Corps et esprit #10 : Lorsque l’inhibition de nos comportements nous plonge dans la maladie ou la mort…

01 Avr Corps et esprit #10 : Lorsque l’inhibition de nos comportements nous plonge dans la maladie ou la mort…

Dans le dernier article de cette série, je vous avais promis de reprendre les exemples présentés dans les numéros précédents pour démontrer que notre éducation est bien à la source de beaucoup de nos maux ! Plus précisément, j’avais mis en lumière deux éléments essentiels qui nous différencient des animaux sauvages.

Première différence : les stress de survie vécus par les animaux sauvages sont très souvent de courte durée. Et l’issue de ces moments paroxystiques est soit la mort (lorsque la stratégie de survie n’a pas été efficace ou adaptée), soit le retour à la normale. J’avais mentionné rapidement que cette sortie de stress s’accompagnait d’un phénomène physiologique très particulier : l’animal est secoué, pendant quelques secondes, par des spasmes qui traversent tout son corps. Comme si l’organisme avait besoin d’évacuer complètement tout le stress accumulé pendant les phases de fuite et/ou de lutte et/ou d’inhibition de l’action… Une façon, pour le corps, de sortir de manière extrêmement rapide les toxines liées à la production d’adrénaline et de cortisol. Nous les humains sommes également capables de mettre en œuvre des stratégies de fuite, de lutte et d’inhibition de l’action. Mais étant donné que nos rapports « civilisés » nous placent dans des postures où la survie physique est rarement mise en jeu, les situations stressantes que nous vivons peuvent s’étaler sur des heures, des jours ou des semaines, voire des mois ou des années.

Un animal qui lutte pour défendre son territoire devra le faire pendant quelques minutes ou quelques heures maximum. Un humain, par contre, peut être impliqué dans un conflit avec son voisin, dans une bataille avec un concurrent ou dans une guerre avec une nation étrangère pendant des mois ou des années… Un animal poursuivi par un prédateur devra fuir ou lutter pendant quelques secondes ou quelques minutes, jamais plus. Un humain, par contre, peut être traqué par un tueur, par la police ou par les services secrets pendant des années… Si la partie animale de notre physiologie est tout à fait capable d’encaisser des surstress intenses, elle n’est pas programmée pour les endurer pendant une longue période de temps. Avec pour conséquence un épuisement biologique ou psychologique qui peut mener l’individu au burn-out, à la maladie ou à la mort. L’autre différence, c’est que nous avons été tellement dressés à nous contrôler que, même lorsque nous sortons – enfin – du conflit, nous ne sommes pas capables d’évacuer les toxines et les stress accumulés : nous ne pleurons pas, nous ne bougeons pas physiquement, nous n’exprimons rien émotionnellement…

Seconde différence : Les animaux sauvages mettent en œuvre toute la palette des stratégies de survie, sans censure ni hésitation. Si la fuite est la stratégie la plus adaptée, c’est elle qui sera choisie. Idem pour la lutte et l’inhibition de l’action. Comme je le mentionnais le mois dernier, nous les humains avons appris à privilégier surtout l’inhibition de l’action, en réponse à cette pédagogie noire que nous avons subie pendant notre « dressage » éducatif. Nos parents et nos éducateurs nous ont conditionnés à nous soumettre à l’autorité, même lorsque nos besoins fondamentaux étaient frustrés, bafoués, non reconnus, ignorés. Là où les adultes auraient dû nous encourager à prendre la responsabilité de nos besoins, nous n’avons subi que des MENACES (« Tu veux ma main sur la tronche ?! Tais-toi ! Ferme-la ! »), des CHANTAGES AFFECTIFS (« Si tu continues à pleurer, je ne t’aimerai plus ! Regarde dans quel état tu as mis ta pauvre mère ! Fais ça pour me faire plaisir ! »), des SARCASMES (« T’es vraiment pas beau quand tu te fâches ! Oh, la mauviette qui pleure pour un rien ! ») et des DÉNIS (« Mais non, tu n’as pas mal ! Il n’y a pas de quoi en faire un plat ! L’incident est clos ! »). Avec pour conséquence, un blocage de notre énergie vitale, un état de figement peu propice au maintien de notre équilibre homéostatique.

PERDRE LE MOUVEMENT FLUIDE

Ce n’est pas la première fois que j’insiste sur ce point dans cette rubrique : le type d’équilibre dont notre organisme a besoin est de nature dynamique, et non statique. Autrement dit, l’équilibre garant de notre santé doit être fondé sur le mouvement, la fluidité, les échanges entrants et sortants, la souplesse. Et le docteur Hamer l’a très bien précisé dans sa première loi biologique : une maladie se déclenche lorsque nous vivons un choc brutal, d’une intensité dramatique, qui nous prend à contre-pied. Mais ces conditions ne sont pas suffisantes. Il faut qu’en plus, selon ses termes, ce choc soit vécu dans l’isolement…

Cette notion de « vécu dans l’isolement », j’ai eu beaucoup de mal, au début, à bien la saisir. Cela veut-il dire que nous étions seul lorsque le choc a été vécu ? Non, bien sûr. Cela veut-il dire que nous étions seul dans les heures et les jours qui suivaient le choc, alors que nous étions en train de vivre le sur-stress ? Non plus. J’ai connu beaucoup de personnes très bien entourées après un choc, réconfortées, soutenues, aidées, qui pourtant déclenchaient la maladie, malgré tout. Que veut dire Hamer, alors ? « Vécu dans l’isolement » signifie, pour lui, que nous n’avons pas la possibilité ou la capacité d’évacuer l’impact émotionnel provoqué par l’événement déclencheur. C’est comme si l’émotion restait bloquée à l’intérieur de nous, isolée du reste du monde. Et nous pouvons parler abondamment de l’événement choquant, décrire tous les détails factuels liés à la circonstance traumatique, sans pour autant laisser sortir quoi que ce soit sur le plan émotionnel ! Parler ne suffit donc pas à se libérer. Si la parole ne concerne que l’aspect rationnel, intellectuel, la charge énergétique bloquée continuera de miner notre fragile équilibre…

C’est ce qui distingue d’ailleurs la notion de trauma et de traumatisme. Si le premier terme désigne simplement l’événement déclencheur, le choc brutal, le second désigne l’impact énergétique, psychologique et émotionnel que cet événement a eu sur l’individu qui l’a subi ! Tous les traumas ne se transforment donc pas en traumatismes ! Pour que cette transformation ait lieu, il faut que nous tombions dans l’incapacité à « rester en mouvement » suite au trauma. Et quand je parle de mouvement, j’évoque tous les types de mouvement possible : mouvement physiologique (les fameux spasmes observables chez les animaux, mais aussi, chez les humains), mouvement physique (donner un coup de poing, un coup de pied, courir, etc.), mouvement émotionnel (pleurer, se mettre en colère, crier, etc.), mouvement relationnel (engueuler, prendre ses distances, rétorquer, répliquer, faire respecter nos besoins, etc.), mouvement intellectuel (se remettre en question, accorder moins d’importance, recadrer la situation, etc.) ou mouvement spirituel (lâcher prise, s’abandonner, remercier, transmuter, etc.).

BLOCAGES, QUAND VOUS NOUS TENEZ !

