Corps et esprit #4 : Cancer du sein : lorsque l’ignorance finit par tuer

01 Oct Corps et esprit #4 : Cancer du sein : lorsque l’ignorance finit par tuer

Cela fait maintenant trois mois que je vous invite à m’accompagner dans cette démarche de vérification des travaux du docteur Ryke Geerd Hamer. Je vous rappelle que mon objectif, lorsque j’ai eu connaissance de sa théorie en 1988, fut de collecter un maximum de témoignages directs de personnes atteintes de maladies pour confirmer ou infirmer le contenu des lois biologiques de la Médecine Nouvelle.

Dans l’article #1 de cette série « Corps et esprit », je vous ai raconté l’histoire de Charles, guéri naturellement d’un terrible cancer généralisé des os après avoir refusé toute forme de traitement. Dans l’article #2, je vous ai décrit ma première rencontre avec Hamer lors d’un protocole de vérification en Belgique, en 1990. Dans l’article #3, je vous partageais les circonstances qui avaient permis à Sylvie de guérir complètement d’un cancer du sein et d’échapper in extremis à une ablation inutile… En conclusion de mon dernier article, je vous disais que cette aventure qu’est le cancer du sein ne se termine pas bien pour toutes les femmes. L’histoire d’Annie, tout en confirmant une nouvelle fois les découvertes de Hamer, en est la dramatique illustration.

NOURRIR UN ENFANT AU SEIN : UNE ÉVIDENCE MATERNELLE

Mai 2002. Annie vient de mettre au monde son troisième enfant, une ravissante petite fille du nom de Guénael. Pour cette Bretonne de 31 ans, le choix de l’allaitement maternel n’a jamais posé l’ombre d’une question : c’est le sein et rien d’autre ! Il faut dire que le lait, c’est son domaine. Avec son mari, le frère de son mari et sa femme, ils exploitent à quatre une importante ferme laitière au centre de la Bretagne. Le lait, c’est toute leur vie, une passion familiale qui remonte à plusieurs générations. Lorsque début juillet, Françoise, sa sœur préférée, la prévient qu’elle se rend à la maternité pour accoucher de sa fille, Annie est folle de joie. C’est la première fois qu’on lui demande d’être la marraine d’un enfant, ce qui ajoute encore plus d’intensité à son bonheur. Quelques heures plus tard, nouvel appel téléphonique. Annie se précipite. Le mari de Françoise est au bout du fil, effondré. En mettant au monde leur fille Myriam, Françoise est morte en couches d’une hémorragie importante. À 29 ans, une vie s’interrompt brutalement alors qu’une autre commence à peine.

Annie sent la terre s’ouvrir sous ses pieds. Elle est bouleversée par des sentiments contradictoires, ballottée entre la douleur de perdre sa petite sœur chérie et la joie d’accueillir sa filleule tant attendue. Très vite, le côté pragmatique doublé de son instinct maternel reprend le dessus. Si Annie ne peut rien faire pour sa sœur défunte, elle peut être d’une grande utilité pour Myriam, sa filleule. Ses seins regorgent de lait, et pour elle, il ne fait aucun doute qu’elle pourra allaiter les deux bébés en même temps. Foi de laitière. Elle saute donc dans le premier TGV pour Paris, pour se rendre en urgence à la maternité où se trouve Myriam. Il faut faire vite. Chaque heure compte. Entre le lait maternisé d’une multinationale et le bon lait maternel, la solution s’impose comme une évidence. Après tout, n’est-elle pas sa marraine, sa tante et la seule de la famille à pouvoir allaiter ?

LE CHOC ET L’INCOMPRÉHENSION

Arrivée dans le hall de l’hôpital parisien, Annie tombe nez à nez avec son beau-frère et la mère de celui-ci. « Que faites-vous ici ? », lui demande sèchement la femme. « Vous n’avez rien à faire ici. Seules deux personnes sont autorisées à s’occuper du bébé ces jours-ci. Ce sera mon fils et moi. Rentrez chez vous. On se verra à l’enterrement. » Dans le grand hall froid et impersonnel de l’hôpital, Annie est en état de choc. Elle est incapable d’émettre le moindre son, la moindre objection. Son beau-frère et sa mère sont déjà partis. Et pendant plusieurs minutes interminables, elle reste plantée là, au beau milieu des gens qui vont et qui viennent. Elle est paralysée, ne parvenant pas à se résoudre à repartir pour la Bretagne sans le bébé. Ce qu’elle fait pourtant, un peu plus tard.

