Alchimie #10 : Comment transmuter nos émotions (6) ?

18 Déc Alchimie #10 : Comment transmuter nos émotions (6) ?

Les émotions, ces mal aimées ! C’est ainsi que je pourrais intituler l’article que je vous offre aujourd’hui. Car c’est vrai que dans notre monde rationnel, technologique et dominé par le masculin, la sphère émotionnelle a du mal à trouver une réelle légitimité.

Dès le plus jeune âge, nous avons appris à contrôler, à refouler, à réprimer, à ravaler nos émotions. Par la suite, notre vie fut émaillée de situations où nous avons tenté de nous montrer fort, insensible, en maîtrise ! Avec pour conséquence les nombreuses pathologies qui découlent de ces blocages émotionnels : stress, dépressions, burn out, maladies physiques, cancers, etc.

Dans ce sixième (et avant-dernier) courriel, j’aimerais vous montrer comment transmuter vos blocages émotionnels en conscience lumineuse.

Revenons une nouvelle fois à la question de la nature des émotions. Étymologiquement, émotion vient du latin ex – movere, qui signifie « bouger hors de ». Une émotion, c’est donc fait pour s’exprimer, pour bouger. En anglais, le mot « motion » veut dire la même chose, le mouvement. Or, ce que nous apprenons dans notre éducation, dès le plus jeune âge, c’est à empêcher et à figer l’expression de nos émotions, créant ainsi ce qu’on appelle des blocages émotionnels.

Comme une émotion, c’est une énergie en mouvement, un blocage émotionnel, c’est une énergie à l’arrêt. Comme si une partie de notre énergie vitale circulante s’était transformée en énergie stagnante, en énergie bloquée. Métaphoriquement, on compare souvent les émotions à de l’eau. Lorsque les émotions circulent librement, elles sont comme de l’eau à l’état liquide. Lorsqu’elles sont bloquées, elles sont comme de la glace.

L’analogie avec les états de l’eau est très instructive. Car ce n’est que sous sa forme liquide que l’eau est capable de nous désaltérer. Pas sous sa forme solide. De la même manière, lorsque notre énergie vitale circule de manière libre et fluide, nous pouvons maintenir notre équilibre et notre santé. Lorsque celle-ci est bloquée, nous perdons l’équilibre. Par contre, si nous trouvons un moyen de réchauffer les glaçons, nous retrouvons l’eau sous une forme utile pour nous. C’est ce qu’il est possible de faire en réalisant l’alchimie des émotions bloquées.

Concrètement.

La transmutation des émotions se réalise simplement au travers d’une boucle alchimique composée de quatre étapes. J’ai accompagné des milliers de personnes avec cette boucle alchimique et les résultats qu’ont obtenu certaines personnes sont tout à fait spectaculaires. Dans le sixième atelier que j’ai enregistré en septembre 2011 et qui est disponible en téléchargement à présent (voir à la fin de ce courriel), j’ai accompagné ce processus pas à pas, ce qui a facilité grandement l’intégration de ce très bel outil. Néanmoins, pour vous, j’aimerais vous livrer ici la quintessence de ce processus que j’ai créé il y a 20 ans exactement.

Pour commencer, choisissez une situation qui fut traumatique pour vous. Le critère, c’est que chaque fois que vous repensez à cette situation, vous ressentez encore des émotions désagréables à l’intérieur de vous, même si des années se sont écoulées depuis lors. Recréez sur l’écran de votre conscience la situation, avec un maximum de détails. Ensuite, ressentez l’émotion qui était la plus présente à ce moment. Une fois que vous êtes en contact avec cette émotion, vous êtes prêt(e) à entrer dans la boucle alchimique.

La première étape consiste à nommer votre émotion. Une fois nommée, vous plongez dans cette émotion, comme si vous vous immergiez totalement dans celle-ci. Vous fusionnez « amoureusement » avec cette émotion, même si celle-ci est très désagréable. C’est la deuxième étape. Une fois que vous avez bien ressenti cette communion avec l’émotion présente, vous dites à haute voix la phrase suivante : « Je reconnais et j’accepte pleinement que je suis … / que je me sens … » En fait, vous remplacez les … par le nom de l’émotion avec laquelle vous venez de fusionner (je suis triste, je suis en colère, j’ai peur, je me sens dévalorisé, je me sens vide, etc.). Ceci constitue la troisième étape. La dernière étape se traduit simplement par une inspiration unique par le nez, et par une expiration forte par la bouche. Le but de cette étape est de dénouer le nœud énergétique créé par le blocage.