Rester dans le mouvement. C’est ce que les personnes dont j’ai parlé dans les derniers numéros ont été incapables de faire…  Souvenez-vous de Charles et son cancer des os, emprisonné dans son corset, incapable de sortir de son sentiment de dévalorisation (Corps et Esprit #1)… Rappelez-vous de l’histoire de Sylvie, cette jeune veuve se sentant complètement dépassée dans l’éducation de sa fille Morgane. Elle était bloquée dans son sentiment d’être une mauvaise mère à un point tel qu’elle en a fait un cancer du sein gauche (Corps et Esprit #3). Quant à Annie, cette malheureuse femme qui s’est retrouvée figée dans le hall de la maternité, lorsque la belle-mère et le mari de sa sœur morte en couches lui ont interdit violemment d’allaiter le nouveau-né… Elle aussi a démarré un cancer du sein (Corps et Esprit #4). À chaque fois, la même structure d’histoire se répète : la personne se retrouve bouche bée, paralysée, figée, bloquée… Souvent, elle a l’impression qu’elle ne peut se confier à personne, comme Marie-Bernadette, cette jeune religieuse abusée chaque semaine par le curé (Corps et Esprit #5) ou Sylviane, cette jeune fille tripotée par différentes personnes (Corps et Esprit #6) et qui ont développé toutes les deux la sclérose en plaques. Toutes les deux avaient le sentiment de ne pouvoir compter sur personne, impuissantes, abandonnées à elles-mêmes. Enfin, vous vous souviendrez qu’Helena a accepté sans protester de ne pas dire au revoir aux enfants dont elle s’était occupée comme une mère pendant des années, au moment de sa rupture conjugale. Elle a développé un cancer du col de l’utérus lors de la fête des mères suivante (Corps et Esprit #7), tandis que Christian a accepté sans protester et sans demander d’explications le déménagement forcé de son bureau, avec pour conséquence le développement fulgurant d’un cancer mortel de l’œsophage (Corps et Esprit #8).

Ma chronique du mois dernier avait pour titre : « Notre éducation serait-elle la cause de tous nos maux ? » Commencez-vous à comprendre où je voulais en venir ? Notre éducation nous apprend à nous soumettre sans rien dire, à ne choisir systématiquement que l’inhibition de l’action comme réaction, alors qu’il faudrait crier, hurler, frapper, demander de l’aide, protester, faire valoir ses droits. Si nous faisons cela, nous nous mettons en grand danger ! Alors, me direz-vous, que faire pour éviter l’issue fatale si l’on a été dressé dans notre petite enfance ? La réponse vous sera offerte dans le prochain et dernier article de cette série, pour clôturer cette réflexion !

LAISSEZ VOS COMMENTAIRES, VOS QUESTIONS, VOS TÉMOIGNAGES

Mon vœu le plus cher, c’est que vous laissiez, sous cet article, des références de livres ou d’articles, des études, des enseignements qui viennent compléter, enrichir les propos tenus. Je vous invite aussi à partager les bénéfices que vous avez retirés de la lecture de ce texte. Pour que les autres visiteurs de ce blog soient nourris à leur tour, non seulement par mes écrits, mais aussi et surtout par vos apports.

PETITE ASTUCE POUR PUBLIER VOTRE MESSAGE DANS DE BONNES CONDITIONS

Pour publier votre message, rendez-vous tout en bas de cette page (sous les messages des autres visiteurs de ce blog). Une fois que vous avez rédigé votre texte, vous devez obligatoirement laisser votre nom (ou votre pseudonyme), votre adresse courriel, mais vous devez aussi répondre à une question de simple calcul, en inscrivant la réponse du calcul en chiffre ! Ce petit dispositif a été installé afin de vérifier que vous n’êtes pas un robot venant polluer mon blogue.

42 Commentaires
  • Michèle Belan
    Publié le 06:50h, 03 mai Répondre

    Connaissiez-vous cette lettre dirigée par Marc-André Cotton (et animée par plusieurs spécialistes) « REGARD CONSCIENT, la force de faire face à notre histoire », lettre électronique, avec des numéros spéciaux sur un thème unique ? Cette revue a paru de 2002 à 2007, et je ne connais pas la raison de son arrêt. M-A. Cotton m’a répondu à l’époque, qu’il n’y avait pas de projet de reprise.
    Les sujets sur l’enfance et l’éducation (en tant qu’impacts sur nos comportements) étaient nombreux.
    Pour venir à « mon sujet », votre lettre arrive à un moment où il me « tombe » dessus un problème que je ne peux résoudre sans dommages pour moi. Votre exposé ci-dessus me remet en mémoire les aides que peut apporter la méditation notamment (celle du yoga), et surtout, votre indication de se « mettre en mouvement » va réveiller mon instinct de survie, alors que je suis restée 2 mois en sidération qui m’immobilisait en grande partie.
    Je n’ai actuellement pas les moyens de participer à votre Académie, croyez que je le regrette, mais déjà, les articles et vidéos précédemment parus ne m’ont pas été inutiles.

    Vous et les autres spécialistes (je ne dis pas thérapeutes pour vous éviter des ennuis…) qui diffusez les vrais savoirs nous sont des cadeaux très précieux.
    Michèle BELAN.

    • Emmanuelle
      Publié le 22:26h, 19 juillet Répondre

      Bonjour,

      Je souhaite savoir si JJ Crevecoeur propose prochainement des séminaires / conférences en France?
      Merci de votre réponse,

      • Jean-Jacques Crèvecoeur
        Publié le 18:34h, 27 juillet Répondre

        Bonjour,
        Pour répondre à votre question, sachez que j’ai réorganisé mes activités en proposant mes services uniquement (pour le moment) via des cours et des conférences en ligne (par Internet).
        Actuellement, j’ai 450 étudiants venant de 19 pays différents qui suivent une formation doublée d’un accompagnement dans la durée et d’un entraînement dans leur vie quotidienne. J’ai choisi cette formule parce que je la sais beaucoup plus efficace en termes de changement durable et observable, car elle s’étale dans le temps, à raison d’une vidéo par semaine pendant plusieurs mois.
        Si ça vous intéresse d’être tenue au courant de la prochaine rentrée académique, rendez-vous sur http://academie-du-pouvoir.com. Je publie dans quelques jours une conférence gratuite d’une heure sur cette thématique du changement, justement.
        Cordialement
        Jean-Jacques Crèvecoeur

  • anne laure
    Publié le 06:49h, 03 mai Répondre

    Nos blocages peuvent même remonter de notre période fœtal!!
    Pour ma part lors de ma période fœtal, le fétus à vécu une injection pour qu’il s’accroche car à priori ils ont eux peur de me perdre. Ce qui eu pour conséquence d’inscrire une mémoire de n’être pas maître de la Vie. Ce plat à été resservit en maintes fois durant ma vie.

  • Verveine
    Publié le 06:28h, 03 mai Répondre

    Super, on en apprend tellement en vous lisant tous qu’on en oublierait les quelques souffrances qui nous affectent, et pardon aux hautes bienveillances mais je redescend sur terre ici et maintenant et me permet de signaler ce qu’il existe en thérapie énergétique de dynamisant pour chacun avec : l’Ho oponopono désolé pardon merci je t’aime (moi bien sûr comme l’écris Jean Jacques) ou l’EFT comme l’enseigne Johanne (clin d’oeil à Christine Gd) and so on avec les ‘Bars’ avec Louise Gervais (acupression sur 32 poiints sur la tête), le procédé « Divine Je commande » de Sophie Merle Sept 2012 Bruxelles…

    Mais pour répondre à Joël, ce que j’ai compris depuis que je tente de « surfer » sur le net au lieu de bouger (message bien compris) c’est que nous ne pouvons rien pour l’autre, seul notre regard et nos actes pour nous chérir nous-mêmes ont des conséquences inéluctables sur l’autre, un jour et… quelque part, soyons déjà acteur de notre propre existence de notre Je Suis …
    Ayant commencé mes recherches sur les soins énergétiques , les chakras et l’Écoute imaginaire de Sylvain Bélanger , l’éveil de conscience avec P.E. Bourget afin de soigner mes propres enfants, je vois et vis à la fois les limites d’une telle démarche et l’évolution de l’être humain qu’est mon enfant. L’ingérence en soin au delà d’une volonté avérée de l’autre occasionne des résultats fort éloigné de l’attente…. A méditer
    Merci à tous les contributeurs, à Jean-Jacques pour ses engagements, les voies tracées …..et tant et tant
    et à Solito de Solis pour les incroyables nuances de ses réflexions qui nous élèvent et apportent un autre angle de vue.

