appliquent leur cours de médecine sans réflexion.
    Je suis très ennuyée par le fait que certains de mes petits enfants passent leur vie chez le médecin et se voient prescrire des tas d’antibiotiques et anti douleurs et anti fièvre.
    Mais ,bien sûr,je me sens impuissante et ne sais que dire et que faire,alors que les parents ne jurent que par leur médecin et que moi « qui suis-je pour douter du bien fondé ou non? »
    Bref,je me fais souvent beaucoup de soucis pour eux,mais que faire?….
    En tout cas,je vais rarement chez le médecin et fais en sorte de maintenir ma santé le mieux possible avec la phytothérapie et les huiles essentielles et je suis rarement malade….
    Merci à vous pour toutes vos vidéos et publications merveilleuses et si enrichissantes.

  • Véronique
    Publié le 04:51h, 12 mars Répondre

    bonjour,

    votre article m’interpelle car pour moi, c’est une polyarthrite rhumatoïde qui s’est déclarée en 1997. ( j’ai 46 ans ). Maladie complètement inconnue pour moi, j’ai pris pendant quelques semaines traitements allopathiques. J’ai très vite senti au fond de moi que cela ne me convenait pas et qui en plus ne donnaient aucun résultat satisfaisant. J’ai pensé qu’il serait mieux que je me prenne en charge en essayant de comprendre les raisons de ce déséquilibre. Je m’intéresse au développement personnel, à une hygiène de vie la plus saine possible. Je suis récemment diplômée en Naturopathie. Je m’investis beaucoup et pourtant… en ce moment, j’ai les doigts gonflés, des kystes synoviaux sont apparus aux chevilles ! N’ais je pas encore toutes les clés ? quels messages mon corps essaie de m’envoyer ? après quoi mon système immunitaire se défend il ? peut être pourriez vous m’éclairer ? je vous en remercie infiniment.

  • Florence
    Publié le 11:12h, 16 février Répondre

    Bonjour,

    Merci pour la gratuité de vos écrits, merci pour la diffusion petit à petit de vos informations nous permettant de réfléchir différemment, merci de nous inciter à conserver notre libre arbitre, notre intuition qui nous sont les nôtres. Merci de nous donner des pistes, des idées, des manières de résister à la « bonne pensée », « pensée commune donc obligatoirement juste », « critique de la famille, des amis » car même si cela n’est pas « un long fleuve tranquille », je sais au fond de moi que c’est juste ce que je dois faire, penser, agir à l’instant présent mais que peut-être je ferais, je penserais, j’agirais différemment plus tard. J’aime l’idée que rien n’est acquis, que j’évolue comme la nature, que je ne connais pas demain comme la météo qui est la surprise de chaque matin, j’aime devoir constamment m’adapter. C’est fatiguant mais tellement enrichissant. Que chacun puisse trouver en lui son propre chemin. L’éducation de nos enfants passent aussi par cette remise en question et quelle richesse de les entendre s’exprimer dans leur temps à eux. En fait, j’aime la vie, j’aime les gens, j’aime sourire même si je traîne « aussi mes casseroles » comme tout un chacun mais c’est ce qui fait aussi que nous sommes en vie. Voilà, j’avais simplement envie de vous remercier car cela fait quelque temps que je profite de vos vidéos, de vos écrits et qu’ils participent à ma compréhension de moi-même.
    Bien à vous.
    Florence

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