Une fois que vous êtes arrivé à ce stade, vous retournez à la première étape. Vous ressentez la nouvelle émotion qui se présente, pour la nommer, pour fusionner avec elle, pour la reconnaître et l’accepter et pour dénouer le nœud énergétique. Et ainsi de suite. Dans ma pratique, j’ai observé que le nombre de boucles nécessaires variait entre cinq et plusieurs dizaines, parfois plus de cinquante…

Quand sait-on que le processus s’arrête ? Lorsque votre corps physique vous envoie une signal énergétique non ambigu, comme des frissons, un dégagement de chaleur intense, des tremblements, des spasmes, une sensation de fourmillement, des picotements…

Lorsque, personnellement, j’ai commencé à pratiquer cette approche sur toute une série de traumatismes que j’avais vécus, j’ai observé un regain extraordinaire d’énergie.  Et, chose encore plus étonnante, mes besoins en sommeil sont passés de 8 heures par nuit à 5 heures. C’est là que j’ai compris que les blocages émotionnels me privaient effectivement d’une partie de mon énergie vitale qui aurait dû être à ma disposition ! Et que lorsque je réchauffais ces blocages au feu de mon amour, je transmutais la glace en eau…

Vous comprenez en quoi ce processus peut être considéré comme alchimique ? Tout simplement, parce que dans une démarche thérapeutique classique, on aurait tenté d’éliminer les émotions qualifiées de négatives, sans voir qu’elles constituaient une fois de plus la matière première de notre vitalité à retrouver !

L’utilité d’un tel processus est immense. Savez-vous que c’est avec un tel processus que plusieurs de mes clients se sont guéris eux-mêmes de maladies graves comme le cancer, la dépression ou la sclérose en plaques ? Savez-vous que c’est avec ce même processus que j’ai stoppé le développement de mon cancer du cervelet, en juillet 1997 (si vous voulez lire le compte rendu de cet épisode douloureux de ma vie, cliquez sur ce lien) ? Mais il y a plus. Ce processus vous permet, lorsque vous le maîtrisez, d’effacer immédiatement l’impact émotionnel d’un trauma que vous venez de vivre. Ce qui empêche que le choc se transforme en somatisation ! Rien que pour cet atelier numéro 6, ça vaudrait la peine que vous suiviez la formation « l’alchimie au quotidien » !

Voilà. Même si ce processus vous paraît simpliste, sachez que c’est un des outils les plus puissants que j’aie jamais enseigné en plus de vingt ans de carrière comme formateur… Alors, je vous encourage à le tester honnêtement, plusieurs fois, jusqu’à ce vous commenciez à obtenir des résultats ! Une fois que vous aurez vu ce que ce processus peut faire pour vous, vous ne voudrez plus vous en passer !

Et maintenant, je vous donne rendez-vous pour un septième et dernier conseil pratique pour devenir alchimiste de votre vie.

LAISSEZ VOS COMMENTAIRES, VOS QUESTIONS, VOS TÉMOIGNAGES

Mon vœu le plus cher, c’est que vous laissiez, sous cet article, des références de livres ou d’articles, des études, des enseignements qui viennent compléter, enrichir les propos tenus. Je vous invite aussi à partager les bénéfices que vous avez retirés de la lecture de ce texte. Pour que les autres visiteurs de ce blog soient nourris à leur tour, non seulement par mes écrits, mais aussi et surtout par vos apports.

PETITE ASTUCE POUR PUBLIER VOTRE MESSAGE DANS DE BONNES CONDITIONS

Pour publier votre message, rendez-vous tout en bas de cette page (sous les messages des autres visiteurs de ce blog). Une fois que vous avez rédigé votre texte, vous devez obligatoirement laisser votre nom (ou votre pseudonyme), votre adresse courriel, mais vous devez aussi répondre à une question de simple calcul, en inscrivant la réponse du calcul en chiffre ! Ce petit dispositif a été installé afin de vérifier que vous n’êtes pas un robot venant polluer mon blogue.