  • Hans Mayr
    Publié le 18:09h, 29 avril Répondre

    Vivement le prochain article … sur le dénouement de ces passionnantes lettres.
    Un livre qui traite du trauma et du traumatisme, d’ailleurs le titre le dit bien, c’est « Réveiller le tigre / Guérir le traumatisme » de Peter A. LEVINE avec la préface de Boris Cyrulnik. Ce qu’il propose: Une série d’exercices qui nous aident à nous centrer sur nos sensations corporelles. Grâce à une conscience plus grande de ces sensations, le traumatisme peut être guéri.
    Aux éditions Socrate

    • cathy
      Publié le 06:30h, 30 avril Répondre

      je trouve ce blog tres interressant
      j ai perdu ma maman il y a deux ans je sortais de chez le cardiologue elle a fait un arret cardiaque dans ma voiture je me sens coupable j ai perdu mon pere j avais 13 ans et quand j ai perdu ma mere j en avais 52 j ai l impression de ne pas avoir grandi car nous avons vecu toutes les deux seules jusqu’à mon mariage a 21 ans pourquoi je me sens coupable ??

  • framboise
    Publié le 15:02h, 07 avril Répondre

    J’ai suivi le fil jusque là et je suis bluffée par l’écho qui se fait en moi des propos entre Solito de Solis et Jean-Jacques Crèvecoeur : je lis en ce moment « l’écoute de soi » de Jean Klein.
    Merci à vous deux !

  • Chloé
    Publié le 17:05h, 06 avril Répondre

    Bonjour Jean-Jacques.

    Comme vous parlez dans votre article de la pédagogie noire et de l’origine de nos blocages émotionnels dans notre éducation très répressive à ce niveau là justement, je me demande si vous connaissez le travail d’Aletha Solter, une psychologue suisse ? Dans son dernier livre intitulé « Pleurs et colères des enfants et des bébés », elle décrits les mécanismes de « décharge émotionnelle » : rires, pleurs, tremblements, transpiration et bâillements et nous réapprend à accueillir les émotions (pleurs, colères, crises de rage etc…) de nos enfants.

    Elle distingue notamment les pleurs de communication d’un besoin, des pleurs de « décharge » et explique comment pleurer peut être un besoin chez les bébés. Ce mécanisme a selon elle un effet guérisseur, à condition d’être accueilli par un adulte bienveillant (il ne s’agit surtout pas de laisser un bébé ou un enfant pleurer tout seul, dans l’isolement justement!).

    Aletha Solter explique aussi comment ces pleurs-là peuvent être réprimés dès le plus jeune âge, au moyen de la tétine, par exemple. Sa théorie propose des pistes très intéressantes selon moi, au sujet de l’origine de nombreux comportements addictifs.

    Il me semble aussi que Arthur Janov, dans son livre « La biologie de l’amour », va dans le même sens que vous au sujet de la nécessité de passer par le ressenti de l’émotion pour guérir.

    A tous ceux qui ne connaissent pas le travail de ces auteurs, je recommande la lecture !
    Bien cordialement,

    Chloé

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 23:40h, 06 avril Répondre

      Merci Chloé de contribuer ainsi à la qualité de nos échanges.
      Si je connaissais quelque peu la pensée d’Arthur Janov, j’ignorais tout, par contre, du travail d’Aletha Solter.
      Je vais m’empresser de me procurer ce livre dont vous faites un résumé très intéressant !
      Cordialement
      Jean-Jacques

    • solito de solis
      Publié le 03:09h, 07 avril Répondre

      Eleve de Piaget, et adepte de Bowlby chez qui elle a prélevé les infos sur l’attachement, Aletha Solter n’est certes pas inintéressante… Cependant, je pense que trop d’importance et accordée à l’individu comme étant le sujet qu’il faudrait tant et plus « soigner » ou « accompagner ». Comment va-t-on expliquer le cancer de la gorge de Ramakrishna ? Problème émotionnel ? Problème de relation avec la mère ? Alors qu’il est l’un des plus grands mystiques « polyvalents » ? Que dire du cancer du colon de Krishnamurti… Problème émotionnel ? Le cancer de la bouche chez Freud ..: problème émotionnel ?
      Je pourrais en citer bien d’autre dont moi par exemple, qui comme vous, élabore environ dix cancers par jour, qui par mon taux de T4 se voient résolus et ramenés à l’équilibre…
      Je pense et jean-Jacques pourrait me contredire, bien que je ne cherche pas ici à avoir raison, mais à susciter une réflexion, je pense dis-je que votre connaissance générale de la nature humaine est très occidentalisée et très soumise au langage? Nous omettons pour la plupart d’entre nous, la volonté propre du corps, celle dont nous héritons par le fait que notre matière physique et organique n’est pas directement concernée par les émotions, mais par sa volonté propre: la conscience physique ou matérielle et que celle-ci sert de soubassement et de base profonde pour tout ce qui vient s’élaborer ensuite sur cette base, comme la vie nous le fait comprendre et en fin de course, presque plus rien à voir: notre fier « moi » qui revendique une connaissance et une compréhension de la matière vivante au point de lui léguer ses intentions et de croire qu’elle va intégrer et changer les donnes qui sont, pourtant, plus archaïques que toutes les théories contemporaines prétendant les maîtriser
      Vous allez au soleil et si vous êtes « ordinaire » votre peau va bronzer. Comment allez vous faire pour dire NON… et ne pas changer de couleur à moins que de vous couvrir ou de vous protéger sous un parasol ?
      Où se trouve donc alors votre volonté ? votre pouvoir (puisque Jean-Jacques va nous apprendre tout sur les pouvoirs par son académie, son sourire rappelant celui de Rousseau sous son arbre, illuminé) est-il réellement pratique et efficace ? Si oui, alors montrez moi comment vous procédez pour vous faire repousser une dent;
      Lorsque vous aurez réalisé cela, alors, je croirai que vous avez une vie intérieure, que vous êtes proches d’un certain Esprit, que vous avez compris le sens des émotions et la notion de sentiment.
      Sinon… je pense aussi que tout ceci ne vous mènera pas plus loin que de réussir parfois et , dieu merci, à soulager la douleur d’un humain, ou à partager avec une réelle empathie ses souffrances
      Ce ne serait que cela, c’est déjà pas mal..; mais cela ne changera rien à la nature et à son propre pouvoir. Vous pouvez Jean-Jacques vous dire détaché et malléable, souple et lumineux, empathique et sincère et je crois à tout cela… mais je reviens à votre propos sur les défauts, par exemple.
      Dans un de vos messages, vous faites une métaphore indirecte: le plomb de l’alchimie et les défauts qui doivent être considérés comme de la matière profitable. Le plomb n’a pas moins de valeur que l’or, c’est très juste, sans pour autant être un défaut de la nature. Par contre, vous pouvez obtenir l’antimoine, sans pour autant faire apparaître sur celui-ci l’étoile de Salomon. Il s’agit de pureté et non de défectuosité. On peut avoir un défaut et être pur. Et cela n’a rien à voir avec la matière mais avec l’être intérieur, avec l’être psychique ( et non avec l’âme dont vous parlez si souvent)
      Je pourrais encore écrire pendant des pages, mais je ne voudrais plus troubler l’ordre et la paix qui règnent ici, chez vous, où j’ai été reçu très aimablement.
      A vous, Jean-Jacques, je demande juste d’être clair dans votre « prise de pouvoir » sur l’autre (et nous savons que les gens adorent les entrepreneurs souriants) et dans quelle mesure vous avez pris vous-même le pouvoir sur votre matière et qu’il n’y a plus un dictateur ignorant et aveugle qui gère tout cela, mais un certain Esprit, un réel détachement des fruits de l’effort.
      Accepteriez vous par exemple de nier tout ce que vous affirmez ?
      Si oui, alors vous êtes proche du détachement et d’une certaine vérité
      Si non… alors…
      cordialement

