Alchimie #7 : Comment transmuter nos peurs (3) ?

15 Déc Alchimie #7 : Comment transmuter nos peurs (3) ?

Les alchimistes étaient-ils vraiment capables de transmuter les métaux vils en or pur ? Étaient-ils capables de produire ce qu’on a appelé dans l’histoire la panacée, cette potion capable de guérir toutes les maladies ? Ont-ils vraiment découvert l’élixir d’immortalité ? Certains historiens sérieux prétendent que oui. D’autres affirment que ce ne sont que chimères…

Dans la démarche de l’alchimie psychologique telle qu’elle a été élaborée par Carl Gustav Jung, ces questions sont d’une importance secondaire. Que le Grand Œuvre ait vraiment été réalisé ou non, il s’agit d’un modèle très stimulant qui nous pousse à faire de notre propre vie un chef-d’œuvre ! Depuis ma découverte de la pensée de Jung  en 1984 (bientôt 30 ans !), la voie alchimique fut le seul et unique guide de ma vie spirituelle. C’est elle qui m’a permis également de n’éprouver, à aucun moment, le besoin de chercher un maître spirituel ou un gourou auprès duquel chercher un enseignement ou une guidance, qui auraient été nécessairement extérieurs…

Comme promis, j’aimerais vous suggérer une troisième manière de devenir l’alchimiste de votre vie, en vous expliquant cette fois comment transmuter vos peurs en actions créatrices.

À nouveau, partons d’un constat simple. Saviez-vous que les recherches en psychologie ont démontré que 95 % de nos peurs ont pour objet des choses irréelles, imaginaires ou virtuelles qui ne se manifesteront jamais dans notre vie concrète ? Autrement dit, seuls 5 % de nos peurs sont liés à des dangers réels où notre sécurité physique ou psychologique est vraiment menacée !

Pourquoi avons-nous si peur de tellement de choses non réelles ? Tout simplement parce que la peur est le phénomène central de notre existence, depuis que nous avons connu le traumatisme de la naissance. C’est à ce moment que nous avons enregistré dans notre inconscient que le changement est synonyme de nouveauté et d’inconnu. Malheureusement, pour tous les humains de cette Terre, les heures et les jours qui ont suivi leur naissance ont été vécus dans l’inconfort et dans la souffrance. Donc, pour notre inconscient, le changement devint synonyme de souffrance. Passer de cet espace protégé de l’univers intra-utérin à l’immensité du monde extra-utérin est toujours traumatisant : tout à coup, nous expérimentons la faim, la soif, le froid et le chaud, l’absence de contact, la lumière et l’obscurité, pour ne citer que quelques-uns de ces changements.

La conséquence de tout cela, c’est que les objectifs de notre subconscient sont : éviter de souffrir, rester dans le connu, reproduire les anciens schémas et résister au changement. Ce qui va, vous en conviendrez, à contre-courant des objectifs de notre Supraconscience, qui elle cherche à favoriser l’évolution de l’être, à créer du nouveau, à explorer l’inconnu et à aimer…

Alors, faut-il éliminer nos peurs irréelles ? La psychologie classique vous répondra par l’affirmative. L’approche alchimique vous invitera plutôt à les transmuter et à les utiliser pour construire votre vie. Voyons comment.

Concrètement.

Dans votre bilan, je vous invite à faire la liste des actions que vous sentez qu’il serait bon que vous fassiez, mais que vous avez peur de poser. Je précise qu’il s’agit bien d’actions qui vous font peur. Je ne parle pas des phobies, de la peur du noir ou des araignées. Dans mon expérience de vie, je me suis rendu compte que souvent mon âme me souffle qu’il faut absolument que je fasse quelque chose pour poursuivre mon évolution. Dans ces moments, je ressens cela comme quelque chose de vital !