9 Commentaires
  • Tella Do
    Publié le 17:23h, 05 janvier Répondre

    Bonjour.
    Cet article est très intéressant et je compte bien tenter cette technique. Merci pour ce partage.
    Cela dit, les commentaires n’ont pas l’effet que vous escomptiez en ce qui me concerne. Je ne suis pas nourrie et reste sur ma faim. Dans les commentaires, il y avait une question. Et je me la pose aussi. Et malheureusement pour nous deux, nous n’avons pas de réponse.
    Le commentaire de gratitude lui, qui ne demandait pas de réponse, en a eu une. Il y a comme un hic. Ne vous laissez pas perdre par la flatterie.
    Cordialement.

    PS : Si vous passez par là, pourrions nous savoir si nous devons travailler 5-10-50 fois sur la même émotion (et projection) où sur d’autres successivement?

  • Alix
    Publié le 13:20h, 19 novembre Répondre

    Merci pour ces conseils que je trouve merveilleux pour l avoir expérimenté mais j ajouterai qu Alchimiser pour transmuter ses ombres en lumière.l expérience de le vivre en se donnant cette compassion et cet amour à la fin donne des résultats encore plus puissants.

  • Caroline
    Publié le 09:13h, 03 octobre Répondre

    J’ai une petite question d’ordre pratique : c’est pour la même situation pénible (et donc la même émotion) qu’il faut refaire de 5 à 10 fois le processus ? Faut-il le faire d’affilée ? C’est difficile de se replonger avec intensité 5 fois dans le même souvenir en quelques minutes, non ?

  • Rita
    Publié le 11:31h, 28 septembre Répondre

    bonjour jean jacques , quel délivrance de pouvoir être humain et de me donner le droit de ressentir toutes mes émotions surtout celles qui me font souffrir. Je vais mettre en pratique cette exercice!

  • marie annick
    Publié le 19:43h, 15 août Répondre

    Un grand merci jean-Jacques , je suis revenue à cet exercice pour transmuter nos émotions , c’est très
    efficace et le corps donne des messages ciblés , du genre : » je sens que je tombe dans le vide  »
    cette émotions peut avoir des conséquences importantes . En décodage biologique on retrouve ce conflit dans la SEP ? vous le savez . Cet exercice est puissant et permet de retrouver la clarté dans nos pensées : savoir ce que nous voulons .
    Merci encore .

  • Danielle Cherrier
    Publié le 00:26h, 03 mars Répondre

    J’ai vécu cette expérience lors d’un de tes ateliers à Montréal en 2008. Je l’ai même utilisé avec d’autres pour ensuite la mettre au oubliette.
    Comme tu l’as déjà mentionné lors d’une de tes conférences, le cerveau oublie ce que l’on a le plus de besoin. C’est comme si demeurer une victime était plus forte que de démontrer notre puissance. Mais là c’est certain que je vais la réutiliser et pas plus tard que demain.
    Je t’en redonne des nouvelles.
    C’est toujours un plaisir de te lire et relire.

  • Serge Meunier
    Publié le 10:04h, 26 décembre Répondre

    Jeudi 25, l’après-midi est entamé…

    Là où j’habite, des pans de ciel bleu se sont révélés et font penser que, bientôt, avec l’accroissement du jour, l’exercice sur soi sera peut-être concurrencé par l’appel du dehors. Les quatre temps correspondant à ce sixième conseil me font penser au cycle des saisons, avec une sorte d’acmé à l’envers, comme un hiver, et je vais les mémoriser comme tels.

    Me remémorer une situation traumatique ne m’est pas aisé ; je vais donc tâcher d’être prêt au travail alchimique lorsqu’une de ces bulles remontera…

  • SEUZARET Yves
    Publié le 06:41h, 24 décembre Répondre

    Merci
    Quelle joie j’ai eue lorsque je vous ai rencontré pour un séminaire puis un atelier quelques jours à ST ETIENNE. Merci beaucoup !
    yves

    • Jean-Jacques
      Publié le 01:46h, 05 février Répondre

      Ça me fait toujours plaisir de recroiser des anciens participants. Même si je ne me souviens plus des visages, je suis toujours très touché de lire que vous avez gardé un très bon souvenir du processus que je vous avais proposé. C’est cela qui donne du sens à ma vie !

Écrire un commentaire

Veuillez résoudre *