      • Jean-Jacques Crèvecœur
        Publié le 09:43h, 07 avril Répondre

        Mon cher Solito (j’ai choisi de vous considérer comme un homme, puisque je n’ai aucun moyen de le savoir)…
        En lisant votre dernier message, je suis dans la confusion quant à vos intentions. Je me sens très mal à l’aise avec vos propos. Comme je vous l’ai écrit dans un autre message, je peux donner raison à chaque phrase que vous écrivez et je peux vous donner tort pour chaque phrase.
        Vos positions métaphysiques sont très intéressantes sur le plan purement théorique. Et je peux parfaitement vous suivre, ayant une formation universitaire en philosophie générale et ayant lu et médité plusieurs grands sages et mystiques orientaux (dont Krishnamurti). Mais quelle est l’utilité de tels propos ? Vous savez, je me considère comme un être spirituel qui accepte pleinement son incarnation. Et j’essaie, dans la mesure de mes talents et de mes possibilités, d’aider mes frères et mes soeurs humains CONCRÈTEMENT, en partant de là où nous sommes tous. Ma vision est fortement teintée par la culture occidentale ? La belle affaire ! Je ne suis ni Chinois, ni Tibétain, ni Hindou, ni Aborigène… Et les personnes qui fréquentent ce blog sont Occidentaux, eux aussi… Ça tombe plutôt bien, non ? Où est donc le problème ? Je n’ai jamais prétendu à l’universalité de mes propos. Juste offrir et partager le fruit de mes expériences et de mes recherches depuis trente ans, dans le domaine de la vie incarnée sur cette planète, dans la culture occidentale… De les offrir à ceux qui cherchent et qui souffrent, de les offrir à ceux qui veulent se créer une meilleure vie…
        Quant aux doutes que vous émettez sur ma capacité à aider ceux qui souffrent, je vous renvoie à la métaphore proposée par Pierre Rabhi, celle du colibri qui arrosait un incendie de forêt avec de minuscules gouttes d’eau transportées dans son bec. Il savait pertinemment que son action ne serait pas suffisante pour éteindre l’incendie. Mais c’était sa façon à lui de faire sa part… Je fais ma part en étant conscient que c’est insuffisant. Mais je la fais. Et vous Solito, faites-vous votre part ? J’ose espérer que oui…
        Cordialement
        Jean-Jacques

        • solito de solis
          Publié le 10:55h, 07 avril Répondre

          Cher Jean-Jacques, merci d’avoir répondu sans me lyncher.
          Vous l’avez bien lu, je ne mets point en doute quoi que ce soit. Et je vous félicite pour l’image du colibri, c’est juste à propos.
          J’ai émis quelques idées, en ce post relatif à l’inhibition créatrice de problèmes, qui invitent à réfléchir sur vos définitions de l’âme… par exemple, ou encore sur la volonté subconsciente que nous partageons par le fait d’être constitué de matière (même si la matière est une forme d’onde et que l’on peut lui donner un ensemble de valeurs quantiques) et que cette matière possède une volonté propre et un mental qui n’est pas conforme à nos désirs ou à notre intention. Vous vivrez encore vingt ans et vous consacrerez un mois entier jour et nuit à vous raser: l’avez vous décidé ou le subissez vous ?
          Si je reviens à votre notion d’âme ou d’être spirituel et si vous me répondez gentiment en me parlant de mystiques que vous avez étudiés ou sur lesquels vous avez médité en faculté de philosophie, ici chez les jésuites en belgique, vous savez pourtant bien que la « pensée occidentale » n’est pas née d’elle-même et qu’elle trouve par le biais des grecs socratiques et présocratiques et autres et ceux qui les renseignèrent, ses fondements en Orient ou en extrême Orient et que ce qui en subsiste, ici, parmi les occidentaux comme vous dites, est malheureusement très peu substantiel et très peu efficace et pis de tout, pour atteindre la compréhension des sources originelles, il faut en parler la langue originelle et être né là-bas. Jamais un occidental ne pourra tout à fait être un bouddhiste, jamais un occidental ne pourra être un védantiste hindou car son cerveau modulé par le langage et la langue maternelle ne peut comprendre tout et ne peut qu’interpréter partiellement.
          Ce que font donc beaucoup de « spiritualistes » ardents et loyaux, enthousiastes et altruistes. Rien que le fait de ne pas pouvoir faire de nuance entre l’âme et l’être psychique, de mélanger comme le font les transurfeurs (avec une orthographie et une syntaxe déplorable parfois) l’esprit humain et le mental intellectuel (la pensée verbale), de considérer tellement rapidement qu’un élan vital et du charisme, un credo,une foi, une aspiration émotive, un idéalisme sont des manifestations d’un être spirituel ?
          C’est aller vite en besogne. Rendez vous dans un simple couvent de bénédictins et vous verrez qu’une vie ne suffit pas !
          Où et quand parlez vous de l’être intérieur, des nuances de l’être psychique, de la valeur de l’être subliminal, de la conscience du subconscient, de la nuance entre un ego nécessaire et indispensable et le Moi universel présent lui aussi dans toute matière aussi bien que dans les cellules amusantes d’une tumeur cancéreuse ?
          Si je vous propose de nier vos affirmations, ce n’est pas pour vous défier ni vous déifier, mais simplement pour vous mettre en face d’un fait… car tout ce qui se trame ici est mental et rien d’autre: des mouvements tel que le mental peut manifester, des mouvements qui ne changeront pas aussi vite que Hamer aurait pu le penser la nature profonde de la matière vivante. Ne pas pouvoir nier ce que vous affirmez est un signe d’attachement. Or, l’attachement est contraire à la liberté signe de l’être spirituel. Non ?
          Mais bon, vous êtes sur une voie qui est pleine de chaleur et de tendresse, pleine d’amour pour l’autre et tant mieux…mais vous êtes aussi responsable de tout ce qu’il advient ensuite à ceux qui vous lisent et comprennent comme d’habitude par le travers de leur mental pensant 15 % de vos mots (les 85 % autres étant la projection que leur mental fait sur vos mots pour y trouver une réassurance) et cette voie est sans aucun doute un élan vers l’esprit… sans pourtant être spirituellement concrète.
          Vous savez que je n’accorde pas plus d’importance à l’humain qu’à un protozoaire, considérant parfois que celui-ci possède une vie psychique bien plus proche du vrai que celle des humains paresseux et prétentieux, arrogants au point de vouloir donner des conseils aux autres sans prendre conscience des volontés intangibles de la matière, cette matière qui est aussi le fruit de l’intention d’une conscience, même si elle n’est pas comme vous le dites une « incarnation » dans de la matière organique. Ces humains qui vont discourant mais oubliant que toute connaissance est identification et que je pense que par votre biais, peu de gens iront s’identifiant avec une pathologie ! On lutte contre le cancer, contre le sida… mais qui se penche sur la conscience de la tumeur pour lui demander sa raison d’être et son intention ? Qui s’identifie avec amour avec la force du diabète insulinoprive pour le comprendre et étendre cette compréhension à l’univers ? L’occidental que vous défendez… restera malade tant que cela durera ainsi avec son mental stupide car il n’y a aucune raison d’être supérieur à tout le reste.
          Juste une question encore: une personne sur trois va « contracter » un cancer létal, c’est une probabilité que vous pouvez vérifier. En quelques décennies le rapport est passé de 1/4 à 1/3
          ou encore beaucoup d’entre nous vont souffrir (avec leur famille) de l’Alzheimer.
          Pourquoi s’intéresser aux malades et non pas à ceux qui ne le sont pas … les malades sont ils plus atteints émotionnellement que les non-malades ? Les non-malades vivent ils une vie moins stressante dans un un monde moins stressé ? Je doute fort que l’on trouve une bonne raison qui expliquerait pourquoi les non-malades ne le sont pas. Or… c’est bien plus là que je pense qu’existe une clé de compréhension de toutes les pathologies et non dans l’étude de l’état pathologique et là je vous rejoins dans le fait de « se soigner » avant que les autres s’en occupent. Et si se soigner était « être malade en toute conscience » et qu’être malade n’est qu’un état de conscience provisoire qui demande compréhension et identification non pour l’individu mais pour l’univers ? Et si parce que l’un guérit, deux autres mouraient quelque part ailleurs tant que la conscience de la pathologie n’est pas reconnue et acceptée comme étant part de toute la manifestation ? Tant que l’individu se croira individu alors qu’il faut d’

          Je vous remercie d’avoir lu sans inhibition ces quelques phrases et vous souhaite réellement beaucoup de flahs de conscience qui illumineront encore votre compréhension du monde que vous partagerez avec ceux qui cherchent.
          Michel-Marie Solito de Solis

  • Elisabeth
    Publié le 10:33h, 04 avril Répondre

    Merci Jean-jacques pour tout ce beau travail et les échanges qui l’accompagnent
    A bientôt de vous lire.
    Elisabeth.