Dans les semaines qui suivent, Annie vit un enfer. Malgré ses appels quotidiens, pendant six semaines, son beau-frère refuse catégoriquement de lui confier Myriam. De guerre lasse, il finit par lui demander d’allaiter sa fille et d’en prendre soin. Il se confond en excuses, disant qu’il s’était retrouvé sous l’emprise de sa mère et qu’il avait perdu de vue l’intérêt de l’enfant. Annie n’entend même pas les excuses de son beau-frère. Ce qui importe, à présent, c’est de rattraper le temps perdu avec sa filleule Myriam. Ce qui importe, c’est de lui donner tout ce lait d’amour qu’elle gardait en réserve pour elle dans son sein.

DES SYMPTÔMES INTERPRÉTÉS À L’ENVERS

Deux jours plus tard, Annie remarque que son mamelon gauche s’est mis à saigner. Mélangés à son lait, du sang et du pus s’écoulent lentement. Ne comprenant pas ce qui lui arrive, elle se précipite à l’hôpital. Les médecins font immédiatement des analyses, ainsi qu’une radiographie et une mammographie. Diagnostic : cancer du sein. Recommandation : mastectomie radicale immédiate, sans attendre le résultat de la biopsie. C’est ainsi qu’Annie se retrouve, vingt-quatre heures plus tard, avec un sein en moins, un traitement de radiothérapie et de chimiothérapie à démarrer d’urgence et l’interdiction de poursuivre l’allaitement des deux bébés.

Lorsque je rencontre Annie en octobre 2005 à Bruxelles, lors de mon séminaire « Les sentiers de la guérison », elle souffre de quatre nouveaux cancers, dont un cancer du poumon droit et un cancer du foie. Après avoir entendu sa pénible histoire, je comprends pourquoi cette femme est en train de mourir à petit feu. Je lui explique alors le sens de ce qui s’est passé pour elle, trois ans plus tôt.

Lorsqu’elle s’est vue empêchée de donner le sein à sa filleule, elle a vécu un choc, ce que Hamer appelle un DHS (Dirk Hamer Syndrome). Si un cancer est déclenché, c’est que le choc répond toujours aux quatre caractéristiques décrites par Hamer. Il est brutal, d’une intensité dramatique, il est vécu dans l’isolement et il prend l’individu complètement à contre-pied. C’est bien ce qu’Annie a vécu. L’interdiction de la belle-mère de sa sœur est brutale. Le fait de ne pas pouvoir allaiter est vécu de manière dramatique pour elle : c’est une question de vie ou de mort pour le bébé (d’autant plus que la thématique de la mort est déjà présente, avec le décès de Françoise). Elle le vit dans l’isolement, c’est-à-dire qu’elle est incapable de verbaliser tout l’impact émotionnel que cet événement a sur elle. Et enfin, elle est prise à contre-pied : en effet, elle s’attend à tout sauf à une interdiction de donner du lait à un bébé — sa filleule — qui en a un besoin vital.

La teneur du conflit, la manière dont elle ressent ce choc est liée à la nécessité impérative de nourrir un enfant. Comme dans le cas de Sylvie évoqué le mois dernier, un programme biologique de survie se met immédiatement en route, commandant la démultiplication rapide de cellules glandulaires. Le sens biologique de cette « tumeur » : fournir plus rapidement un lait plus riche et en plus grande quantité. Plus la durée pendant laquelle elle est empêchée d’allaiter est longue, plus elle perçoit le bébé en manque de nourriture, plus sa tumeur grossit pour pouvoir compenser le manque de nourriture.

Au moment précis où son beau-frère accepte de lui mettre le bébé au sein, elle sort de son sur-stress instantanément. Elle bascule alors en phase de vagotonie et les cellules mammaires excédentaires qui constituent sa petite tumeur peuvent être détruites, puisqu’elles ne sont plus nécessaires à la survie du bébé. La destruction naturelle de la tumeur devient visible deux jours plus tard, à travers l’écoulement de ce mélange de sang et de pus. Ce signe inquiétant en apparence aurait pu être accueilli comme une bonne nouvelle. Comme dans le cas de Charles et de Sylvie, au moment où le diagnostic de cancer tombait, le corps avait déjà entamé son processus de réparation et de guérison ! Si elle avait attendu quelques jours de plus, l’écoulement se serait arrêté de lui-même et la vie aurait repris son cours.