Le problème, c’est que souvent, ces actions me donnent la trouille ! Cette peur, je pourrais l’écouter et considérer que c’est le signe que je ne dois certainement pas poser cet acte. Et s’il en était autrement ? Et si, justement, le fait d’avoir peur de passer à l’acte n’était pas la confirmation que mon inconscient SAIT, sans aucun doute, qu’un changement majeur voulu par ma supraconscience débouchera de cette action ?

Souvent, j’ai résumé ce phénomène par ce principe : ce que j’ai le plus peur de faire est ce dont j’ai souvent le plus besoin pour évoluer…

Vous voulez un exemple concret ? Si vous faites, depuis plusieurs années, un boulot alimentaire, il se peut qu’à un moment donné, vous ayez l’intuition que vous devez absolument quitter cet emploi pour vous investir dans une carrière dans le domaine social. Mais quitter la sécurité d’un emploi stable pour s’aventurer dans le domaine social peut vous faire très peur, alors que vous savez que vous avez le bon profil. Cette peur est donc irrationnelle. Et si justement, cette peur n’était pas le signe que vous devez vous engager sur cette voie si vous voulez vivre pleinement votre légende personnelle ?

Un autre exemple, plus ponctuel ? Depuis des mois, vous vous sentez envahi(e) par vos parents qui, à tout bout de champ, s’ingèrent dans votre vie familiale et conjugale, critiquant sans arrêt votre façon d’éduquer vos enfants, d’aménager votre maison, de gérer votre budget… Vous sentez qu’il serait bon que vous les remettiez à leur place en posant vos limites très clairement. Mais ça vous fait très peur ! Cette peur ne serait-elle pas le message venant de votre inconscient pour vous confirmer que, si vous posez cet acte, de véritables changements profonds seront au rendez-vous ?

Je vous encourage vraiment à faire cet exercice avec le plus d’honnêteté possible. Souvenez-vous. Ce dont nous avons le plus peur est souvent ce dont nous avons le plus besoin. Alors, au travail. Et courage ! Vous verrez, vous ne le regretterez pas.

Quant à moi, je vous donne rendez-vous pour un quatrième conseil pratique pour devenir alchimiste de votre vie.

LAISSEZ VOS COMMENTAIRES, VOS QUESTIONS, VOS TÉMOIGNAGES

Mon vœu le plus cher, c’est que vous laissiez, sous cet article, des références de livres ou d’articles, des études, des enseignements qui viennent compléter, enrichir les propos tenus. Je vous invite aussi à partager les bénéfices que vous avez retirés de la lecture de ce texte. Pour que les autres visiteurs de ce blog soient nourris à leur tour, non seulement par mes écrits, mais aussi et surtout par vos apports.

PETITE ASTUCE POUR PUBLIER VOTRE MESSAGE DANS DE BONNES CONDITIONS

Pour publier votre message, rendez-vous tout en bas de cette page (sous les messages des autres visiteurs de ce blog). Une fois que vous avez rédigé votre texte, vous devez obligatoirement laisser votre nom (ou votre pseudonyme), votre adresse courriel, mais vous devez aussi répondre à une question de simple calcul, en inscrivant la réponse du calcul en chiffre ! Ce petit dispositif a été installé afin de vérifier que vous n’êtes pas un robot venant polluer mon blogue.

1Commentaire
  • Serge Meunier
    Publié le 12:36h, 25 décembre Répondre

    Soir du 25, je continue le chemin.
    Il se trouve que je suis en plein dans une peur concernant ma vie professionnelle. Soit je n’agis pas pas et je serai frustré, soit j’agis et je prends le risque d’un refus…

    Il y a des arguments « objectifs » à cette seconde hypothèse. Or je sais pouvoir être persuasif ; il faut pour cela que je développe l’attitude correspondant à ce qui a émergé lors de l’exercice correspondant au deuxième conseil. Cette attitude est là, en germe. Faire en sorte qu’elle grandisse, c’est comme si je parlais d’un enfant timide qu’il faut encourager…

Écrire un commentaire

Veuillez résoudre *