  • Dolly
    Publié le 09:51h, 03 avril Répondre

    Merci Jean-Jacques pour cet article.
    Maintenant, je comprends mieux la signification  » vivre un choc dans l’isolement « .
    Merci, merci, merci.
    Avec toute ma gratitude.

  • Nicole
    Publié le 04:28h, 03 avril Répondre

    Bonjour,
    Merci pour ces réflexions qui peuvent tous nous aider à entrer en conscience de nos propres difficultés.
    Pour ma part, j’ai découvert voici quelques années la bio-énergie, puis le sensitive Gestalt massage, qui me semblent être des outils fort intéressants pour parvenir à faire émerger des émotions qui sont enfouies. Il y en a sûrement d’autres, et je pense que nous avons tous à chercher ce qui est bon pour nous !
    Attendons la suite, sans rester passifs ! La vie est trop chère pour la laisser couler !

  • Christine Avril
    Publié le 00:56h, 03 avril Répondre

    Bonjour Jean-Jacques, personnellement je garde des séquelles douloureuses d’un accident de voiture survenu il y a 10 ans et cet article m’interpelle au plus haut point, ainsi que tous les commentaires. Lors de cet accident, deux vertèbres ont été abîmées. Après mon hospitalisation, ma mère m’a accueillie pendant 9 mois le temps de ma remise sur pieds (le temps d’une gestation !). J’ai été licenciée à la suite de cet accident car aux yeux de mes employeurs, je n’étais plus productive. Je me suis battue contre l’assurance et les médecins qui niaient mes souffrances et ce, encore aujourd’hui. Depuis 3 semaines, je vois une « magnétiseuse » qui dit que mon accident est toujours inscrit dans mon corps, que je ne l’ai pas « digéré ». Je crois qu’elle a raison. Je vais être déclarée à la retraite le 1er mai, j’ai 61 ans et je suis en fin de droits d’allocations Equivalent Retraite. Après cet accident, je n’ai pas pu ou su rebondir dans la vie active, j’ai essayé mais mes douleurs empêchaient toute activité prolongée. Souvent je me pose la question « pourquoi, pourquoi suis-je restée dans le moment de l’accident ? » À vous lire, je pense comprendre ce qui s’est passé. L’accident a été un choc, le déni des médecins aussi, idem pour le licenciement et le résultat de ma lutte contre l’assurance qui a tout fait pour que je me sente fautive alors que j’étais victime. J’ajoute à cela que ma blessure n’étant pas visible (pas de plâtre, pas de cicatrices) mon entourage, mes amis et les personnes rencontrées au hasard de ma vie ne comprenaient pas que je dise mon mal, ma souffrance, aussi j’ai appris à me taire et à souffrir en silence. Mon corps a pris une mauvaise posture et par manque d’activité, j’ai grossi quelque peu. Cela a été une souffrance aussi car on me faisait remarquer que je n’étais plus celle d’avant, mince, dynamique, enjouée… Je crois que j’ai été frappée de stupeur dans les premiers jours qui ont suivi l’accident (à l’hôpital on m’a bourrée de morphine et de Témesta, je n’ai pas eu d’autres soins) et que cette stupeur a été entretenue par tout ce que j’ai vécu ensuite. Je n’ai pas eu de mouvements de colère ni quoi que ce soit qui me soit salutaire, je me suis résignée et j’ai attendu, attendu, espéré la fin de cette souffrance. La souffrance est toujours présente et ce matin je me rends chez un médecin qui j’espère saura m’entendre. J’ai été un peu longue mais cet article m’est salutaire ainsi que tous les commentaires notamment ceux de Solito de Solis, le dernier en particulier sur notre incapacité de bouger car enfermé dans nos maisons, nos voitures, etc… Pour moi, c’est un électrochoc bénéfique. Merci pour tous ces articles qui m’aident à comprendre.
    Christine

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 09:50h, 03 avril Répondre

      Bonjour Christine, merci pour votre témoignage très émouvant. Effectivement, comme vous le constatez vous-même, toute la société veut nous transformer en patients dociles, en citoyens dociles, en amis dociles. Face à nos souffrances, on exige de nous que nous restions « dignes » et c’est cela qui nous tue à petit feu.
      Je suis heureux que mes articles vous éclairent pour que vous puissiez reprendre le pouvoir sur votre propre vie (ce qui est l’objectif prioritaire que je poursuis au sein de l’Académie du Pouvoir). Je vous souhaite d’avoir la force, le courage et la volonté d’être infidèle à votre éducation. C’est ce qui redonnera à votre vie tout son sens !

  • solito de sollis
    Publié le 23:46h, 02 avril Répondre

    Bonjour, je brûle d’ajouter quelque chose qui n’est pas assez souvent mis en exergue, ici en occident.
    Il s’agit du fait que le JE inhibe le Nous… plus de Moi et moins de NOUS. Il est un fait indiscutable que le MOI n’est pas « touchable » par les psychologues ou par les neurobiologistes… pas de trace scientifique du MOI sauf pour ceux qui n’en ont plus et que l’on peut observer de l’extérieur.
    Moi est une expérience. Or la maladie s’exprime souvent par le Je qui fait l’expérience et qui verbalement en parle. Ce qui est peut-être une grave erreur, car la langue parlée ou écrite ne témoigne pas vraiment de cette polyconscience du MOI-JE, la verbalisation des peines, des douleurs ou des souffrances est toujours exprimée par la singularité: « ah…. comme j’ai mal, comme je souffre »… et rarement par la pluralité. (par exemple Nous, mon foie, mon coeur, mes reins, mon sang, mes humeurs… sommes en déséquilibre; nous, mes voisins, mes amis, ma famille, ma nation… sommes mal en point dans ce corps qui est celui que j’expérimente comme un moi »)
    Or il se pourrait bien que comme on l’a envisagé depuis toujours dans d’autres civilisations pus spirituelles, le NOUS existe bien avant qu’un individu (non-divisé) ne puisse se réaliser et exister
    Il est bien probable que le plus profond des états pathologiques réside dans cette insistance à la singularité et à l’individualité… alors qu’elle ne peut être qu’un résultat improbable exigeant d’abord la reconnaissance d’une pluralité, d’une appartenance, d’une polyconscience se rendant à l’unité et que cela exige non seulement de vivre des états critiques et dès lors une passion qui exige le temps et l’attention d’au moins une vie !
    La Santé du Je peut alors être partagée et devenir santé du NOUS.
    Et trop de JE inhibe le NOUS…

  • josette
    Publié le 14:59h, 02 avril Répondre

    Merci Jean-Jacques pour vos articles. Ils sont impressionnants de vérités. Comme je comprends mieux maintenant ce que veut dire « vécu dans l’isolement ». Cela m’éclaire sur mon cancer du sein et tous les traumatismes de l’enfance enfouis dans mon inconscient. Même si j’en ai beaucoup parlé car je ne garde rien pour moi il faut que ça sorte, je n’ai pas évacué, je suis restée bloquée, anéantie, terrorisée. Le mal a été fait. Il me tarde de recevoir votre nouvel article pour réellement savoir comment s’en libérer et ne pas redévelopper une maladie. Merci, merci, merci. Josette