LES ENSEIGNEMENTS À TIRER DE CE DRAME

Au lieu de cela, Annie est morte d’épuisement en mars 2006, rendant ses trois enfants de moins de dix ans orphelins. Tout cela parce que la médecine s’entête à ne pas chercher à comprendre ce que fait le corps lorsqu’il sort ses poubelles. Tout cela parce que le cancer fait tellement peur aux médecins qu’ils préfèrent pratiquer une ablation totale du sein sans réfléchir (alors qu’une tumeur de six semaines ne mesure au maximum que cinq millimètres). Tout cela parce que les différents stress vécus par Annie pendant plus de trois ans (agression des traitements, mutilation physique, perte de féminité, peur de mourir, choc du diagnostic, maltraitance du personnel médical, etc.) ont fini par la tuer.

Conclusion : s’informer et se former est essentiel pour comprendre et interpréter nos symptômes. C’est la raison d’être de ce magazine. En faisant cela, nous ne remettons plus aveuglément notre vie et notre pouvoir entre les mains de n’importe qui. Ainsi, nous pourrions nous épargner de nombreux dérapages dus à l’ignorance et à la panique…

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13 Commentaires
  • Françoise
    Publié le 09:52h, 18 décembre Répondre

    Merci beaucoup pour tous ce que vous faite. Je suis toujours autant curieuse de lire ce que vous avez à transmettre. Vos messages, écrits, documentaires , vidéos… tous passionants
    Merci pour vos partages

    Françoise

  • Wolfgang Keresztesi
    Publié le 04:32h, 16 décembre Répondre

    Beaucoup discuté avec beaucoup d’émotions, les théories d’Hamer donnent suit à une autre réflexion dans le sens de l’interdépendance:

    Ce qui serait la conséquence, est une vue plus large -et plus réaliste- de nos résponsabilitées envers les autres:
    Une séparation, être mis à la porte par son patron, faux diagnostic (même en forme de blague -j’en ai entendu un cas) etc., peuvent causer un cancer selon cette théorie et -si la personne n’est pas capable de le digerer -peuvent la tuer…

  • GENÈSE DU CANCER (ET DES MALADIES) SELON LE DR HAMER |
    Publié le 03:59h, 11 décembre Répondre

    […] Un cas de cancer du sein, qui malheureusement se termine mal : ICI. […]

  • Pierre
    Publié le 06:38h, 23 juin Répondre

    Je n’ai pas de références à offrir en réponse, mais je vous remercie pour ce travail.
    Nous voyons tomber des êtres bien avant leur temps, et nous tendons les bras pour les retenir, mais ils tombent quand même et nous ne retenons que notre amour indéfectible pour eux;
    et donc, merci pour ceux qu’on saura retenir demain.

  • Paulette
    Publié le 16:58h, 02 avril Répondre

    Depuis maintenant 16 mois, je fais face à un cancer du sein droit, 2 chirurgies et 11 mois de chimiothérapie plus tard, je suis encore là. La bataille, je ne l’ai pas faite contre le cancer mais avec le système de santé qui refuse d’ouvrir leurs oeillères et leurs oreilles pour entendre ce que je ressents et selon eux, une seule marche à suivre… Obtempérer sans discussion. Je ne sais pas comment vous avez fait face au cancer, M. Crèvecoeur mais ce n’est pas la maladie qui est le plus difficile à vivre mais le fait que l’on vous dise que la seule issue, ce sont les traitements sinon la mort vous attend au bout de la route et cela sans nul doute.
    À ce moment-ci, d’autres décisions s’imposent sans avoir d’alternative encore une fois, seuls les médecins ont la réponse… Toujours selon eux, et les guérisons on n’en parle jamais ! J’ai toute une histoire à raconter.
    Dites-moi comment on peut rester positif et réaliste, entouré de l’odeur de la mort qui règne dans certains hopitaux.
    Merci et désolé de la teneur du message.