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 09:45h, 03 avril Répondre

      Bonjour Josette, et merci pour votre témoignage. Il m’a fallu, à moi aussi, beaucoup de temps pour saisir le sens exact de cette phrase énigmatique du docteur Hamer « vécu dans l’isolement ». Beaucoup de personnes croient qu’il suffit de parler de son traumatisme, qu’il suffit de s’entourer de gens attentionnés pour évacuer la charge émotionnelle liée au choc. Or, vous le sentez bien : la trace du traumatisme est ENCORE inscrite dans vos cellules ! En attendant mon prochain article dans cette rubrique, je vous encourage à lire la série d’articles que j’ai consacrée à l’alchimie psychologique. En particulier l’article qui parle de la transmutation des émotions. Et celui où je parle de la guérison de mon cancer

  • Bill
    Publié le 07:01h, 02 avril Répondre

    Merci Jean-Jacques… de surfer sur les nombreux points de la vie….
    Tout le meilleur…
    Bill

  • Barblan
    Publié le 05:12h, 02 avril Répondre

    Cher Jean-Jacques,
    En lisant cet article sur les comportements des animaux, la description des tremblements vidant les angoisses vécues me rappelle que, selon David Berceli, l’homme peut inciter ces frissonnements en prenant certaines postures – avec le même résultat que pour les autres mammifères, une libération des traumatismes engrangés dans le corps. Pour ceux que cela peut intéresser, la référence est la suivante: BERCELI David, The Revolutionary Trauma Release Process, Ed. Namaste, Vancouver, 2008. Il existe aussi un DVD où les mouvements recommandés sont illustrés en vidéo. Certain que tu connais cet ouvrage, je le cite ici car il me semble parfaitement confirmer ton propos.
    Bien cordialemement
    Andris, Carouge, Suisse

    • solito de solis
      Publié le 05:58h, 02 avril Répondre

      tremblements… et oui, bien sûr… ce qui dérange la société bien pensante (« tiens toi tranquille en classe » « tiens toi tranquille à table »…) et qui s’est retournée pour profiter de l’aubaine et créer les « toc ». Et pourtant tout cela est tellement « naturel » que l’on s’étonne que ce ne soit pas une revendication révolutionnaire:  » bouge-toi ». Pas que l’extérieur bien sûr… il suffit aussi de se pencher sur la bioénergétique et les bases de la végétothérapie bioanalytique, relire Wilhelm Reich dans la « fonction de l’orgasme » et s’appliquer à éliminer de on horizon tout professeur de CHi Kung ou de Tai-CHi, qui n’inviterait pas d’abord à retrouver les mouvements naturels internes des fascias ou la circulation des fluides etc…
      tout cela n’est pas nouveau… mais qui serait d’accord dans un bus bondé de commencer à, comme l préconise Reich, frétiller comme un ver ? qui laissera ses enfants courir et sauter partout dans tous les sens dans un environnement devenu « dangereux »? qui acceptera de ne plus manger à table avec d’autres en maintenant les règles de la bienséance et des bonnes manières ? J’ai rarement vu dans la nature extérieure des animaux mammifères partager un repas avec politesse: il existe des règles féroces de préséance et de hiérarchie même chez les vaches qui empruntent un chemin de montagne.
      Mouvements spontanés, voilà ce qui manque à l’intestin figé, au foie circonspect et surtout exploration intelligente de la détente orgastique ( un partenaire n’est pas indispensable à cela !).
      Révolutionnaire pourrait être le terme utilisé pour retrouver ces mouvements spontanés qui sont devenus a-sociaux, sauf quand on va voir Pina Bausch qui ose braver les lois de la danse, alors là, on est heureux de voir que c’est possible, que la révolution est celle du mouvement spontané
      Evidemment, j’ai connu en prison, des assassins qui étaient victimes des conséquences de leurs mouvements spontanés ! Aussi est-il bon que tout reste en place avec ses cadenas… tant qu’il y aura des humains. Sauf pour ceux qui ont l’intention sincère et profonde de « bouger » en tenant compte du fait que « l’individu » est une notion très fausse de la réalité biologique. Alors qui sait
      « bouger » pour l’autre… serait une solution ?

      • Jean-Jacques Crèvecœur
        Publié le 10:04h, 03 avril Répondre

        Merci à vous, Solito de Solis, pour tous vos commentaires judicieux qui enrichissent beaucoup les partages de cette communauté que j’ai voulu créer autour du thème « Créer une meilleure vie » (au fait, je ne sais même pas si vous êtes un homme ou une femme et je n’ai pas trouvé cette information sur votre blog). Par expérience, je peux ajouter que sortir du figement ne nécessite pas obligatoirement de frétiller dans tous les sens. Car pour moi, je commence à sortir du figement lorsque je retrouve la fluidité dans toutes les dimensions de ma vie : fluidité corporelle (lorsque je marche, lorsque je suis assis, etc.), fluidité énergétique (lorsque je fais l’amour, lorsque je chante, etc.), fluidité émotionnelle (lorsque j’exprime librement ce que je ressens à l’autre, que ce soit agréable ou désagréable), fluidité mentale (lorsque j’accepte de remettre en question ce que je crois, lorsque je ne prends jamais rien pour acquis au niveau de ce que je connais), fluidité spirituelle (lorsque je suis à l’écoute permanente du sens et des signes que la vie m’envoie).
        Donc, quand je parle de mouvement, je parle surtout de cette fluidité, cette souplesse, cette légèreté dans la manière de vivre ma vie… Je propose dans mon livre « Prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent » la métaphore du vélo. Le vélo ne tient en équilibre que si nous restons en mouvement. Il ne s’agit donc pas d’un équilibre statique, mais d’un équilibre dynamique…

        • solito de solis
          Publié le 11:22h, 03 avril Répondre

          Jean-Jacques, je suis très content d’avoir pu rencontrer votre site, par suite des lectures des volumes de « transurfing » (auxquels je ne vous associe guère). Peu importe que je sois mâle ou femelle, la conscience n’est pas sexuée. Votre exemple du vélo me fait penser aux tricycles qui peuvent rester en équilibre tout comme le corps qui fait jouer plus de dix mille tout petits muscles lorsqu’il est debout, statique, apparemment au repos.
          Vous parlez de fluidité avec enthousiasme et cela met de la bonne humeur partout. Permettez moi d’insister sur le fait que l’on peut rester immobile et en même temps déplacer un camion si on l’imagine ou si on voit le fait se produire devant nos yeux… Par l’existence des neurones miroirs. Ainsi donc.. nous pouvons frétiller sans avoir besoin de lever le petit doigt.
          Tout est dans l’attention (il existe beaucoup d’attentions) mais malheureusement (?) aussi dans tout ce qui est réputé être « subconscient », cet ancien conscient… parce que le noeud des problèmes ne se situe pas dans le fait de désirer que cela soit bien, que la santé soit bonne pour chacun et pour tout le monde, parce que le désir ne concerne que le cerveau gauche, celui qui blablate et non le cerveau droit : celui qui est relatif à la volonté du corps, et à tous les processus subconscients. Et qui dit « subconscient » ou subliminal ou inconscient dit bien « inaccessible à l’attention ordinaire ». Vouloir la santé n’est pas que la désirer !
          La santé peut être désirée, et clamée et le mouvement perceptible… qu’en sera-t-il des sphères cachées de l’organisme… qui vont de l’innocent au plus animal en descendant encore plus profondément vers les zones les plus telluriques de la conscience terrestre… et où résident les germes les plus tenaces des mouvements dégénératifs de l’organisme… et aussi des volontés que nous ignorons ?
          Néanmoins je souhaite à chacun qui le désire, de plastifier son cerveau et de prendre le temps de dé-couvrir les structures toutes personnelles ou toutes sociales des mouvements de la pensée, de ses actions, émotions, sentiments et ses comportements, depuis leurs origines, et vers leurs intentions.
          Bien sûr, c’est un travail de toute une vie. Mais je pense que ce qui est fait par un Je…(qui n’existe pas) est ensuite étrangement plus facile pour d’autres Je (comme rouler en tricycle par exemple)
          Et donc, que des lieux comme le vôtre (votre site) devraient finalement susciter plus de travail et plus d’engagement de ceux qui s’y ressourcent, non pour leur santé propre, mais pour la santé de tous les autres… si santé est ce qui est réellement nécessaire pour que l’humain évolue encore vers une autre finalité que le cul-de-sac devant lequel il se trouve.

  • martine
    Publié le 03:13h, 02 avril Répondre

    L’homme a la connaissance universelle en lui, elle est simplement recouverte par ses propres schémas de pensée.

  • Jourdan
    Publié le 20:40h, 01 avril Répondre

    O combien difficile à mettre en pratique quand on est en surstress chronique, combien difficile de trouver une sortie à ce cerle vicieux qui empêche même de se concentrer sur des informations qui pourraient être précieuses pour aller mieux.
    Depuis un trauma devenu traumatisme, à savoir la découverte d’un proche aprés son suicide violent, j’ai beau faire, mon cerveau ne fonctionne plus de la même façon, il est devenu incapable de faire certaines tâches, de mémoriser certaines choses, il me semble que j’ai eu un court-circuit cérébral qui m’handicape de façon invisible pour les autres mais bien tangible pour moi. Ainsi cet article, je ne peux que lire en diagonale, sinon je m’épuise…et je ne me reconnais plus. Dans cette incapacité nouvelle à lire, à comprendre, à chercher…

    • Christine Gd
      Publié le 16:00h, 03 avril Répondre

      Bonjour Jourdan,
      Selon votre description, c’est votre cerveau qui a accusé le choc de ce que vous avez vu. Et vous n’avez peut-être pas compris le geste de cet ami, ce proche. Votre cerveau ne veut maintenant plus apprendre, comprendre. Mais tout ça ne nous fait pas beaucoup avancer. Plus concrètement, les idées qui me viennent pour vous aider sont les suivantes : la méthode EFT (Emotional Freedom Technique) permet d’harmoniser rapidement et avec une grande douceur les émotions d’un traumatisme. Chez un thérapeute qui pratique cela dans votre région ou ailleurs (par skype) ou par vous-même en vous initiant à cette technique si simple et efficace. Il y a des livres (Le Manuel d’EFT de Gary Craig, le fondateur, l’EFT pour Les Nuls, etc), plein de vidéos sur youtube, des sites : http://www.emofree.com, http://www.guerir-eft.com, http://www.sophiemerle.com.
      En attendant, vous pourriez accueillir vos difficultés avec bienveillance (ce qui n’est pas toujours évident) en répétant un mot qui vous fait du bien (amour, harmonie, lumière, …) en silence dans votre tête.
      Je souhaite que cela puisse vous accompagner vers une solution. Bien à vous, Christine

  • Sanchez M
    Publié le 14:18h, 01 avril Répondre

    Cher Jean-Jacques,

    Il y a quelques mois j’ai été licenciée après 24 ans d’entreprise dans des conditions honteuses. En était de choc, je n’ai pas été capable de verser une seule larme et je pense que c’est la raison de mon mal-être. J’aurais besoin de sortir de moi tout ce chagrin accumulé pendant les dernières années de vie professionnelle afin de pouvoir enfin tourner la page. Mais comment faire ? J’ai essayé la réflexologie, la psychiatrie, l’acunpuncture, l’ostéopathe mais rien n’y fait. J’ai une douleur en moi et une tristesse qui ne passe pas. Je voudrais oublier enfin tout ce que j’ai vécu mais n’y arrive pas. Merci pour vos conseils.

  • claudie métais
    Publié le 13:36h, 01 avril Répondre

    Connaissez-vous le « mouvement régénérateur » d’Itsuo Tsuda?
    Cet élève de Ueshiba a créé un outil simple et extra… A lire et explorer

  • Gérard
    Publié le 10:47h, 01 avril Répondre

    Mon précédent message s’étant prématurément « envolé » je tenais à y ajouter l’importance que revêt dans nos rapports avec autrui l’interaction énergétique , sachant qu’un dominant « vampirise » l’énergie d’un dominé . Il convient donc de savoir reconnaitre cette possibilité dans notre relationnel afin de s’en prémunir ou de « l’esquiver » si on est dominé , de contrôler cette vampirisation si on est plutot dominant , mais je suis persuadé que Jean Jacques est plus qualifié que moi pour en parler. Solito de Solis évoque aussi (en filigrane) ce probléme et en termes il faut le dire un peu trop « professionels » qui peuvent ne pas être bien compris par les non-initiés.

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 17:42h, 01 avril Répondre

      Effectivement Gérard, je rejoins tout à fait votre vision. Pour moi aussi, les rapports humains sont avant tout énergétiques. C’est ce qui m’est apparu comme une évidence en travaillant sur la notion de jeux de pouvoir. Ce qui veut dire aussi que désamorcer un jeu de pouvoir ne consiste pas à trouver les bons mots pour y arriver, mais plutôt la bonne attitude énergétique pour ne plus se faire vampiriser et déstabiliser. C’est ce que je propose également au sein de l’Académie du Pouvoir, dans mes programmes de formation longue durée.

  • Gérard
    Publié le 10:35h, 01 avril Répondre

    Merci Jean-Jacques et merci à Solito de Solis pour sa trés intéressante intervention.
    Pour ma part et trés modestement je signale un recueil de Jacque Martel « le grand dictionnaire des malaises et des maladies » lequel se base sur le « décodage biologique » , autrement dit sur le décryptage mental et (ou) énergétique des maladie qui ont été induites par des conflits intérieurs ou pourrait on dire des « blessures de l’âme » , cet ouvrage est à mon sens utile à tout ceux qui tentent de comprendre pourquoi ils ont été touché par telle ou telle affection et peut servir de base de travail sur eux mêmes.

  • PatT
    Publié le 10:06h, 01 avril Répondre

    Bonjour J-J,

    Merci pour cette guidance! C’est à point; je crois que les examples abondent dans nos vie en ce sens.

    Maintenant, je me demande quel est le rôle du pardon dans ce processus. Est-il nécéssaire au retour à l’équilibre? Si oui, à quel étape du processus pouvons-nous le mieux effectuer ce pardon – à soi-même et/ou aux autres?

    Longue et heureuse vie!
    Patrick

    • Jean-Jacques Crèvecœur
      Publié le 10:13h, 03 avril Répondre

      Bonjour Patrick,
      Je crois sincèrement que le seul pardon qui nous soit utile, est le pardon à nous-même. Comme je le démontrerai dans un prochain article de la série « Néosanté », l’autre est seulement responsable de ses actions. Il n’est en rien responsable de la manière dont nous avons perçu, ressenti, subi ses actions. Le même comportement, la même situation, peuvent être vécus différemment par dix personnes différentes. Ce qui prouve bien que les blessures émotionnelles que nous vivons nous parlent plus de notre histoire traumatique que de l’événement lui-même. Par exemple, un licenciement pourra être vécu par les uns comme la fin du monde, alors que les autres l’accueilleront comme le coup de pouce pour oser enfin se lancer dans une activité qui les passionne…
      Donc, si j’ai souffert d’une situation, c’est parce que j’ai interprété cette situation avec mes propres filtres. Et donc, je n’ai qu’une seule personne à pardonner : c’est moi. Je vais me pardonner d’avoir accepté de souffrir de cette situation. Je vais me pardonner d’avoir entretenu la mémoire du traumatisme aussi longtemps. L’autre, finalement, n’a jamais été qu’un élément anecdotique qui a déclenché ce que j’ai vécu.
      J’espère que cette réponse vous aidera et aidera tous ceux qui sont concernés par cette question.
      Jean-Jacques

  • Zimbo
    Publié le 09:35h, 01 avril Répondre

    L’article est bref mais fort instructif comme l’est le commentaire de solito de solis. J’avais entendu parler d’Alain Berthoz à propos de son livre « Le sens du mouvement » par Albert Palma, instructeur de shintaïdo et calligraphe, initiateur de la « Société des gens de geste » (voir ses articles sur le sens du mouvement- et ses oeuvres). Sur le mouvement et la « dynamique relationnelle », voir l’ai-doï de Daniel Lazennec (un article de lui sur le dernier biocontact consacré au Japon).