    • Fabienne
      Publié le 16:59h, 12 août Répondre

      Je vis exactement la même situation dans le traitement de mon cancer du sein. Je n’ai jamais eu droit à une réponse qui pouvait prendre en compte mon questionnement personnel sur la maladie. De traitement en traitement, chaque médecin ne considère que mon cancer et pas la femme qui le vit…

  • Christine bergeron Blanchet
    Publié le 20:29h, 06 février Répondre

    Bonjour M. Jean-Jacques,

    J’ai eu beaucoup de deuil de suicide dans ma famille ainsi que mon ami à l’âge de 20 ans.
    On me dit que c’est pour ça que j’ai contracté la Fibromyalgie.
    Etes-vous d’accord avec ce principe ?
    Merci,
    Christine B. Blanchet

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 19:33h, 07 février Répondre

      Bonjour Christine,
      Je ne suis ni d’accord, ni pas d’accord. Comme je le dis et le répète dans plusieurs de mes réponses, ce ne sont pas les événements extérieurs qui déterminent l’apparition d’une maladie. C’est la manière dont ces événements seront ressentis. Et encore, on peut vivre très mal un événement et ne déclencher aucune maladie.
      Il ne faut pas oublier non plus que le docteur Hamer parle de chocs BIOLOGIQUES, et non psychologiques. Ce qui veut dire qu’une maladie peut aussi être déclenchée par un choc purement biologique, sans aucun ressenti émotionnel. Un exemple malheureusement très courant de choc biologique sont tous les vaccins qu’on administre à différents âges. On sait pertinemment qu’un vaccin peut déclencher une sclérose en plaques ou une fibromyalgie.
      Donc, sans examiner en profondeur votre histoire, quelqu’un d’extérieur ne peut pas affirmer tel quel que ce sont les deuils qui ont provoqué votre fibromyalgie. C’est possible, mais c’est une hypothèse à vérifier.
      Cordialement
      Jean-Jacques

  • Ginette Fournier
    Publié le 13:11h, 04 février Répondre

    Bonjour je viens de perdre mon fils de 40 ans le 16 déc 2012 c’est tout récent .J,ai étudié en biologie mais je ne sais pas quoi faire je suis droitière j’ai très aml su sein gauche .Je ne veux pas déclancher un cancer du seun quoi faire ? En plus lesein droit aussi me fait mal mon conjont a eu un cancer du sang llc. il a eu de la chimio je n’ose même pas vous dire tout l’impact que ça eu sur notre vie le traitement a fini en novembre le diagnostic pronon cé en février le choc du dagnostic et vlan voila mon fils qui décède d’un bête accident de voiture un autre brutal choc . Besoin d’aide pour savoir quoi faire . Merci et j’attend avec impatience votre réponse . Ginette

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 21:37h, 04 février Répondre

      Bonjour Ginette,
      Je vous ai répondu en privé. Confirmez-moi si vous avez reçu ma réponse. Mais ce que je veux dire en public, c’est que lorsqu’on vit de tels chocs, le temps n’arrange jamais les choses. Car le choc extérieur (ce qu’on appelle le trauma) peut s’inscrire dans la mémoire du corps. C’est alors que le trauma devient un traumatisme. Et ce traumatisme, il FAUT s’en occuper si on veut éviter une somatisation. Donc, agissez. Pour m’être guéri moi-même d’un cancer, je peux vous dire que c’est tout à fait possible. Mais il faut faire quelque chose.
      Courage
      Jean-Jacques

  • Domi992
    Publié le 02:32h, 04 février Répondre

    Je ne comprends pas dans le déclenchement du cancer : vous n’évoquiez pas le choc d’avoir perdu sa soeur qui à mon avis est aussi important que de n’avoir pas pu allaiter le bébé !!!!

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 22:50h, 04 février Répondre

      Non, je ne l’évoque pas parce que ce qui est déterminant dans le déclenchement d’une maladie, ce ne sont pas les événements objectifs, mais le RESSENTI face à ces événements. Et le ressenti résulte directement de la manière dont on « filtre » les événements à travers nos croyances, nos traumatismes anciens, etc. Pour Annie (c’est bien sûr un nom d’emprunt), que j’ai bien connue, la priorité numéro un, c’était de sauver le nourrisson qui venait de naître. C’était la seule chose qui était en son pouvoir. Elle ne pouvait pas ressusciter sa sœur, par contre, elle pouvait se rendre utile « animalement » pour sa nièce.

      En conclusion, on ne peut jamais interpréter de l’extérieur l’impact qu’a un événement sur quelqu’un. Car, ce qui nous apparaît à nous banal, pourrait être vécu comme la fin du monde par notre voisin. Et vice versa.

      Jean-Jacques

  • harmonie
    Publié le 09:14h, 08 janvier Répondre

    Oui, la chimio tue plus que le cancer lui-même !

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