  • anne laure
    Publié le 08:48h, 01 avril Répondre

    Pour moi l’inhibition, peut être la seule réponse possible dans certains cas, à certains moments, car si nous sommes déjà en sur-stress permanent, l’énergie d’une action ne se trouve plus accessible pour créer une sortie. Si nous utilisons le peu d’énergie restante pour agir, serait de nous mettre à nouveau en situation d’insécurité, traumatisante, elle ne sera que temporaire d’où un risque d’une chute encore plus rude, peut être même fatal !
    Car nous ne savons pas d’où réellement provient cette perception de danger, « trauma ». Il y a ce qui se passe concrètement que nous pouvons analyser, comprendre et même agir, mais il y a surtout tout ce qui se « joue » au plus profond de nous, qui inconsciemment continu de nous emmener tel un fleuve sortie de son lit emportant tout sur son passage. Réussir à faire le lien du vécu dans le maintenant à l’histoire traumatisante du passé permet le passage, donc l’action.
    Cela peut prendre un sacré temps, j’en témoigne de mon expérience.
    Et tant que ce lien ne s’est pas réalisé, nous continuons à survivre la vie en s’épuisant continuellement dans un stress incontrôlable de nos fonctionnements inconscient.
    Certes la vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais il y a des expériences plus douloureuses que d’autres, et surtout ces expériences vécues jeunes, très jeunes, et même dans la période fœtal, qui ne facilite pas toujours le re-contact, pour aller créer l’action.
    L’inhibition, n’est pas un non mouvement pour moi, mais le mouvement change de forme. Il devient introspectif. Le plus difficile est de garder la tête à la surface, afin de continuer de s’Oxygéner (à utiliser dans tous les sens du terme), qui permet de continuer le mouvement différemment, jusqu’au jour de l’action.

  • Brigitte
    Publié le 06:28h, 01 avril Répondre

    Merci pour cet article
    Rester dans le mouvement, cette phrase me parle, je me suis réveiller il y a bientôt 4 ans avec le livre de Thierry Janssen « La maladie a t’elle un sens » et surtout suite au décès de ma soeur qui m’a remise en question sur ce que je vivait et qui j’étais et de trouver un sens à tous ce qui peut me blesser
    Aujourd’hui je m’apperçois que d’accepter ce que je vis que ce soit agéable ou non me permet de rester dans le mouvement et d’éviter de prendre ma vie à contre sens

  • rita
    Publié le 06:17h, 01 avril Répondre

    BONJOUR, je vis une relation très frustrante devant laquelle je ne cesse de reporter une décision : j’ai peur suite à la lecture de vos articles d’être dans le profil des personnes qui refoulent leurs sentiments, n’agissent pas, etc…et finissent par développer des maladies mortelles. Ne faites vous pas des consultations pour aider les gens à se « libérer » ? (sur paris)
    Merci pour votre réponse

  • solito de solis
    Publié le 05:02h, 01 avril Répondre

    Cher Jean-Jacques, que de pistes parmi les articles que tu proposes et que de commentaires constructifs pourraient s’ensuivre. Constructifs comme peut l’être la co-action ou la perç-action, principes fondamentaux dans la théorie du mouvement de Alain Berthoz dont je conseille vivement la lecture de ses textes à qui voudrait amplifier son savoir et ses connaissances au sujet du mouvement. (Alain Berhoz est professeur au Collège de france).
    Sans prendre trop de place, il ne me sera pas nécessaire d’acquiescer au fait que l’inhibition des mouvements ( ou os comportements pour être dans le sujet) n’est pas que constat d’une statique mais relève d’une dynamique ! Si je suis inhibé, si un de mes comportements est inhibé c’est parce qu’une certaine « action » parfois non visible immédiatement est en préparation. L’inhibition n’est pas la mort, mais au contraire, l’inhibition est ce qui permet l’action. Le développement de la marche par exemple ne se fait pas sans antagonismes nécessaires, inhibant les mouvements qui ne seraient pas propices à l’intention.
    Si je me penche sur une goutte d’eau par la lunette d’un microscopie, et si je ne fixe pas la goutte par un agent mortel (inhibition totale de la vie que je voudrais photographier par exemple) je peux constater que les animaux sauvages microscopiques vivent à des vitesses qui nous dépassent (proportionnellement, certains se déplacent à la vitesse de 5000 km/heure si on les rapportait à notre taille) et sont toujours en mouvement. Mouvement nécessaire pour chercher de quoi se sustenter (s’approprier des forces) pour trouver le lieu de séjour provisoire pour déposer des oeufs, fuir des prédateurs ou simplement: ce que l’humain sédentaire des villes a un peu oublié: explorer son milieu, partir à la découverte de l’environnement pour développer ses forces ou ses sensations relatifs à cet environnement. L’exploration… qu’en reste-t-il à l’humain civilisé ? Dans tous les pays pauvres, j’ai pu constater que les gens bougent, ils se déplacent sans cesse, ils marchent, prennent le bus ou le vélo mais ils se déplacent souvent et quasi tout le temps. Ils explorent leur forêt, leurs eaux, leurs chemins à la rencontre de leur lieu de vie. De ce côté ci de la civilisation, nos déplacements sont régis par des lignes blanches continues, par des feux de signalisation, par des permis de conduire, par des maisons cadenassées, par des définitions, par des structures protectrices, par des lois démocratiques qui enserrent l’humain que nous sommes dans un carcan d’immobilisme qui lui donne parfois quelques relents du goût de l’exploration et quelques envies de « partir en vacances » pour goûter un peu ailleurs ce degré de liberté et d’exploration, bien vite repris par les agents touristiques locaux et les structures protectrices du touriste nanti.
    Le sens du mouvement devient alors le surf sur internet et le zapping des émissions télé et l’exploration des mondes virtuels comme celui de Second Life ou World of warcrafts etc… inhibant encore plus le mouvement du corps qui perdra peu à peu l’habitude de se déplacer

    Je pense donc que l’inhibition délétère ou létale est d’abord une réponse co-active d’un individu avec son environnement et que l’éducation n’est pas la seule responsable, il en est aussi d’une paresse naturelle de l’humain à accepter des situations qui lui profitent dans l’immédiat. Je pense que toute inhibition est créatrice d’autres mouvements comme peuvent l’être les refoulements, les cristallisations internes, le développement des tumeurs qui, si je ne m’abuse n’en sont pas moins d’autres mouvements.
    Mais cher Jean-Jacques, comme je ne donne pas la primauté à l’humain, mais à la conscience, peu me chaut au fond, que l’humain se dégrade… il y a toujours une conscience qui quelque part en profite
    Evidemment, si cette conscience peut être celle de l’individu dans sa totalité, alors… tant mieux, c’est qu’il prend soin de lui, tout comme il co-agit de façon intelligente avec son environnement.

  • Joel Grand
    Publié le 01:47h, 01 avril Répondre

    Bonjour,
    Encore une fois, mille mercis pour le partage de votre connaissance et expérience de la vie qui sont absolument remarquables.

    Nous attendons avec grande impatience votre prochain article, afin de pouvoir éviter la maladie (ou plus) à une personne profondément aimée.
    En souhaitant que ce soit possible d’aider quelqu’un qui a énormément de peine à voir, comprendre et accepter l’origine du mal, le soutien de son entourage, ainsi que le lâcher prise et le chemin de la « guérison ».

    Pour le moment, la personne en question a pris du poids (plus de 20kg), développé un eczéma, ainsi qu’un sur-stress parfois proche du burn-out.

    Dans l’attente de votre prochain article.
    Très cordialement
    Joel

Écrire un commentaire

Veuillez résoudre *